Polar

Temps Glaciaires de Fred Vargas : Plongée passionnante au coeur de la Terreur !

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51yIU3qxw6L._SX210_Amené à enquêter sur le suicide d’une vielle dame, le commissaire Adamsberg développe rapidement des doutes. Quel est ce symbole étrange retrouvé près de la victime ? Et que contenait la lettre envoyée une semaine plus tôt à un destinataire inconnu ? Quel rapport entre cette vieille affaire de double meurtre sur une petite île en Islande dix ans plus tôt et ce groupe de férus d’Histoire recréant les plus célèbres discours de Robespierre pendant la Terreur ? Lorsque les meurtres au symbole se multiplient, les interrogations d’Adamsberg augmentent. Dans quel complexe affaire s’est-il lancé ?

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Temps Glaciaires est mon tout premier Vargas. On m’avait bien vendue la plume de l’auteur et la sortie dans une jolie édition de noël de son dernier roman poche était l’occasion de me lancer.

Je m’y suis donc plongée pendant mes vacances et j’en ai beaucoup apprécié la lecture. Vargas offre une histoire très originale qui réunit deux univers tellement distincts que l’on aurait jamais cru les voir un jour réunis dans une même intrigue. Et le tout fonctionne vraiment très bien.

– Qu’est-ce qu’on va foutre en Islande ? Si tant est que ce pays existe ?
– Semer la graine de la Révolution ?
– C’est une idée, acquiesça Adamsberg. Emporte les écrits du siècle. Cela nous tiendra compagnie quand la brume nous aura emprisonnés sur l’îlot.
– Nous déclamerons.
– Pour l’Egalité, pour la Liberté. En crevant de froid.
– Exactement.

Je me suis prise de passion pour la partie sur Robespierre au point de vouloir en savoir plus sur ce fort personnage historique, tout ça grâce au talent de Fred Vargas pour nous emporter totalement dans son univers. C’est osé, bien imaginé et on dévore les pages les unes après les autres.

Autre point fort de ce roman : les personnages. Charismatiques, avec des personnalités fortes et variées, amenant des situations parfois rocambolesques. Ma préférence va à Danglard et ses connaissances incroyables sur tout et n’importe quoi, j’ai également beaucoup aimé Adamsberg, grande gueule, un peu bourrin, c’est une figure de force dans le roman et j’ai vraiment hâte de le retrouver dans les autres romans de l’auteur que je vais m’empresser de lire.

La mémoire du commandant Danglard, confirma Adamsberg, est un abîme surnaturel où mieux vaut ne pas mettre les pieds.

Ne cherchez pas plus longtemps et tentez Temps Glaciaires, un roman idéal pour s’évader !

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Disney·Films

Vaiana, Un petit Disney comme on les aime

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MV5BMjI4MzU5NTExNF5BMl5BanBnXkFtZTgwNzY1MTEwMDI@._V1_SY1000_CR0,0,674,1000_AL_Il y a 3 000 ans, les plus grands marins du monde voyagèrent dans le vaste océan Pacifique, à la découverte des innombrables îles de l’Océanie. Mais pendant le millénaire qui suivit, ils cessèrent de voyager. Et personne ne sait pourquoi…
Vaiana, la légende du bout du monde raconte l’aventure d’une jeune fille téméraire qui se lance dans un voyage audacieux pour accomplir la quête inachevée de ses ancêtres et sauver son peuple. Au cours de sa traversée du vaste océan, Vaiana va rencontrer Maui, un demi-dieu. Ensemble, ils vont accomplir un voyage épique riche d’action, de rencontres et d’épreuves… En accomplissant la quête inaboutie de ses ancêtres, Vaiana va découvrir la seule chose qu’elle a toujours cherchée : elle-même.sans-titre-12

Un petit film pour changer, entre deux petits livres, c’est toujours agréable. Et le cinéma, c’est un peu une seconde passion. J’avais envie de vous parler de mon dernier visionnage, légèrement en retard, mais mieux vaut tard que jamais, Vaiana (ou Moana en VO).

Cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir ce Disney et je ne regrette vraiment pas l’attente. Le dépaysement est total dès les premières secondes du film. C’est beau, coloré, exotique, prenant. Les musiques sont superbes, riches de chants traditionnels et d’éléments plus modernes.

Quant à l’histoire, si le pitch est assez simple, il reste efficace. Porté par de nombreux personnages hauts en couleur (The Rock qui double Maui est absolument parfait !), et une bonne dose d’humour, Vaiana est un Disney à voir absolument, que l’on soit adulte ou enfant. La recette fonctionne et donne envie de revoir le film dès la fin de celui-ci.

Après avoir comparé VO et VF, je vous suggère d’opter pour la première option. Les chansons françaises étant vraiment horribles par rapport aux originales. Petit exemple avec la chanson phare du film :

EN VO :

EN VF :

Aïe. Ca pique hein. Dites vous que c’est comme ça pour TOUTES les chansons ! Un sens totalement différent et des paroles peu harmonieuses avec le thème musical. Alors prenez votre DVD et mettez la VO, je vous garantis que vous ne serez pas déçus !

Succès total pour Vaiana qui s’inscrit déjà comme un classique du studio !

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Fantastique

Docteur Sleep : Bon livre mais mauvaise suite

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Danny Torrance, le petit garçon, qui, dans Shining, sortait indemne de l’incendie de l’Hôtel Overlook, est devenu un adulte. Alcoolique et paumé comme l’était son père, il est maintenant aide-soignant dans un hospice où, grâce aux pouvoirs surnaturels qu’il n’a pas perdus, il apaise la souffrance des mourants. On le surnomme Docteur Sleep. Lorsqu’il rencontre Abra, une fillette de 12 ans pourchassée par un étrange groupe de voyageurs, Danny va retomber dans l’horreur. Commence alors une guerre épique entre le bien et le mal…

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Ayant adoré Shining, j’avais hâte de découvrir ce roman, considéré comme sa suite et qui mettait en lumière, le petit Danny que l’on avait suivi tout le long de la tragédie de l’hôtel Overlook.

Docteur Sleep se lit bien grâce à une intrigue prenante, des personnages auxquels on s’attache et une tension bienvenue tout au long de la lecture. L’histoire d’Abby et de Dan qui suit bien trop les traces de son père est bien ficelée et pleine de rebondissements. Le duo est efficace et donne lieu a des scènes fortes en émotions. Les Vrais, quant à eux, sont des gens surprenants et j’aurais aimé en savoir plus sur leur histoire et leurs origines. Mr King, si vous décidez d’en faire un livre, j’achète !

L’esprit est un tableau noir. L’alcool, la brosse à effacer.

Mais paradoxalement, si Docteur Sleep est un bon roman c’est une très mauvaise suite. On y perd tout ce qui faisait le génie de Shining. L’histoire développée par King est bonne, mais pas aussi complexe ni aussi poussée. On passe trop vite sur des éléments qui sont pourtant captivants. Dommage lorsque l’on constate les nombreux passages longs et sans intérêt qui composent ce roman et qui auraient largement pu être coupés.

Si on laisse de côté cette notion de suite, le seul véritable point noir de Docteur Sleep est sa fin. Trop rapide sur certains points, trop lente sur d’autres, elle laisse un sentiment en demi-teinte. King aurait largement pu réduire son récit afin de garder pleine, la tension qui s’évapore à tout vitesse, telle la Vapeur nécessaire aux Vrais.

Elle se disait que les choses ne pouvaient pas être pires mais elles peuvent toujours le devenir et bien souvent, elles ne s’en privent pas.

Si vous décidez de lire ce roman (bien vous en prendra), ne lui en demandez pas trop, vous passerez ainsi un bon moment, car finalement, c’est tout ce qu’on veut en le lisant.

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Polar

Coup de coeur Polar : Tu Tueras le père

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9782221146743Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…sans-titre-12

Le résumé met tout de suite dans l’ambiance : disparition d’enfant, meurtre sauvage, le temps joue contre nos deux personnages principaux et l’enquête s’annonce difficile. D’autant que le suspect n’est pas celui que l’on croit et qu’il faudra la jouer discret sans soutien policier.

Efficace dans sa narration, Tu tueras le père accroche très rapidement grâce, notamment, aux personnages : une pincée de salaud, deux bons traumatisés de la vie et un grand méchant dont la présence est aussi effrayante que malaisante, il y a de quoi faire.

– Mais tu n’as pas besoin de dormir ?
– Je connaissais un type qui ne dormait jamais, répondit Dante.
– Et comment il a fini ?
– On lui a tiré une balle dans la tête, maintenant il dort un peu trop.

Quant à l’intrigue, si elle commence assez classiquement : un crime, un suspect, des preuves qui semblent toutes le condamner, on se rend compte rapidement de sa complexité. Car manque de bol pour l’un de nos deux héros : personne ne croit à sa théorie. Et si on se range plutôt rapidement de son côté, c’est loin d’être le cas pour sa coéquipière de choc.

Rarement un polar aussi gros aura été aussi bon ! J’ai adoré cette lecture ! Pas de temps mort, de nombreux rebondissements et une grosse révélation finale, il y a de quoi faire. J’attends désormais avec impatience de découvrir d’autres aventures de Dante et Colomba.

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9782221146743 9782221197462sans-titre-12

Ados·Ados et Young Adult·Fantastique·Lumen éditions

La Voleuse de Secrets tome 1 : Pitch prometteur pour lecture décevante…

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51fc-ga-6vlFervente lectrice, passionnée d’escrime, Gianna visite pour la première fois l’Athenæum, l’une des plus anciennes bibliothèques de Boston, accompagnée de ses deux meilleurs amis, quand elle remarque le comportement étrange d’un mystérieux jeune homme. L’inconnu finit même par se volatiliser presque sous ses yeux, penché sur un volume des Plus Belles Bibliothèques du monde. Lorsque Gia s’approche à son tour de l’ouvrage, elle se retrouve transportée de l’autre côté du globe, à Paris, dans une magnifique salle de lecture dont une bête menaçante arpente les rayons…

Bestiaire fabuleux, objets magiques, voyage entre les univers… Jamais plus vous ne regarderez un vieux livre poussiéreux du même œil ! Avec La Voleuse de secrets, Brenda Drake vous entraîne à la suite de Gia dans une quête initiatique périlleuse et riche en révélations.

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Des livres, une héroïne qui peut voyager en plongeant à l’intérieur, du mystère, de la magie, il n’en fallait pas plus pour m’intriguer !
Lumen est un éditeur que j’apprécie et que  je supporte depuis leur débuts. J’aime leurs choix éditoriaux, la variété de leur titre et je suis rarement déçue par mes lectures. Mais il faut bien que, par moment, certaines lectures accrochent moins que d’autres. Et, cette fois, malgré une couverture magnifique et un pitch prometteur, la sauce n’a pas prise.

La faute à une héroïne irritante, une écriture fade et à une référence bien trop flagrante de Mortal Instruments. Dès les premières pages, j’ai eu du mal. Les descriptions ne sont pas claires et l’héroïne est bien trop peu originale pour se démarquer des autres personnages. Ne parlons pas non plus de l’intrigue amoureuse dévoilée avant même que ne le soit la principale. Arrivera-t’il ce jour où les auteurs de YA comprendront qu’une fille n’a pas besoin de rencontrer un beau brun ténébreux pour que leur livre soit intéressant ? Qu’une relation amoureuse, c’est bien, mais uniquement quand elle sert l’intrigue et ne prend pas le dessus sur cette dernière ?

La colère m’échauffait les joues. Tout à coup, j’ai senti une vibration dans mon ventre, qui s’est propagée à mon dos. Ma main a tremblé à son tour et des étincelles ont jailli de mes doigts.
“Mostrami la verità” ai-je dis.
Et, telle une plante qui émerge de terre, une sphère argentée s’est élevée au dessus de ma paume.

Refroidie par ces deux éléments, j’ai quand même tenue à continuer la lecture, motivée par une quatrième de couverture alléchante. Mais rien n’y a fait, malgré toute mes tentatives répétées. Je n’ai pas accroché à ce roman. Et quand les ressemblances à Mortal Instruments ont commencées à devenir trop flagrantes, j’ai décidé d’arrêter là.

La Voleuse de Secrets n’aura donc pas réussi à m’attirer dans son univers et j’en suis vraiment déçue. Il n’en reste pas moins qu’il plaira sans aucun doute aux amateurs du genre !

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