Ados et Young Adult

Uglies… Et si la beauté était une malédiction ?

9782266159241

Titre : Uglies
Auteur: Scott Westerfeld
Publié en: 2007 (France)
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 434

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4.Bonne-pioche-

Dans le monde de l’extrême beauté, les gens normaux sont en danger. Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’Etat : une manipulation. Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?

Voilà un bouquin qui traînait depuis longtemps dans ma PAL. Pourtant, ce n’est pas l’envie de le lire qui manquait. Allez savoir ce qui me retenait de commencer Uglies. Mais voilà, je ne regrette pas une seule minute de l’avoir ouvert.

Partant d’une envie de me changer les idées en lisant de la young adult, un genre que j’apprécie mais que j’avais mis de côté pendant un moment, j’ai choisi Uglies pour son intrigue originale. J’étais alors loin de me douter de la vraie leçon donner par Scott Westerfeld.

Tally savait maintenant qu’à la Fumée les choses ne perdaient jamais rien de leur valeur. On ne les jetait pas ou on ne les donnait pas sous prétexte qu’elles étaient trop vieilles ou cassées. Tout était réparé, réassemblé, recyclé, et ce qui ne pouvait pas servir à l’un était échangé auprès d’un autre. Peu d’objets étaient donnés à la légère.
[…]
En ville, tout ce qu’elle désirait était presque aussitôt à sa disposition. Cependant, les objets de la ville étaient toujours jetables, remplaçables, aussi interchangeables que les T-shirt, blouson et jupe de son uniforme de dortoir. Ici, à la Fumée, les objets vieillissaient, au fil du temps, portant leur histoire sur eux, des petits chaos, rayures et autres déchirures.

Car l’auteur, en plus de développer une histoire captivante, réalise une mise en garde écologique en mettant en scène une population descendante de ces humains obnubilés par le pétrole. Les « Rouillés », comme on les appellent aujourd’hui, se sont tous fait exterminés par un virus contaminant l’or noir. Aujourd’hui, la terre est saine et la nature sauvegardée. Car désormais, les humains passent par deux stades : le Uglies (de la pré-adolescence à l’âge de 16 ans) et le Pretties (à partir de 16 ans) via une opération qui rend tout le monde beau et en pleine santé. Plus de jalousies, plus de guerre, les humains sont tous sur un pied d’égalité et passent leur vie, insouciants, à s’amuser et à se sociabiliser.

Sauf que, comme vous l’aurez compris, derrière cette jolie façade se cache une terrible vérité. Un secret qui va faire réfléchir sur cette « évolution » en apparence parfaite. Car certains Uglies, refusent de devenir Pretties et fuient. Tally Youngblood, une jeune fille qui n’a pour seul rêve, celui de devenir Pretty, va faire l’étrange découverte de ces populations qui désirent rester Uglies à jamais. Et ce qu’elle va découvrir va bouleverser son existence.

La nature n’avait pas besoin d’une opération pour être belle. Elle l’était, tout simplement.

Haletant, Uglies se lit vite et surprend. Si on accroche peu au début, l’appréciation du titre se fait croissant. Ainsi, je vous conseille vivement de vous procurer les deux premiers tomes d’un coup. Car la fin de ce premier opus va créer un manque, une envie déchirante de connaitre la suite des aventures de Tally Youngblood.

En plus de son intrigue, Uglies propose une jolie palette de personnages très bien construits. Si Shay est insupportable, Tally surprend par sa bravoure. L’occasion de suivre un personnage qui évolue et grandit tout au long du récit est une expérience toujours plaisante. Quant aux lectrices, nul doute qu’elles flasheront, comme je l’ai fait, sur le beau David, jeune homme sauvage et doux (même si j’ai beaucoup aimé aussi le peu de Croy que l’on ai vu. J’attends encore beaucoup de ce personnage).

– Mais comment vivent les gens là-bas, Shay ? Comme les Rouillés ? En brûlant des arbres pour se chauffer, en enfouissant leurs détritus partout ? C’est mal de vivre dans la nature. Sauf si tu as l’intention de te comporter comme un animal.
Shay secoua la tête en soupirant.
– Ça, c’est ce qu’on t’apprend à l’école, Tally. Et ces gens ne brûlent pas des arbres et tout ça. C’est juste qu’ils ne mettent pas un barrière entre eux et la nature.
– Et que tout le monde est moche.
– Ce qui veut dire que personne ne l’est.

J’ai d’autant plus hâte maintenant, après avoir découvert l’excellente plume de Scott Westerfeld, de dévorer Midnighters, son autre série au pitch tout aussi prometteur qu’Uglies.

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3 commentaires sur “Uglies… Et si la beauté était une malédiction ?

  1. Merci pour cette revue qui donne très envie de lire ce livre, et les suivants par la même occasion ^__^ !

    Je vais aller faire un tour à la bibliothèque voir si je peux le trouver ^^.

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