Shôjo

Ludwig Revolution, quand les contes de notre enfance deviennent morbides

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Il était une fois un prince se prénommant Ludwig. Par sa beauté et son esprit tout le monde s’accordait à le considérer comme le meilleur parti qui soit. Tout charmant qu’il fut, Ludwig se cherchait donc une fiancée à la hauteur de son parti. Ainsi, sur les conseils de son père, il partit en voyage à la recherche d’une princesse tout aussi charmante que lui. Dans sa quête pour trouver l’Amour, la première prétendante qu’il rencontra fut Blanche, une jeune fille à la peau pâle comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et au cœur noir comme l’ébène…

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Appréciée pour ses manga aux ambiances noires, Kaori Yuki ne pouvait pas nous faire plus plaisir avec Ludwig Revolution (Ludwig Kakumei). Dans ces recueils d’histoires courtes, la mangaka offre sa vision morbide et comique des contes de Grimm mais aussi de Perrault et de Ma mère l’Oye. Dans cette série qui ne ressemble à aucun autre, Kaori Yuki casse l’image des contes de Princesses pour se rapprocher de l’ambiance originale de ces histoires connues de tous. Ludwig est un anti-héros qui charme par son côté prince malchanceux et ténébreux.

Le lecteur le remarquera rapidement, la première histoire de la série est sensiblement différente des autres. Alors que Kaori Yuki ne pensait pas faire de Ludwig une véritable série, elle offre une histoire noire où le prince commet un meurtre et se déclare nécrophile (un point que Kaori Yuki changera par la suite). Chose rare chez la mangaka, Ludwig Revolution se termine sur une fin ouverte. Kaori Yuki l’explique en avouant le désir de reprendre son titre un peu plus tard mais étant dans l’obligation de prendre un congé maternité pour la naissance son fils en 2007. Désir comblé en 2013 avec la parution du premier tome de Ludwig Fantasy.

Kaori Yuki ne vole pas son titre de reine du shôjo. Peu importe le sujet, elle réussit des merveilles scénaristiques. En passant de Angel Sanctuary (mythologie biblique) à Fairy Cube (fantasy) et de God Child (une œuvre policière au XIXe siècle) à Néji (science-fiction), il n’y a pas un seul sujet qui lui résiste.

Lorsque la pub pour la sortie du premier tome de Ludwig est parue, je connaissais la mangaka depuis un moment. Je venais de finir God Child et j’attendais impatiemment un nouveau titre. Quand j’ai appris que le sujet que Kaori Yuki avait choisi était une adaptation des contes de Grimm, connaissant la dame, je m’attendais à du lourd ! Et je n’ai pas été déçue.

Chacun de nous a été bercé par les contes de Grimm (édulcorés pour certains), Blanche neige, Cendrillon, Rapunzel, toutes ces princesses au destin si particulier. On ne peut pas dire que les contes soient heureux. Souvent glauques, Kaori Yuki n’hésite pas à les rendre totalement morbides.

Ludwig, disons-le, est l’un des personnages les plus charismatiques et les plus étranges de la mangaka. Amateur de grosses poitrine, égoïste, mais toujours prêt à aider les demoiselles (encore plus, si celles-ci ont été bien dotées par la nature). Je crois n’avoir jamais autant aimé un des personnages de Kaori yuki comme Ludwig.
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Mangaka : Kaori Yuki / Nombre de tomes : 4 (6,99€ – Fini) / Anime : Non

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