Ados et Young Adult·Collection R

Belle Epoque : Quand un Young Adult s’inspire d’une nouvelle d’Emile Zola

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belle-epoqueTitre : Belle Epoque
Auteur : Elizabeth Ross
Publié en: 2013 (USA) /2013 (France)
Genre : Young Adult
Editeur : Robert Laffont (Collection R) (France) / Delacorte Books (USA)
Nombre de pages : 418
Prix : 17.90

Du même auteur :

Découvrez-le !

(4) Super (yo)« Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule…

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Voilà un ouvrage comme on en voit très peu dans le genre.

Inspiré par une nouvelle méconnue de Zola : Les repoussoirs (que vous pourrez retrouver en fin de roman), Belle Epoque plonge le lecteur dans une ambiance inédite pour la Young Adult.

Paris, 1889. L’exposition universelle se prépare. Maude, une jeune bretonne fraîchement débarquée dans la capitale enchaîne les galères. Jusqu’au jour, où, par hasard, elle tombe sur une annonce atypique qui va changer sa vie…

Difficile de catégoriser Belle Epoque. Avec son ambiance tout droit tirée des classiques de la littérature française de l’époque où se situe l’intrigue, ce roman est une véritable surprise. Impossible de savoir à l’avance ce qui attend notre héroïne. De quoi passer un bon moment sans risquer de deviner la suite et de s’auto-spoiler.

L’auteur évite également les clichés et donne un souffle nouveau  un genre qui, malheureusement, propose trop souvent la même chose. Et, malgré le début un peu lent, Belle Epoque peut se targuer d’avoir un rythme régulier tout au long de sa lecture.

On se prend rapidement au jeu et l’on suit, avec un plaisir non dissimulé, les aventures de Maude, une héroïne à laquelle on aime s’identifier et qui ne tombe pas dans les stéréotypes. Forte, indépendante, avec du caractère, la jeune femme nous est tout de suite sympathique.

Si les créatures fantastiques, la romance ou la dystopie vous lassent, tentez l’aventure Belle Epoque, vous ne serez pas déçus !

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Quelques citations :

C’est un art subtil que celui de repoussoir, poursuit doctement Durandeau.
Il s’agit en premier lieu de se fondre dans le décor, de se faire passer pour une dame de la bonne société, puis d’inspirer du dégoût aux autres et de mettre en valeur la cliente par ce moyen.

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Notez ces cheveux, à peine plus remarquables que de la paille mouillée ; ce nez en trompette ; ces taches de rousseur et ce teint fané ; et ce regard éteint – bovin dans l’expression, dirais-je, et d’une couleur quelconque. Notez enfin, je vous prie, cette carcasse mal charpentée, ces os saillants, récite Durandeau.

Mon coeur est percé par les mille épines que contient cet inventaire, cette liste de défauts, mes défauts, prononcée par ce petit bonhomme avec une telle désinvolture.

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Le choc que l’on peut éprouver en voyant une pièce remplie de femmes laides s’émousse avec le temps. On finit par voir au-delà des apparences, des défauts et des difformités, pour faire connaissance avec l’âme et la personnalité de chacune. La laideur physique peut s’effacer grâce à la conversation, l’humour, l’esprit et même la grâce. Mais lorsqu’une cliente choisit son repoussoir, tout cela est relégué à l’arrière plan. Une fille débordante d’humour et de vitalité peut se métamorphoser en moins d’une seconde sous le regard d’une cliente (cette métamorphose, je l’ai vue de mes yeux). Elle se fige, son regard s’éteint et elle rentre en elle-même. Ne reste plus qu’une coquille vide, une apparence disgracieuse, une silhouette mal tournée. Heureusement le naturel revient au galop dès que ses bourreaux quittent la pièce ; entre-temps, rien ne peut l’atteindre.

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3 commentaires sur “Belle Epoque : Quand un Young Adult s’inspire d’une nouvelle d’Emile Zola

  1. J’avais passé un bon moment avec ce livre, mais j’ai quand même été un peu moins conquise que toi. J’ai trouvé que le livre n’était pas assez poussé et n’exploitait pas assez le côté historique!

  2. Ca fait un moment qu’il me fait envie celui là… je vais peut être me laisser tenté :p surtout que comme tu dis je commence à me lasser de toutes ces héroïnes dystopiennes là 🙂

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