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Le Sang du Christ

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Roman---Le-Sang-du-ChristTitre : Le Sang du Christ (Le livre du mal)
Auteur : Fréderic Mars
Publié en: 2010 (France) 
Genre : Thriller
Editeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 490
Prix : 22.21€
Du même auteur : Non-Stop, Le manuel du serial-killer, Les écriveurs, …

Découvrez-le !

(6) Coup de coeur (yo)An 30 de notre ère, 6 jours avant la Pâque juive.
Dans une ferme située à proximité de Jérusalem, un homme est sacrifié selon le rituel de l’agneau pascal. Mais sur son front, on peut voir un triangle isocèle, marqué au fer, et à côté du cadavre calciné, une poterie égyptienne. Ce mort, c’est Jean de Gamala, héritier légitime du trône de David, usurpé par Hérode avec l’appui de Rome.
Soupçonné du crime, son frère Jacques le scribe tente de démasquer par lui-même le meurtrier. Aidé de sa nièce Sara, il piste l’assassin qui ensanglante la Judée, alors qu’un autre aspirant au titre de roi des Juifs provoque les autorités juives  et romaines : un certain Jésus de Nazareth.
De Qumran à Magdala, d’initiation en découvertes, Jacques et Sara vont pourchasser jusqu’au pied de la Croix celui qui se révélera être… le premier tueur en série de l’humanité !

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La première chose qui attire l’œil dans Le Sang du Christ, c’est, bien entendu, sa couverture. Dérangeante, envoûtante, intrigante, elle ne laisse pas indifférent. Aguicheuse serait d’ailleurs le meilleur terme pour la qualifier. Car oui, c’est qu’elle aguiche cette couverture. Elle nous charme, nous fait les yeux doux et nous lance, sur un ton désinvolte un petit «ouvre-moi!». Comment résister avec ça?

Mais le titre de Frédéric Mars n’a pas qu’une belle couverture, ça non! Le Sang du Christ n’est pas une réécriture de la vie de Jésus, mais «une vision de ce que les évangiles n’ont pas écrits» (dixit l’auteur). Amenant une nouvelle approche de l’histoire de Jésus, il faut cependant bien prendre en compte que le livre n’est qu’une oeuvre de fiction. Et une fiction très bien menée! Suivant l’enquête de Jacques et Sara, qui suite à la découverte macabre dans la grange et une trahison de l’aîné de la famille, ont du fuir la ferme familiale, le lecteur est entraîné dans des événements qui s’enchaînent à toute vitesse.

Car il ne reste que 6 jours avant la Pâque et il semble bien que le corps découvert à Béthanie n’était qu’un début. Si le lecteur aura un peu de mal à rentrer dans l’histoire dans les premières pages, il sera vite happé par une action et des descriptions alléchantes avant de participer à la résolution du grand mystère du livre : quel rapport entre les meurtres en série des fils de Judas de Gamala et celui que l’on appelle le Messie?

Ce thriller sur fond historique est un véritable délice du début jusqu’à la fin. Rien ne se laisse deviner avant que l’auteur le décide, et les hypothèses mis en place par le lecteur sont foison. Finalement, plus que le mystère derrière le mythe, c’est l’homme qui est mis en avant dans Le Sang Christ. Le véritable méchant n’est jamais celui que l’on croit et le chemin vers la vérité conduit finalement bien plus près que l’on aurait pu le croire. De quoi ravir les lecteurs du livre, sans pour autant choquer les croyants qui n’y verront aucune atteinte au Fils du Père.

Frédéric Mars nous fait voyager dans une Israël riche et enivrante qui nous attire toujours plus à chaque nouvelle page. Sans être lourde, la plume de l’auteur ravit le lecteur. S’il est tout d’abord spectateur, il deviendra vite, lui aussi, un acteur de la résolution de l’enquête de Jacques et Sara, deux personnages dont l’on se sent de plus en plus proche.

Peu nombreux, voire inexistants sont les défauts du Sang du Christ. Contant des événements parfois très violents, il n’en tombe pas pour autant dans le choquant ou le gratuit. Tout a un but, rien n’est laissé au hasard. Tout comme la fin qui, finalement, n’en est pas une. Première pièce d’un «puzzle qui devrait en compter trois», Le Sang du Christ verra une suite sortir dans le courant de l’année 2011. Nul besoin de préciser que nous l’attendons avec impatience…

55454Quelques citations :

«Le tabouret avait chu comme une colombe s’envole, presque sans un bruit, juste un souffle. Ils n’avaient rien vu partir, et ne purent retenir le corps de la jeune femme qui s’affalait pourtant au ralenti.
Jacques passa derrière elle et la soutint tant bien que mal. Sur sa tunique, les deux plaies sommairement pansées avaient posé une empreinte de sang frais. Une troisième tache avait fleuri plus bas entre les jambes jointes de Sara. Maintenant, sa nièce n’était plus tout à fait une enfant.» – p120

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« L’homme à la capuche s’était attribué la place d’honneur, à l’extrémité de la table. Jésus siégeait à sa gauche, Marie à sa droite, Joseph et Claudia de part et d’autre, et le reste des convives avait investi au hasard les tabourets vacants.
C’est alors qu’il abaissa la capuche qui couvrait constamment son visage.» – p385

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