Histoire

La nuit du Titanic

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9782290049280FS

Titre : La Nuit du Titanic
Auteur : Walter Lord
Publié en: 1955 (USA) / 1958(France) 
Genre : Document, histoire
Editeur :  J’ai lu
Nombre de pages : 239
Prix : 

Du même auteur : Les secrets d’un naufrage

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(6) énorme coup de coeur (yo)14 Avril 1912, 23h40. Sur le plus luxueux paquebot du monde, la soirée s’achève, les passagers du Titanic regagnent leurs cabines. Dans la fastueuse salle à manger des « premières classes », jamais l’atmosphère n’a été plus gaie, les femmes plus belles, les hommes plus élégants.
Peu à peu, les lumières s’éteignent. Seuls quelques bridgeurs s’attardent au fumoir. Sur la passerelle, le premier officier Murdoch prend son quart. La mer est calme, le ciel limpide… Quelques secondes plus tard, le Titanic heurte un iceberg. Avant l’aube, mille cinq cents personnes auront péri dans les flots glacés de l’Atlantique Nord.
Pour reconstituer cette nuit d’épouvante heure par heure, minute par minute, Walter Lord a retrouvé et interrogé les survivants du drame, les familles des victimes, tous ceux qui furent mêlés au naufrage. Au terme de cette minutieuse enquête, il est parvenu à remonter le temps: nous sommes sur le Titanic….
  

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Le Titanic, c’est une passion, une obsession, depuis toute petite. Il y a quelques temps, alors que je cherchais des livres sur le sujet, Cyril, un passionné lui aussi,, m’a gentiment offert La Nuit du Titanic de Walter Lord, un livre très difficile à trouver aujourd’hui.
Je me suis donc mise à la lecture de cet ouvrage la semaine dernière, et, pendant trois jours j’ai passé mon temps avec les passagers du paquebot de rêve.

Le livre est une sorte de compte rendu d’enquête à lui tout seul. Walter Lord n’écrit pas un roman, il écrit la vraie histoirecelle qui a vraiment eu lieu, en récoltant les témoignages des passagers rescapés. Du moins, il tente de faire en sorte que cela soit le plus proche possible de la vérité, car il y a toujours une part de propos qui ne peut être vérifiés et il le précise d‘ailleurs dans son ouvrage. On lit ces témoignages comme si on lisait un roman, Walter Lord a un talent pour la narration, c’est indéniable.

Dans cette nuit d’avril, bien d’autres choses disparurent : le plus grand paquebot du monde, tout son chargement et, surtout, 1 502 personnes.
Ce fut aussi la fin de nombre d’anciennes habitudes. A compter de cette date, aucun capitaine ne lancerait jamais plus son navire dans la nuit, sur une mer jonchée de glaces, sans précaution, mettant une confiance aveugle dans quelques tonnes de tôle et de rivets. Désormais, on prendrait au sérieux les messages avertissant de la présence de glaces. On n’hésiterait plus à faire des détours, à ralentir. Personne ne croirait plus au mythe du navire insubmersible.

Nous n’y pensons pas forcément, mais le Titanic, sa catastrophe, qui, aujourd’hui encore, nous parait si proche approche bientôt du centenaire. Le fait de pouvoir lire des témoignages de gens qui sont décédés aujourd’hui (la dernière rescapée encore vivante du naufrage, est décédée cette année) est une chance merveilleuse, un trésor à lui seul.

C’est bien pour cette raison que je pense que ce livre devrait être réédité à plus large mesure. Ne plus pouvoir se le procurer, c’est oublier le drame qui s’est joué le 14 Avril 1912 à 2H20, c’est oublier toutes ces vies perdues, oublier tout ce que représentait, et représente encore maintenant, le paquebot. En clair, c’est quelque chose qui ne doit pas arriver.

Ce qui frappa le plus le public, ce fut moins la tragédie en elle-même, ou son inutilité, que l’espèce de fatalité qui semblait se manifester dans tous les détails. Si, ce dimanche-là, le Titanic avait tenu compte d’un seul des six messages l’avertissant de la présence de glaces flottantes ; si les glaces n’avaient pas dérivé tellement au sud ; si la mer avait été mauvaise ; s’il y avait eu du clair de lune ; si l’iceberg avait été aperçu quinze secondes plus tôt ou quinze secondes plus tard ; si le paquebot l’avait heurté sous une autre angle ; s’il y avait eu des cloisons étanches un pont plus haut ; s’il y avait eu assez de canots de sauvetage à bord : si le Californian était venu à son secours… Si seulement un seul de tous ces « si » avait été réalisé, on n’aurait probablement déclaré aucune mort. Mais tous les « si » avaient joué contre le Titanic.

En lisant ces témoignages, on se sent proches des passagers, comme si nous étions nous-mêmes embarqués sur le Titanic. On ne lit pas la catastrophe, on la ressent. Mais si on se sent proche des vaillant gentlemen de première classe qui ont sauvés des tas de personnes et qui on périt sur le bateau, on se sent surtout proche des troisièmes classes et des ouvriers, premières victimes, souvent oubliées par l’histoire.
Quel honte de voir que les troisièmes ;classes étaient enfermés sur leur pont, que personne parmi les stewards ne s’est souciés d’eux.
On se rend d’ailleurs compte en lisant ce livre de la société de l’époque, extrêmement discriminatrice mais considérée comme normale, jusqu’au naufrage.
On voit que la catastrophe du Titanic a réveillé les consciences et a permis à de nombreuses vies, par la suite, d’être sauvées.

Il est intéressant aussi de lire que l’un des passagers du paquebot avait prédit sa propre mort sans le savoir. Il s’agit de William Steed, qui dans « Du vieux monde au Nouveau Monde » décrivait le naufrage du Majestic, qui avait percuté un iceberg. Ce paquebot appartenait à la White Star Line et, était commandé par…… le capitaine Smith. Un autre écrivain décrivait, lui aussi, une histoire très (trop?) ressemblante à celle du Titanic. Il s’agit de l’écrivain Morgan Robertson, qui avait écrit un livre intitulé Futility en 1898. L’histoire décrivait le naufrage du Titan, un paquebot immense, considéré comme le plus luxueux et le plus grand. Ce paquebot dont les caractéristiques sont vraiment très proches de celles du Titanic connaissait également un naufrage dramatique.

Mais il n’y a pas de grands évènements sans légendes ; si elles contribuent à perpétuer le souvenir d’actes de bravoure et de désintéressement, pourquoi les condamner ?

Le livre, édité par J’ai lu, se lit très vite. D’une parce qu’il est écrit très gros, de deux parce qu’il est tellement passionnant qu’il est difficile d’en décrocher, tout comme la couverture d’ailleurs.
La nuit du Titanic est sans doute l’ouvrage à considérer comme de référence sur le sujet devant sa richesse de détails et d’informations, tant sur le naufrage que sur l’après. On verra ainsi qu’il a eu un impact important sur les mœurs de la société de l’époque.

Si vous arrivez à mettre la main dessus, je vous le conseille très fortement si le sujet du Titanic vous intéresse.
Merci à Cyril en tout cas, qui m’a permis de pouvoir découvrir ce livre que je désespérais de trouver un jour. Merci de m’avoir permis de lire ce petit bijou sur le sujet et d’avoir épancher, un tout petit peu ma soif de savoir sur notre paquebot.

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Après la découverte du Titanic en 1986 par Robert Ballard, Walter Lord écrit une suite à La nuit du Titanic. Intitulée Les Secrets d’un naufrage, le livre revient sur les nouvelles révélations qu’apportent les découvertes de Ballard. Walter Lord y fait alors un nouveau point sur l’Histoire du paquebot.

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