Aujourd’hui, je trie !

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Je fonctionne par phases. Ça a toujours été comme ça, d’aussi loin que je me souvienne. Tantôt ultra dépensière, tantôt ultra économe, je suis aussi bibliomane. C’est à dire que j’accumule énormément de livres. J’en considère l’achat comme vital à mon bonheur, comme la nourriture peut l’être pour survivre. Mais, ces derniers temps, en pleine phase de tri compulsif (je tri tout dans la maison, et me débarrasse de tout ce qui n’est pas vital, c’est très agréable !), j’ai regardé ma bibliothèque et je me suis dit que quelque chose n’allait pas. Lire la suite de « Aujourd’hui, je trie ! »

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Lire en anglais : Vous avez dit inaccessible ?

cropped-grunge_flag_of_the_united_kingdom__union_jack-wallpaper-960x5403sans-titre-12Quand on est féru de littérature YA, il vient un moment où l’offre présentée en France n’est plus suffisante, quand les éditeurs ne décident pas d’arrêter leurs séries à un tome de la fin. On aimerait bien suivre le chant des sirènes américaines avec leur choix conséquent et leurs prix attractifs. Mais lire en anglais, pour beaucoup, ça fait peur. Je vous propose aujourd’hui un petit article pour vous prouver que se mettre à de la VO n’est pas réservé aux parfaits bilingues.

Quand j’ai décidé de me mettre à la lecture en VO il y a quelques années, c’était pour pouvoir me plonger dans les Harry Potter dès leur sortie anglaise. Je ne pouvais pas attendre la VF. J’ai donc commencé avec le tome 5, rapidement mis de côté face à ses nombreuses descriptions qui ont eu raison de mon piètre niveau (j’étais, à l’époque, encore au collège). J’ai réitéré avec le tome 6 dont le destin fut similaire. Ce n’est qu’au tome 7, archi motivée pour connaître la fin des aventures de mes héros préférés que je me suis plongée à cœur perdu dans ces centaines de pages dans une langue que je ne maîtrisais pas encore tout à fait. Et ma persévérance a payée.

Dico ou pas dico ?

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Il faut savoir que, ce qui bloque lorsque l’on décide de se mettre à la lecture VO, c’est que l’on cherche à comprendre absolument chaque mot. Un blocage qui rend la lecture rapidement insoutenable. Il faut donc d’abord apprendre à lire tout en acceptant de ne pas tout comprendre. De cette façon, on se rend compte que, même si certains mots nous échappent, le sens de la phrase se révèle malgré tout. Dégagez votre dico anglais-français, vous n’en aurez pas besoin. Car vous verrez qu’au fur et à mesure de la lecture, le sens de certains mots finiront par vous apparaître naturellement. Préférez plutôt un outil comme Reverso pour les mots sur lesquels vous bloquez vraiment mais donnez vous une limite de 3 mots maximum par page. Ainsi, vous vous sentirez bien plus libre dans votre lecture.

Commencer la lecture en VO avec quel livre ?

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Pour améliorer votre anglais tout en prenant du plaisir, choisissez votre lecture selon votre niveau. Si vous débutez, il est bien évident qu’un roman adulte sera hors de portée. Exit donc les Dan Brown, Stephen King et autre. Choisissez plutôt des livres jeunesse. Le texte y est plus simple, plus aéré et les mots moins compliqués.

Tentez également des livres que vous avez déjà lus en français. Cela vous permet de redécouvrir une œuvre que vous avez aimé sans intermédiaire entre l’auteur et vous. L’histoire vous sera familière et le plaisir de lecture plus important. Le principal quand vous choisissez votre livre, c’est que l’intrigue vous donne envie. Car c’est cette envie qui vous motivera vraiment. N’hésitez pas à chercher des extraits sur le net si vous commandez en ligne ou de commencer à lire les premières pages si vous êtes en magasin. Le feeling se fera tout seul. Je vous déconseille les Harry Potter si votre anglais est hésitant. Comme dit plus haut, J.K. Rowling propose beaucoup de descriptions qui découragent. Idem pour Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll qui est en ancien anglais et risque de vous perdre totalement.

En revanche, la plume plus simple de Stephenie Meyer, par exemple, est agréable. Alors, certes, twilight ne plaît pas forcément à tous, mais la difficulté est moindre, pour commencer, c’est un choix stratégique. Si vous aimez le fantastique, je vous conseille également l’excellent Miss Peregrine de Ransom Riggs. Enchanteresse et très agréable, la plume de l’auteur est plus qu’accessible. Idem pour Kiera Cass avec sa Sélection de qualité.

Sinon, dans un style plus doux, les Beatrix Potter sont à tester également. Dépaysants et si mignons avec leurs illustrations vintage.

Les bandes dessinées sont aussi un bon moyen d’améliorer son niveau. Le texte est moindre et la répartition dans les bulles fait moins peur. Que ce soit du comics ou du manga, le choix est large.

Lire c’est bien, mais mon niveau n’augmente pas beaucoup, que puis-je faire ?

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En complément de la lecture en VO, vous pouvez également améliorer votre niveau en regardant vos films et séries préférés en anglais. Commencez tout d’abord à regarder vos films et séries en VO sous-titrés français. Vous verrez, c’est bien plus agréable et vous découvrirez des nuances inexistantes en VF. De plus, vous pourrez ainsi augmenter votre vocabulaire sans vous en rendre compte. Quand vous commencez à être à l’aise avec la VOSTF, passez vos sous-titres en anglais. Ainsi vous vous immergerez totalement dans la langue de Shakespeare. Cela vous permettra de mémoriser la grammaire des mots que vous entendez. Et vous verrez qu’au fur et à mesure, votre compréhension s’améliora d’elle-même. Si bien que vous pourrez vous passer totalement des sous-titres.

Cette technique, je l’ai moi-même appliquée. Et aujourd’hui je regarde Outlander où l’accent écossais est en force en VO sans sous-titres. Je ne maîtrise pas encore tout mais chaque visionnage me permet de comprendre de plus en plus de mots et d’expressions. C’est un moyen beaucoup plus ludique et agréable pour se remettre à l’anglais que de reprendre les méthodes avec CD habituelles. Et puis ça permet de décortiquer les accents et les prononciations grâce à l’oreille. Et ça coûte moins cher.:)

Plus vous lirez et regarderez en VO et plus votre choix de livres en VO s’agrandira. Et vous aussi vous pourrez vous dire : je l’ai fait, ce n’est pas impossible !

sans-titre-12Quelques titres pour bien commencer :

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L’état des livres : la bête noire du lecteur

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Je ne sais pas vous, mais moi, je suis une vraie maniaque quand il s’agit de l’état de mes livres. Je suis capable de rester un bon quart d’heure devant une pile de bouquins pour déterminer lequel est le plus neuf possible. Le moindre coin corné, la moindre marque et c’est le drame. Mon livre, je l’aime neuf et pas autrement.

Voici le top 5 des pires états de livre neuf qui déclenchent chez moi, une mini crise cardiaque :

  1. L’horrible coin corné :Il est là, tapi dans vos pires cauchemars. Le petit coin corné, le petit point blanc qui va gâcher la si belle couverture de votre livre. Il n’est que d’un millimètre, mais c’est le drame. Vous aurez beau l’aplatir, passer et repasser le doigt dessus, persuadés qu’en le lissant, il disparaîtra comme par magie, rien n’y fait. Cette saloperie continue de vous narguer.
  2. Le plastique qui se décolle.Plus vicieux encore que le coin corné, cette couche plastifiée que l’on ne remarque jamais est un vrai enfer quand elle commence à se décoller. Ne prenez jamais un livre ou vous voyez cette couche en train de se barrer petit à petit, parce que sinon, vous êtes foutus. Plus vous transportez votre livre, plus elle grandit et devient dégueulasse. Et l’enlever n’arrangera rien, bien au contraire !
  3. La trace d’imprimerieC’est rare, mais ça arrive. Vous vous retrouvez devant une belle pile du livre qui vous fait tant envie depuis des mois. Mais chaque exemplaire possède une marque, une ligne quasi invisible mais visible un peu quand même. Et elle passe en plein milieu de cette splendide couverture qui vous a tant fait baver. Que faire ? L’ignorer ou tenter une autre librairie en croisant les doigts pour que le tirage soit différent ? Dilemme, dilemme !
  4. Le dos «ridé»Là, c’est carrément la loose. Votre exemplaire est parfait, de A à Z : Pas de coins cornés, pas de plastique dégueu, pas de marque. Parfait je vous dit ! Oui mais, là, sur le dos, qu’est-ce que c’est ? Une ride ? Eh zut ! C’est le légendaire dos ridé. Ce fils de **** bien planqué que vous ne remarquez que quand vous avez acheté votre bouquin. Ce défaut qui sort d’on ne sait où et qui est impossible à améliorer. Et impossible également d’échanger le dit livre à moins de passer pour un(e) timbré(e) auprès du libraire. Vous l’avez dans l’os, et à chaque fois que vous regarderez votre bibliothèque, il sera là à vous narguer !
  5. Le special Bdphiles (spéciale anecdote de mon époque en Libraire Spé BD) :

    Un véritable collectionneur qui se respecte vous le dira : si votre BD ne craque pas, elle n’est pas neuve ! Le sacro-saint « Crack », ce bruit béni qui rend dingue les Bdphiles les plus maniaques. Et attention si aucune BD de la pile ne produit ce son divin ! Vous, libraires, aurez le droit à un regard noir et, si vous êtes chanceux, à une belle réflexion ! « Vos BD’s ne sont pas neuves, elles ont été lues avant, ce n’est pas possible autrement ! », quant bien même vous lui soutiendrez mordicus que «Ah si si monsieur ! Je les ai sorties moi-même du carton de nouveautés ». Le Bdphile maniaque ne vous croira jamais. Une BD neuve qui ne craque pas, on a jamais vu ça !

Est-ce que ces situations vous parle ? Ça vous arrive aussi ? Est-ce que vous faites parti des maniaques comme moi ou bien est-ce qu’un livre abîmé (dans le cas de l’occaz, s’il n’est pas cher) ne vous dérange pas le moins du monde ? Quelles sont vos petites manies ?sans-titre-12

Qui a dit que beau livre rimait avec excessif ?

The Folio Society

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Si je suis une lectrice addictive (plus de 1600 livres chez moi, au grand dam de mon conjoint), je suis également une collectionneuse avérée. J’aime les livres, mais encore plus, j’aime les beaux livres et les éditions spéciales. Je sais ce que vous allez me dire : Oui, les beaux livres, c’est bien mais c’est souvent cher et le budget, lui, n’est pas extensible. Et vous avez à moitié raison !

Mais sachez qu’il est possible de trouver de belles trouvailles à prix raisonnable. Si beaucoup demandent un bon niveau en anglais, d’autres, 100% françaises combleront les anglophobes. Cet article est là pour vous les faire découvrir. Je décline toute responsabilité concernant des craquages possibles ou l’extension irraisonnable de votre PAL. Lire la suite de « Qui a dit que beau livre rimait avec excessif ? »

La Belle Colère, un éditeur aux livres mal genrés

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler, non pas d’un livre, mais d’une maison d’édition toute jeune : La Belle colère. Sur ses deux parutions, je n’en ai vu aucune chroniquée dans la communauté bloguesque. Et cela m’a interpellée. Pourquoi ? Parce que La Belle Colère publie de la Young Adult.

Enfin, pas vraiment. Du moins pas pour eux. Ne vous attendez pas à trouver leurs livres dans le rayon YA d’une librairie, l’éditeur, et c’est la raison pour laquelle j’avais envie de vous en parler, vend ses livres comme, je cite «  des romans pour adultes dont les héros sont des adolescents. Des livres qui s’adressent aux adultes et se tendent, une fois refermés, aux plus jeunes, non pas parce qu’ils seraient adaptés à leur « niveau de lecture », mais simplement parce qu’ils nous ont profondément marqués. »

Ah.

Ce n’est pas ce que je lis moi, quand je regarde leur classement dans leur pays d’origine.

hester_dayDisons-le clairement, je n’aurai, moi non plus, jamais entendu parler de cet éditeur si une gentille consœur de chez Gibert Jeune ne m’avait pas parlé de Dieu me déteste, son dernier coup de coeur en date, comme d’un ouvrage proche de Nos Etoiles Contraires. De toutes les librairies visitées, c’est la seule qui classait l’ouvrage en Young Adult. Forcément, donc, quand j’ai vu au boulot que le livre était rangé en littérature étrangère, cela m’a interpellé et j’ai décidé de faire quelques recherches.

En deux-trois clics, j’ai donc découvert que Dieu me déteste et La Ballade de Hester Day, sont classés sur Goodreads comme : Young Adult et Teen. Certains diront que ce n’est pas un argument suffisant. Peut-être. Mais ce qui a fini de me convaincre, c’est de voir l’éditeur de Dieu me déteste (Somebody Up There Hates You) : Algonquin Young Readers. Ok, je pense que là, tout est dit.

2221100Mais alors, pourquoi retrouve-t-on ces deux livres dans le mauvais rayon ? Pourquoi La Belle Colère tente de nous vendre ses livres comme des livres pour adulte mais que l’on pourrait refiler aux jeunes après ?

Pourquoi fausser les gens en leur faisant penser qu’un livre n’est pas de la Young Adult ? La Belle Colère a-t-elle honte de donner le genre véritable de ses ouvrages ?

Il semblerait pourtant que l’éditeur aime le genre. Serait-ce alors une tentative de démocratisation du genre YA ? Mais pourquoi tenter de démocratiser un genre qui l’est déjà ?

dieu-deteste-1537398-616x0Pour rappel, le public majeure de la Young Adult a entre 18 et 34 ans. Ce sont donc des adultes qui lisent le plus Nos Etoiles Contraires, Vampire Academy, Love Letters to the Dead ou encore twilight (rappelez-vous les twilight Moms).

C’est comme si, demain, un éditeur décidait de publier Harry Potter en littérature étrangère parce que, derrière le côté un peu enfantin, c’est un livre finalement destiné aux adultes au vu des thèmes traités.

17302690Peu importe ce qu’on en dit, si un livre est genré, dans son pays d’origine, comme de la Young Adult ou de la jeunesse, il est, et restera partout, dans tous les pays et dans toutes les langues genré de la même manière. Alors pourquoi cacher sa véritable nature aux lecteurs ?

Si Dieu me déteste et La Ballade d’Hester Day (qui à l’air génial au passage), avaient été classés comme ce qu’ils sont réellement, je pense que nous autres, blogueurs litté, nous en aurions beaucoup plus parlé. Non pas que nous lisions moins de littérature étrangère, mais parce que la YA est un genre que nous apprécions, que nous aimons mettre en valeur et promouvoir. Nous sommes adultes, nous adorons la Young Adult et nous n’en avons pas honte. Je suis libraire, je conseille tous les jours de la YA, très souvent à des adultes et eux, comme moi, nous n’en avons pas honte.

Je reste donc sceptique sur ce choix mais souhaite beaucoup de succès à cet éditeur.sans-titre-12