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Half Bad : le nouveau phénomène de Sally Green débarque enfin !

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Half BadDans une Angleterre moderne, deux types de sorcières vivent depuis longtemps au côté des humains : les Sorcières Blanches, du côté du bien et les Sorcières Noires, maléfiques. Nathan, un adolescent de 15 ans est à la fois Blanc et Noir. Son père est un des plus puissants et cruels sorciers du monde, sa mère et morte et il est chassé des deux côtés. Piégé dans une cage, battu et menotté, Nathan doit s’échapper avant son dix-septième anniversaire, moment où il recevra trois présents de son père qu’il devra rejoindre comme un égal ou mourir. Mais comment trouver son père quand toutes ses actions sont traquées et qu’il ne peut faire confiance à personne, pas même sa propre famille ou celle qu’il aime ?sans-titre-12

Vendu comme le nouveau phénomène littéraire digne d’Harry Potter (les chevilles enflent chez les éditeurs américains), Half Bad est un livre qu’il est impossible de rater.

Premier roman de Sally Green, ce début de trilogie a remporté un joli succès avant même sa publication. Les éditeurs étrangers se sont battus pour avoir les droits et une adaptation ciné est déjà en cours de préparation. Vous l’aurez-donc compris, il y a du lourd là-dessous.

« …it’s the name of the most evil Black Witch there has ever been.”

Mais au delà des émeutes que suscitent ce livre, une question se pose : Half Bad mérite t-il vraiment toute l’attention qu’on lui donne ?

Que les choses soient claires, car une assimilation a été faite : Half Bad n’a rien à voir avec Harry Potter ! La série de J.K. Rowling a été citée uniquement pour faire du chiffre et susciter l’intérêt chez le public ayant adoré la saga du sorcier le plus célèbre de tous les temps. Même si l’on compte des points communs entre les deux auteurs, les romans n’ont rien à voir.

I want to say “Marcus.” He’s my father and I want to say his name, but I’m too afraid. I’m always too afraid to say his name.

Half Bad raconte l’histoire de Nathan. Un enfant méprisé parce que son père est le sorcier noir (la magie, pas la couleur de peau) le plus cruel de l’histoire des sorciers. Sa mère, une sorcière blanche s’est suicidée, ne pouvant supporter l’idée d’avoir un sang-mêlé. Il est élevé par sa grand-mère avec son frère et sa soeur (tous deux blancs). Rejeté, considéré comme potentiellement dangereux Nathan est arraché à sa famille, emprisonné dans une cage, battu et entraîné pour tuer son père.

Mais le garçon n’est pas mauvais. Persuadé que son père pense à lui et viendra le délivrer, il encaisse ce quotidien misérable. Le temps lui est néanmoins compté. A dix-sept ans, chaque sorcier reçoit un Don transmis par l’aîné de sa famille. Si Nathan ne reçoit pas son Don, il est condamné. On murmure en effet que les sorciers noirs ne recevant pas leur Don, finisse par mourir…

Vous le voyez donc, cette histoire n’a rien de joyeuse. Axé sur la psychologie des personnages et sur les notions de bien et de mal, Half Bad débute assez lentement. L’action n’est pas le maître mot dans ce premier tome. Sally Green prend son temps pour mettre en place l’intrigue et les relations entre ses personnages. On se rend rapidement compte que les méchants ne sont pas forcément ceux auxquels on croit et que l’on est pas mauvais de nature, on le devient. Une philosophie que je trouve assez bien maîtrisée par l’auteur et intéressante à creuser.

On accroche très facilement au personnage de Nathan que l’on prend rapidement en pitié. Un personnage fort, qui lutte comme il peut contre cette société qui ne veut pas de lui. Et on se prend, à espérer, comme lui, que son père finira par venir le chercher et l’emmener avec lui.

Half Bad est une excellente surprise. Un livre qui vaut le coup que l’on s’y intéresse même si le tollé fait autour de sa sortie est, selon moi, très exagéré.

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Grand format : Milan – 16,90€ / Poche : N’existe passans-titre-12

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8 commentaires sur “Half Bad : le nouveau phénomène de Sally Green débarque enfin !

  1. Bonjour Miawka, une petite précision sur la comparaison souvent faite avec JK Rowling, elle est souvent faite pour parler du parcours des deux auteurs qui ont des points communs : premier roman publié tardivement, emballement immédiat des éditeurs, success story…

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