Sunshine tome 1 : Potentiel gâché pour titre plat

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81TNFG5iQ2LTitre : Sunshine tome 1 (The Haunting of Sunshine Girl)
Auteur : Paige McKenzie & Alyssa B. Sheinmel
Publié en: 2016 (France) /2015 (USA)
Genre : YA, Fantastique, Horreur….
Editeur : Blackmoon (France) / Weinstein Books (USA)
Nombre de pages : 304
Prix : 15€ (Acheter)

Du même auteur :

(1) On me prendrais pas un peu pour une conne (yo)Peu après son seizième anniversaire, Sunshine déménage avec sa mère à Ridgemont, dans l’Etat de Washington. Pour elle, rien n’est plus effrayant que cette ville, pleine de brouillard sous un ciel gris, même en été. Rien, sauf peut-être leur nouvelle maison. Il y fait toujours froid, et il s’y passe des choses franchement bizarres. Sunshine ne croyait pas aux fantômes. Jusqu’à maintenant.

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de quoi ça parle

S’il y a bien un truc que j’adore, ce sont les histoires d’horreur. Livres, films, peu importe le support, je suis une grande consommatrice. Alors quand j’ai entendu que Blackmoon allait nous proposer un livre ayant pour thème une maison hantée, j’étais toute contente.

Mais j’ai très vite déchanté. Sunshine, c’est l’histoire d’une ado tout ce qu’il y a de plus normal (en apparence) et de sa mère adoptive. Les deux déménagent dans une petite ville où, Sunshine le sent, l’atmosphère est lourde et pesante. Il faut dire que la maison choisie par sa mère n’a rien de chaleureux. Sombre, humide, des choses étranges s’y déroulent. Lorsque notre héroïne tente de faire reconnaître le caractère fantomatique de la chose à sa mère, celle-ci la prend pour une fille en pleine phase de rébellion. Même sa meilleure amie qui n’a qu’un seul sujet de discussion (les mecs, très surprenant), la lâche et la prend pour une folle. Heureusement pour Sunshine, un mec plutôt mignon, solitaire et “différent” la croit et décide de l’aider.

en clair ça donne quoi

Vous avez là, le pitch de Sunshine. Pas bien brillant. Pourtant, tout aurait pû être différent. L’histoire imaginée par les auteures n’est, en soit, pas mauvaise (c’est, à la base, une webserie dispo sur Youtube ici. Faites vous plaisir, moi j’ai lâché l’affaire au bout de 3min). Le potentiel est là. Il est seulement gâché par l’héroïne sans personnalité qui ne cesse de casser l’ambiance par des remarques hors contexte. Quoi de plus agaçant lors d’une scène pleine de tension, qu’une nana qui ne pense qu’au fait que le garçon mignon à côté d’elle, en danger, est trop près d’elle ce qui la fait se sentir mal ? Passons aussi sur le manque d’originalité et la prévisibilité des évènements.

tu le recommandes

J’ai peiné à finir Sunshine. J’ai même pensé à lâcher l’affaire. Mais j’ai tenu bon, pleine d’espoir. Malheureusement pour moi, le miracle n’a pas eu lieu. Sunshine aurait pu être bien meilleur. Si vous cherchez un roman horrifique qui vaut vraiment la peine, tentez plutôt Fille des cauchemars chez le même éditeur. Vous ne serez pas déçus.

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Quelques citations :

Si seulement je pouvais découvrir qui est dans cette maison, avec nous. Si je connaissais le nom de la petite fille, je pourrais y voir plus clair et m’orienter. Si je savais seulement qui elle supplie, je comprendrais peut-être la menace qui plane au-dessus de nos têtes.

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Notre maison est située dans une impasse qui se termine sur un champ noyé dans le brouillard. Notre jardin est entouré d’une horrible clôture rouillée. Les maisons du quartier sont deux fois plus petites que leurs jardins, perdues au milieu, comme si les gens ne voulaient rien voir ni rien entendre de leurs voisins. Aucun enfant dehors, aucun papa en train préparer un barbecue. L’immensité des sapins empêche la lumière de les traverser et la rue est jonchée d’aiguilles.

Je suis sûre que le reste de Ridgemont est sordide. Flippant. Qu’est-ce qu’il peut y avoir de plus flippant qu’une ville au pied de la montagne sous un ciel gris, même en pleine été? J’ai l’air d’abuser du mot flippant, mais ce n’est pas faute de dico sur mon portable: C’est parce qu’il n’y a pas de mot mieux adapté.

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Quand on se bat pour la vie, on puise des ressources insoupçonnées, on est capable de soulever des montagnes.

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Salmacis, un tremplin en demi-teinte…

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95084079_oTitre : Salmacis
Auteur : Emmanuelle de Jesus
Publié en: 2014 (France)
Genre : Young Adult, Fantastique
Editeur : Black moon (France)
Nombre de pages : 396
Prix : 16€ (Amazon)

Du même auteur :

(3) mmmmh (yo)Faustine et Sasha ont dix-sept ans. Ils sont jumeaux. Et sans famille… ou presque. Inscrits dans un pensionnat d’élite en pleine montagne par leur tante marginale, ils découvrent un monde de sélection et de compétition, aux règles impitoyables. Charmant et sociable, Sasha devient vite populaire, tandis que Faustine reste à l’écart. Jusqu’à ce qu’elle ait une révélation inattendue, lors du choix d’une option sportive : le corps à corps avec la pierre et les rochers, l’escalade, c’est là qu’elle retrouve la sensation de vivre. Surtout lorsqu’elle est couvée par le regard violet d’Andrea Salvaggi, le mystérieux assistant du professeur. Leur lien est plus puissant qu’un simple coup de foudre, ils sont encordés… vers quel sommet ?

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C’est un roman, pas tout à fait comme les autre dont je vous parle aujourd’hui. Il y a quelques mois, Black moon organisait un grand concours, le Tremplin Black moon. Le but était simple : envoyer son manuscrit qui aurait l’honneur d’être peut-être sélectionné pour être publié dans la désormais célèbre collection d’Hachette. Parmi le jury, il y avait d’ailleurs Margaret Stohl, Christine Féret-Fleury et de Lauren Olivier. La gagnante, la voici : Emmanuelle de Jesus qui fait ses premiers pas ici avec Salmacis, le premier tome d’une nouvelle série fantastique.

Clairement, lorsque j’ai implanté ce titre sur mes tables, je me suis sentie intriguée. Que valait ce roman qui s’était distingué parmi plus de 600 concurrents ? Décidée, en plus, à me réconcilier avec la littérature jeunesse française, j’ai décidé de me lancer. Mais à l’arrivé, c’est un avis en demi-teinte que je vous livre.

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Car le problème majeur de ce roman, c’est sa longueur. Bien qu’original dans son intrigue (dont je ne vous révélerai rien pour ne pas vous gâcher votre futur ou actuelle lecture), Salmacis lasse devant son manque d’action. Il faut, en effet, attendre le dernier quart du roman pour voir l’histoire décoller. Un dernier quart d’ailleurs trop rapide ! Tout s’y passe à vitesse grand V et la relation entre Faustine et Andrea manque de crédibilité.

Je pense que je me plongerai tout de même dans le second tome qui devrait, je l’espère, corriger les défauts du premier. Je suis curieuse d’en savoir plus. Car malgré ses défauts, les nombreuses références à la mythologie et la nature véritable d’Andrea sont surprenantes et franchement rafraîchissantes par rapport à ce que l’on nous propose dans le genre actuellement.

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Quelques citations :

Moi, je suis celle qui se cache, celle qu’on découvre, celle que l’on compare ; je suis la sœur zarbi du mec très sympa, du petit ami rêvé, du surdoué si cool ; je suis celle qui vit dans l’ombre de son frère. Cela a toujours été ma place et jamais je n’ai eu l’idée de me plaindre. Si je devais être tout à fait honnête, je dirais même que cela m’arrange : c’est p lus facile d’avancer lorsqu’un phare éclaire votre route, balise le chemin, vous évite les obstacles.

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C’est plus facile d’avancer lorsqu’un phare éclaire votre route, balise le chemin, vous évite les obstacles. L’amour que je porte à Sasha, il me le retourne en prenant soin de moi. Notre complicité est un cocon dont je n’ai pas la moindre envie de sortir.

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La Légion de la Colombe Noire, le nouveau Kami Garcia !

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la-legion-de-la-colombe-noire-345619-250-400Titre : La Légion de la Colombe Noire (Unbreakable) tome 1
Auteur : Kami Garcia 
Publié en:  2013 (USA) / 2014 (France)
Genre : Young Adult, Fantastique
Editeur : Blackmoon
Nombre de pages : 360
Prix : 18€

Du même auteur : Beautiful Creatures Saga (16 Lunes), Red Run,..

Envie de le lire ?

(4) Super (yo)À la mort de sa mère, le monde de Kennedy vole en éclats. Mais elle ne se doute pas encore que ce drame est lié à des forces surnaturelles. Ce sont deux frères jumeaux, Jared et Lukas, qui le lui révèlent en la sauvant d’un dangereux esprit envoyé pour la tuer. Kennedy apprend aussi que si elle veut rester en vie, elle va devoir prendre la place de sa mère au sein de la Légion, une société secrète une société de chasseurs de fantômes dont les cinq membres ont été assassinés la même nuit, et dont les enfants sont simultanément devenus les héritiers. Avant cette fameuse nuit, Kennedy ne connaissait rien de la vie parallèle de sa mère. Ses nouveaux amis, Jared, Lukas, Alara et Priest, eux, ont été entraînés depuis leur enfance pour devenir à leur tour membres de la Légion. Mais de quoi a-t-elle hérité, à part du chagrin d’avoir perdu sa mère ? Tout ce que Kennedy sait, c’est qu’il y a un démon sur ses traces…

55454Après avoir écrit la saga Beautiful Creatures (16 lunes) à quatre mains avec Margaret Stohl et en attendant de revenir avec Dangerous Creatures, la seconde saga tirée du même univers, Kami Garcia vole de ses propres ailes avec une série dont elle est l’auteur à part entière.

La légion de la Colombe Noire (Unbreakable en anglais), raconte le parcours de Kennedy, jeune adolescente vivant seule avec sa mère depuis le départ de son père, plusieurs années auparavant. En rentrant un soir, la jeune fille découvre sa mère, morte assassinée par un esprit vengeur. Un mois plus tard, alors qu’elle est sur le point de connaitre le même sort, elle est sauvée par deux jumeaux qui semblent la connaitre. Ils font partis d’une société secrète, La Colombe Noire, dont le but est de chasser les esprits pour contenir le démon Andras qui cherche à les tuer. D’après eux, Kennedy serait le cinquième membre de leur société…

Je me préparais déjà pour le sermon que maman me servait chaque fois que je sortais le soir : « Prends toujours ton portable », « Fais-toi accompagner si tu dois marcher », « Reste dans les endroits bien éclairés » – et son passage préféré : « Hurle d’abord, pose les questions après. » Ce soir-là, j’avais enfreint toutes ses règles.

Disons le clairement, ce livre était attendu depuis un moment par les lecteurs de Beautiful Creatures. Le but était de savoir si ce livre serait aussi bon voire meilleur que la saga écrite avec Margaret Stohl. Et la réponse à la question est : pas vraiment.

Malgré une histoire intéressante et très plaisante, on a du mal sur plusieurs points. A commencer par l’héroïne. Impossible d’avoir de l’empathie pour Kennedy, une fille insupportable tant elle passe son temps à se rabaisser et à tout voir de manière négative. Déprimante,  j’ai eu envie, tout au long de ma lecture, de la prendre par les épaules et de la secouer un bon coup. Il faut attendre le dernier quart du livre avant qu’elle prenne enfin les choses en mains au lieu de se laisser porter comme un boulet.

On ne choisit jamais la personne qui voit clair en vous – celle qui sait ce que vous ressentez sans que vous ayez à lui parler, celle qui, d’un seul regard, peut vous faire rire, pleurer, passer par toutes les émotions. Celle qu’on serait trop heureux d’avoir près de soi, et trop triste de perdre.

Difficile d’accrocher également au triangle amoureux qui se forme entre Lukas, Jared et Kennedy. Notre héroïne passe son temps à les confondre et c’est donc, tout naturellement que j’ai été dans l’incapacité de savoir avec qui elle était ou parlait pendant les trois quart de l’histoire. M’attendant à trouver une histoire sombre, fantastique, limite horrifique par moment, cet espèce de triangle amoureux m’a totalement laissée froide.

Néanmoins, j’ai beaucoup aimé me plonger dans ce roman. Ce côté Supernatural avec cette chasse aux fantômes et les descriptions de lieux hantés m’ont totalement envoûtée. J’aurais aimé en avoir un peu plus. Concernant l’histoire justement, le seul défaut que je pourrais pointer c’est ce côté trop linéaire. Kami Garcia met en place une intrigue au potentiel fort mais sans aucune surprise ou rebondissement pour ce premier tome. On s’attend à tout ce qui arrive et c’est un peu dommage. J’espère beaucoup de la suite qui ne sortira malheureusement pas avant Octobre 2014.

Puisse la colombe noire toujours te porter…

A lire cette chronique, j’ai l’impression de démonter ce roman. Mais pas du tout. Je ne peux que vous conseiller la lecture de La légion de la Colombe Noire, dont le premier tome est une bonne mise en bouche. Les défauts cités ci-dessus devraient être corrigés ou atténués dans la suite puisque, pour la plupart, ils se règlent à la fin de ce tome.

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Coldtown : Quarantaine pour la population vampirique !

Coldtown4Titre : Coldtown (The Coldest Girl in Coldtown)
Auteur: Holly Black
Publié en: 2013 (France) / 2013 (USA)
Genre : Dystopie, fantastique, vampires, Young Adult
Editeur : Hachette (Black Moon)
Nombre de pages : 480
Prix : 18€

Date de parution : 4 Septembre

Du même auteur : Les Chroniques de Spiderwick, Les Faucheurs, Doll Bones,…

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Monkey (60)Dans un futur pas si lointain, la population vampire pullule, contraignant les autorités à mettre en place des zones de quarantaine appelées Zones froides pour tenter de juguler l’épidémie. A l’intérieur de ces ghettos, vampires et humains, prédateurs et proies, cohabitent dans une perpétuelle orgie sanglante. Mais les portes des Zones froides ne s’ouvrent que dans un sens : l’entrée est définitive. Et lorsque certains vampires s’en échappent, c’est pour le pire, et pas du tout le meilleur… Après une soirée trop arrosée, Tana se réveille entourée des cadavres de ses amis. Les seuls survivants du massacre ne sont autres que son ex, le désespérément sexy Aidan, et un mystérieux garçon aux yeux rubis assoiffé de vengeance. Tana n’a qu’une solution pour leur résister et survivre : se rendre au cœur de la cité dépravée. Entrer dans Coldtown.

Ce livre, je l’attendais avec impatience. Tant pour son résumé que pour sa couverture (bien plus classe que la US). J »ai donc été ravie de le recevoir quelques semaines avant sa sortie.

Mais la lecture m’a, tout comme ses personnages, rapidement refroidie. Original, le scénario se révèle plaisant et plutôt bien foutu. Quant à l’ambiance, bien noire, bien frissonnante, il ne faut que quelques lignes pour entrer pleinement dedans.

Mais, est-ce dû au fait que j’ai reçu une version non éditée, non corrigée où les fautes, les inversions et les oublis de mots étaient fréquents, j’ai eu beaucoup de mal à prendre plaisir à la lecture. Impossible de rentrer pleinement dans l’histoire lorsque l’on tique toutes les pages sur un défaut.

L’héroïne n’y est surement pas non plus pour rien. Si j’ai beaucoup aimé le personnage atypique de Gavriel et celui bien trouvé de Minuit (on aime la détester), Tana m’a largement tapé sur les nerfs. Indécise, psychotique, elle ne pense à rien d’autre qu’à sa possible infection. J’ai aimé son caractère bien trempé, mais son incapacité à faire un choix en bonne et due forme m’a fait crisser des dents.

Tana se réveilla dans une baignoire. En chien de fusil, la joue appuyée au métal froid du robinet. Un filet de salive avait imbibé son haut au niveau de la clavicule et mouillé l’extrémité de ses mèches. Sinon, elle était complètement sèche, vêtements compris, ce qu’elle constata avec un espèce de soulagement. Elle avait la nuque raide, les épaules endolories. Elle contempla avec hébétude le plafond, sur lequel la moisissure dessinait des taches semblables à celles d’un test de Rorschach. Durant un instant, elle se sentit totalement désorientée. Dérapant sur l’émail, elle se mit à genoux et écarta le rideau de douche.

Holly Black tourne en rond. Si la première partie où Tana pense être infectée est pénible (« je suis peut-être infectée, je suis foutue, je vais me transformer, si ça se trouve peut-être pas, ah mais si j’en suis sûre »), la seconde reprend le même schéma malgré un instant de repos. Quant à la fin, décevante, on ne peut s’empêcher de penser : « tout ça pour ça ».

Y aura-t-il un autre tome ou bien ce tome restera-t-il un one shot ? Difficile à dire pour le moment, le livre n’étant même pas encore paru aux USA (date de sortie : 3 septembre, soit un jour seulement avant nous). En tout cas, j’espère qu’elle donnera une suite. Coldtown a du potentiel malgré ses défauts, il serait dommage de ne pas l’exploiter.

Attention tout de même, présenté comme le premier roman bit-lit de Blackmoon, Coldtown est de la pure Young Adult, on est loin d’un Merry Gentry, d’un True Blood ou encore d’un Anita Blake  (pas de scènes ultra chaudes pour les amatrices donc). Un point qui peut décevoir si l’on achète le livre pour ça.

Pour conclure, si je n’ai pas détesté Coldtown, je n’ai pas non plus adoré. Une lecture sympathique, en somme, avec ses avantages et ses défauts mais dont une suite pourrait être à envisager selon moi.

Merci à Cécile et Blackmoon pour ce partenariat ! 🙂

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Enclave, tome 2 : Salvation : Trahison et coup de poignard en plein coeur

enclave,-tome-2---outpost-236664Titre : Enclave, tome 2 : Salvation
Auteur: Ann Aguirre
Publié en: 2013 (France)
Genre : Dystopie, fantastique, zombies, Young Adult
Editeur : Hachette (Black Moon)
Nombre de pages : 360
Prix : 16€

Du même auteur : Devil’s Punch, Corinne Solomon saga, Wanderlust saga,…

Envie de l’acheter ?

JFBQ00227070619BLa vie de Trèfle a bien changé. Dans l’enclave, elle était une chasseuse, forte et combative, indispensable à la survie de la communauté. Pourtant, à Salvation où elle s’est réfugiée avec Del, son partenaire de chasse, elle n’est plus qu’un fardeau. Elle ne sait ni coudre, ni cuisiner. Elle n’aime pas aller à l’école. Et pour ne rien arranger, Del prend ses distances. Mais aux alentours de la petite ville tranquille, le danger rôde toujours. Les Monstres ne sont pas loin. Et ils sont de plus en plus intelligents. Ils observent. Ils attendent. Ils ont un plan. Le combat approche. Bientôt, Trèfle va retrouver une raison de vivre.

Mais où est l’ambiance si captivante du premier tome ? Mais où est l’originalité qui avait fait de ce début de trilogie, un coup de cœur phénoménal ?

Alors que j’avais dévoré son grand-frère en à peine deux jours, il m’aura fallu plus d’une semaine pour venir à bout de Salvation. Long, inintéressant, avec de l’action arrivant comme un cheveu sur la soupe, cette lecture aura été très décevante.

deux monstres se ruaient sur le mur. Veinard dégaina Mémère en soupirant et en tua un. Cela paraissait injuste… Ces créatures étaient complètement vulnérables et n’avaient pas d’armes pour se défendre à distance. Seulement… Je ne dois pas penser ainsi, décidai-je.
Le monstre survivant s’agenouilla à côté de son compagnon et poussa un cri perçant, qui résonna à travers la forêt en contrebas. C’était un cri empli de haine. Comme si nous étions les monstres.

Car j’y croyais. J’y croyais à cette suite qui m’avait tant fait envie au point de sauter de joie en recevant les épreuves non corrigées de la part de Black Moon.

Mais non. Décidément, ni l’ambiance, ni la Trèfle si forte, si combative que j’avais aimé n’étaient au rendez-vous. J’ai eu l’impression, à la place, de lire un remake dystopien de La Petite Maison dans la Prairie.

Salvation est une ville coupée de tout, qui ne voit rien et dont les habitants sont revenus à l’époque de la ruée vers l’or. Règles anti-féminisme, adorateurs de Dieu, on ne s’y retrouve pas.

– Les gens cherchent toujours des explications à tout, reprit-il. Et, lorsqu’ils ne trouvent pas de réponse, ils les inventent. Pour certains, une fausse explication vaut mieux que rien.
– Je préférerais connaître la vérité, murmurai-je. Même si elle est horrible.
-Parce que tu es courageuse et honnête, Trèfle.
– Et toi ?

Pourtant, à la base, l’idée est bonne et intéressante. Mais mal traitée. Si certains personnages sortent du lot comme Mme Oaks et Edmund ou encore Veinard, tout y est plat, sans intérêt. Même nos héros, hormis Bandit, fidèle à lui-même (décidément je l’aime de plus en plus), sont ramollis. Acceptant les règles de vie des habitants, Trèfle s’abandonne et délaisse la Chasseuse au profit d’une jeune fille sans personnalité. Quant à Del, on lui donnerait volontiers une paire de claques.

Seul point réellement intéressant de ce second tome, les Monstres (qui finalement ne sont pas des zombies mais des Mutants d’après l’auteur). Il y a du changement chez eux, une évolution. Ils deviennent intelligents, contre toute-attente. Et cette nouveauté propose une foulée de rebondissements très appréciables.

Mais, noyés sous une masse de platitude incommensurable, il est impossible de se prêter au jeu.

J’espère que le troisième et dernier tome saura relever le niveau. La fin de Salvation tend à le penser. Croisons les doigt.

Merci à Cécile et Blackmoon pour cette lecture. 🙂

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