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Le Musée perdu

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9782749117539Titre : Le Musée perdu (The Amber Room)
Auteur : Steve Berry
Publié en: 2003 (USA) / 2010 (France)
Genre : Thriller Historique
Editeur : Le cherche midi (France) / Ballantine Books (USA)
Nombre de pages : 473
Prix : 27.90€

Du même auteur : Le Complot Romanov, Le Mystère Napoléon, La Prophétie Charlemagne, L’Héritage des Templiers, La Conspiration du Temple,…

Découvrez-le !

(4) Super (yo)Surnommée « la huitième merveille du monde », la Chambre d’ambre a été offerte en 1716 par le roi de Prusse au tsar de Russie. D’abord installée au palais de Catherine, près de Saint-Pétersbourg, elle fut ensuite dérobée par l’armée nazie lors de l’invasion de Leningrad, transportée à Königsberg, avant de se volatiliser en 1945. Cette disparition constitue l’un des plus grands mystères du monde de l’art. Malgré toutes les recherches des collectionneurs, historiens et chasseurs de trésors, elle n’a, en effet, jamais été retrouvée.

C’est à cette énigme que va être confrontée Rachel Cutler, juge à Atlanta, lorsque son père, un rescapé de Mauthausen d’origine russe, meurt dans d’étranges circonstances, laissant derrière lui les clés d’un secret qui l’a hanté toute sa vie. Sur les traces des oeuvres d’art volées par les nazis, Rachel va mener à travers l’Europe une quête à la fois historique, érudite et périlleuse qui va la conduire à affronter les nombreux mystères de la Chambre d’ambre.

55454Steve Berry est un auteur prolifique déjà bien connu chez nous pour sa série des Cotton Malone. Mais avant cette série de livres à succès, l’avocat à pondu un autre livre : Le Musée perdu.

Ce dernier raconte l’histoire de neuf personnages, tous liés de près ou de loin à la Chambre d’Ambre, cette majestueuse œuvre d’art perdue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Karol Borya, un rescapé de Mathausen à toujours eu la Chambre d’Ambre en admiration, au point de garder tous les articles publiés sur le sujet. A sa mort, sa fille, Rachel Cutler et son ex-mari Paul décide de reprendre sa quête là où le russe l’a stoppé. Au cours de leurs recherches, le couple devra affronter deux autres adversaire : Christian Knoll, acquéreur travaillant au service de Fellner et sa fille Monika, riche amateur d’art perdu ; et Suzanne Danzer, sa concurrente de longue date, au service d’Ernst Loring, amateur d’art également. Pour aller jusqu’au bout, le couple devra convaincre Wayland Mckoy, chercheur de trésor en quête de la Chambre lui-aussi, de les aider…
Un long périple les attend.

Le Musée perdu a de quoi attirer les lecteurs ! Une enquête palpitante mettant à l’honneur un trésor véritablement perdu (car oui, La Chambre d’Ambre existe bel et bien) sous fond d’Histoire avec l’utilisation des nazis, et de deux personnages tristement célèbres : Goering et Adolf Hitler.
Des éléments aussi passionnants que véridiques puisque Steve Berry s’appuie sur des faits historiques. De quoi rendre la quête de ses personnages plus intense encore et l’envie d’en savoir plus sur ces pièces d’ambre et leur destin, expliqué par l’auteur en annexe.

Au delà du sujet, Le Musée perdu s’offre des personnages extrêmement intéressants. Si Rachel Cutler agacera tout au long du récit par sa naïveté, son comportement gamin et son manque de jugeote (on se demande au final l’utilité d’un tel personnage au manque certain de charisme), la rivalité qui lie Christian Knoll et Suzanne Danzer est un plaisir à suivre. Sexe, haine et mauvais coups sont au programme. Ces deux personnages sont si charismatiques que l’on finit par s’y attacher même si l’on ne devrait pas.

Quant à Paul et Wayland, même si le premier n’est pas particulièrement utile, on apprécie de le voir se battre pour sa famille et de le voir tenter de gérer ce chamboulement énorme dans sa vie. McKoy est lui, un tel personnage que, comme l’auteur le laisse entendre lui-même, il lui faudrait sa propre série de livres pour pouvoir l’apprécier plus, tant on le voit peu.

On regrette également de ne pas voir plus Karol Borya en action. Sacrifié trop tôt, le personnage avait pourtant un potentiel énorme. Lui aussi mériterait un livre contant ses aventures d’après-guerre dont on ne doute pas qu’elles pourraient être palpitantes !

Le Musée perdu est un livre qui se lit bien et viteFluide, sa lecture est agréable. Tout dans l’ouvrage est destiné à en mettre plein la vue au lecteur et à le faire, lui aussi, succomber à l’envie de voir de ses propres yeux la Chambre d’Ambre.

Ne soufflant pas une minute, le récit brillamment mis en scène par l’auteur arrivera à son apogée lors d’une fin pleine de rebondissements tous aussi excellents les uns que les autres. On regretterait presque le destin tragique de certains personnages que l’on aurait aimé revoir évolué sous la plume de Steve Berry.

Que le titre soit une lecture découverte ou une continuité de lecture de Steve Berry, le lecteur sera suffisamment intrigué pour se plonger dans les autres publications d’un auteur au succès qui n’est plus à faire. De quoi se passionner également pour le dernier titre en date : Le mystère de Napoléon.

Steve Berry rentre dans les auteurs de thriller à lire au moins une fois dans sa vie et Le Musée perdu dans les livres passionnants à découvrir sans tarder !

55454Quelques citations :

« Goering se rua sur le soldat et le frappa violemment du revers de la main, en plein visage. Sa bague d’argent lui ouvrit la joue. Le sang se mit à couler.
« Arrosez-le ! » Vociféra Goering.
Borya retourna au tonneau et remplit sa louche alors que l’allemand prénommé Mathias se mettait à chanter :
« Mein Führer. Mein Führer. Mein Führer. »
Avec une énergie, une conviction croissante. Bientôt rejoint par ses trois camarades.
L’eau jaillit.
Goering ne disait plus rien. Il se bornait à contempler le spectacle sans cesser de rouler sa pierre d’ambre entre ses doigts.
Deux heures plus tard, Mathias mourut, enrobé de glace. Au cours de l’heure qui suivit, les trois autres Allemands succombèrent à leur tour.
Seul Goering avait parlé de la Bernsteinzimmer.
La Chambre d’ambre. » – p20

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« Elle arma le pistolet. Lui en appliqua le canon au creux de la nuque. Vaguement ébranlée par sa requête. Elle n’était pas comme Knoll-le-Sadique, elle ne prenait pas plaisir à tuer.
Puis elle haussa les épaules. Certaines choses devaient être faites, point final.
« Dasvidániya, camarade. » » – p209

Sans-titre-8

« Au-delà de cette porte, les Américains découvrirent quatre énormes cercueils. L’un s’ornait d’une couronne et de symboles nazis, avec le nom d’Adolf Hitler peint sur une face latérale, en toutes lettres. Les bannières de grands régiments germaniques recouvraient les trois autres. Plus un sceptre d’or et de pierreries, deux couronnes et des sabres d’apparat. Le tout bizarrement théâtral, comme un autel. Imaginez à quoi ces soldats ont pu penser ! Etait-ce le mausolée d’Adolf Hitler ? Non hélas, ce n’était pas le cas ! Les cercueils ne contenaient que les restes du Feldmarschall von Hindenburg, de son épouse, ainsi que de Frédéric le Grand et de Frédéric-Guillaume Ier.
Pointant la télécommande, Grumer relança la vidéo. L’image en couleurs montra la tombe souterraine. McKoy s’était rendu la veille sur le site afin d’y réaliser cette vidéo destinée à faire patienter son public. Grumer passa adroitement de ses généralités historiques aux travaux actuels, aux trois camions et aux cinq cadavres. L’assistance ne quittait pas l’écran des yeux. » – p309

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