Fantasy

Le Sang des Ambrose

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Roman---Le-Sang-des-AmbroseTitre : Le Sang des Ambrose
Auteur : James Enge
Publié en: 2009 (USA) / 2010 (France)
Genre : Fantasy
Editeur : L’Atalante
Nombre de pages : 512
Prix : 24€

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(3) Pas accrochée (yo)Derrière la vie du roi se tient le Protecteur. Derrière le Protecteur son Ombre est aux aguets… Le jeune roi Lathmar est convaincu de sa disparition prochaine. Entre la mort suspecte de ses parents, l’armée privée de son oncle le Protecteur du Trône et les purges successives parmi ses proches, seule sa lointaine aïeule Ambrosia Viviana dresse un dernier rempart contre l’usurpateur. Sauf à faire appel au frère d’Ambrosia, l’imprévisible Mor­lock Am­bro­sius, maître Faiseur, sor­cier, bretteur et redoutable ivrogne. Et sauf à décou­vrir et vaincre, der­rière le Pro­tecteur, le mys­té­rieux ma­rionnettiste qui jongle avec l’âme de ses proies et se prépare à dévorer l’empire.

55454Première partie du cycle Morlock the Maker (ou Morlock le Faiseur), Le Sang des Ambrose nous présente la famille Ambrosii, maudite et déchue d’un empire qu’elle va tout faire pour récupérer.

Avec un pitch prometteur, une édition soignée et des personnages apparemment hauts en couleur, voilà un titre qui ne devrait pas décevoir. Et pourtant, impossible d’être réellement transporté par le premier roman de James Enge. Comme on le dit si bien, l’habit ne fait pas le moine…

Si l’histoire débute bien et entraine dans une ambiance de complot, de danger et de trahison, on se rend vite compte que l’intrigue tourne en rond. Peu d’avancée pendant la première partie du roman endort quelque peu sans marquer les esprits plus que ça. Les explications du narrateur sont décousues et empêchent également de parfaitement visionner les scènes du livre.

Et si Morlock Ambrosius, personnage fort en gueule et imposant se révèle le pilier du roman, il en est bien le seul intéressant. Le roi Lathmar n’est apprécié que pour son jeune âge, l’handicapant en le confrontant à des soucis trop grands pour lui ; Ambrosia agace de par sa vulgarité, son orgueil mal placé et son manque de coeur et les autres personnages n’ont pas suffisamment de personnalité pour marquer les esprits.

Du côté du méchant, c’est la même chose. Présenté comme un personnage terrible et malfaisant, Urdhven, le Protecteur est grotesque, faible et trop facilement tuable par Morlock. Rien n’attire chez lui et même ses évolutions les plus terrifiantes n’amène aucun sentiment de peur ou de méfiance.

La lecture du Sang des Ambrose se révèle peu intéressante au point que l’on décroche bien trop rapidement à l’histoire de James Enge. Dommage quand on lit les aventures de Morlock et des Tueurs du Soleil qui envoûte bien plus que l’histoire principale. Un roman de cette aventure bien trop courte aurait plus chamboulé le lecteur que celle de la reprise du château d’Ambrose.

Pour le premier tome d’un cycleLe Sang des Ambrose déçoit et ne donne pas vraiment envie de lire les deux autres tomes. Car bien que le livre soit un one shot (comprenez volume unique), si l’auteur ne corrige pas ses faiblesses pour les deux prochains livres mettant en scène Morlock, on trouvera dommage de ne pas offrir à un personnage si intéressant, des intrigues de qualité.

55454Quelques citations :

“ Il coula un regard entre les planches de la ridelle. Morlock apparaitrait-il par magie dans la nuit, ce qu’il était censé faire dès qu’on prononçait son nom ? Serait-il bossu et tout tordu comme l’affirmaient les légendes ? Ses indomptables serviteurs l’accompagneraient-ils ? Sa main, d’avoir tant répandu la mort, serait-elle vraiment écarlate ? ” – p25

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“ Il se montrait patient. Au contraire d’Ambrosia, il ne s’en prenait jamais à Lathmar. Mais il était imprévisible à un point terrifiant. Un jour qu’Ambrosia giflait le roi pour une bévue minime (il ne devait jamais se rappeler laquelle, mais le coup n’était rien – les filles de cuisine, naguère, le cognaient bien plus fort dans le seul but de se distraire), Morlock avait balancé sa soeur, sa soeur bien-aimée qu’il berçait chaque nuit tandis qu’elle parlait sans pouvoir s’arrêter, l’avait balancée contre le mur en lui fauchant les tibias pour la déséquilibrer. Lathmar s’était planqué dans un coin, s’attendant à ce que l’Homme noir s’en prenne ensuite à lui, mais il ne l’avait pas touché. Ambrosia s’était relevée avec un petit rire en disant : “Tu vas le ramollir, Morlock. Son problème, c’est qu’il n’a pas été assez battu.”

Morlock l’avait dévisagée de ses yeux pâles jusqu’à ce qu’elle se détourne. Elle ne frappa plus jamais Lathmar.” – p166

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