Ados et Young Adult·Collection R

La 5e Vague : Ils sont parmi nous….

sans-titre-12

couv294952111re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. À l’aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.

Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend…

Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…sans-titre-12

Il m’aura fallu du temps pour m’y mettre, mais ça y est ! La 5e Vague n’est plus un mystère pour moi. Je le remarque, ces derniers temps, je suis dans une grosse phase dystopie. Après Traqué, Mystic City, Divided, j’enchaîne avec La 5e Vague.

A partir du moment où j’ai appris qu’un film allait être adapté du livre, j’ai su que je ne devais pas tarder à plonger dans l’histoire de Cassie. Parce que je voulais absolument découvrir l’histoire avant de voir sa version cinématographique.

Nous lui donnions différents noms: la Mort Rouge ou l’Épidémie Sanguine. La Peste. Le Tsunami Rouge. Le Quatrième Cavalier de l’Apocalypse. Quelle que soit l’appellation, au bout de trois mois, quatre-vingt-dix-sept pour cent de la population restante avait succombé.
Ça fait beaucoup de larmes de sang.
Le temps s’écoulait à l’envers. La 1re Vague nous a tout à coup ramenés au XVIIIe siècle. La 2e, elle, nous a plongés au néolithique.
Nous étions redevenus des chasseurs-cueilleurs. Des nomades. Retombés au pied de la pyramide de l’évolution.
Cependant, nous n’étions pas prêts à abandonner tout espoir. Non. Pas tout de suite. (…)
Nous pensions qu’ils nous avaient déjà tout envoyé – ou au moins le pire, parce qu’il était difficile d’imaginer pire que la Mort Rouge. Ceux d’entre nous qui avaient survécu à la 3e Vague – ceux qui possédaient une bonne immunité naturelle contre la pandémie – se calfeutraient chez eux après avoir empilé des vivres et attendaient que les responsables au gouvernement nous expliquent quoi faire.

Et ce qui m’a immédiatement frappé, c’est le langage « cru » de Cassie. Rick Yancey n’y va pas de main morte. Et ça me plait ! Pas de chichis, Cassie est une héroïne à fort caractère. En même temps, lorsque l’on se dit que l’on est peut-être la dernière représente du genre humain sur terre, de la volonté et du tempérament, il en faut !

L’originalité de ce roman réside dans son traitement des vilains. Contrairement aux livres du même genre, impossible ici de savoir qui est le méchant. Ils sont parmi nous (mais ça on le savait déjà depuis les années 90), mais impossible de les différencier de nous. Et si votre voisin était un extraterrestre ? Votre boss ? Votre prof ? Ou même vous ? Qui sait ? On est plus sûrs de rien de nos jours.

A présent, Evan ne porte plus que son sous-vêtement.
– Est-ce que je dois vérifier l’état de ton cul ?
– Oui, j’aimerais bien ton opinion.
– Arrête tes tentatives d’humour, tu veux ?

Je découpe la toile sur ses hanches et baisse son slip, le mettant à nu. Son cul est dans un sale état. Je veux dire par là qu’il est criblé de plombs. Sinon il est plutôt pas mal. Je tamponne le sang presque coagulé avec des carrés de gaze trouvés dans notre trousse de secours, en retenant des gloussements hystériques. Je mets ça sur le compte du stress,, et non sur le fait que je suis en train d’essuyer le cul d’Evan Walker.

L’autre particularité appréciable de La 5e Vague, ce sont ses différents narrateurs. Cassie l’ignore, mais elle n’est pas seule sur terre et pour nous lecteurs, c’est la promesse d’un plaisir de lecture encore plus intense. Car les points de vue sont nombreux. Ce n’est pas un, mais bien trois protagonistes que l’on découvre. Sont-ils tous humains ? Sont-ils tous gentils ? Seul le temps nous le dira. En attendant, on adore découvrir, au long de notre lecture, les liens unissant nos trois personnages et leurs histoires personnelles.

Rick Yancey pense à tout et offre une histoire incroyable. Il faut un certain talent pour mettre au point une narration à trois voix aussi complexe. Et ce talent, l’auteur le possède assurément. J’ai beaucoup aimé ce roman et ne peut que vous le recommander chaudement.

C’est maintenant, impatiente et tendue pour le destin de nos héros, que je vais découvrir le tome 2 de La 5e Vague : La Mer Infinie.

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Grand Format : Robert Laffont (Collection R) – 18,50€ / Poche : N’existe pas

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Les 100, quand un livre se fait éclipser par son adaptation télévisée…

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91Fx9QjpxrLDepuis qu’une guerre nucléaire a ravagé la planète, l’humanité s’est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd’hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro… ou de mourir dès leur arrivée. Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d’elle, cette fille qu’il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre. Face à un monde hostile où chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n’ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l’humanité…sans-titre-12

Cela faisait un moment que j’avais dans l’idée de lire ce roman. Avec ses bons échos, ces blogueurs enthousiastes et cette couverture magnifique, la tentation a fini par m’avoir. J’ai donc craqué mais après avoir vu la série.

Un point qui va donc profondément influencer cette chronique. Car, si j’ai adoré la série, j’ai été déçue en lisant le roman.

Premièrement, il faut le savoir, le roman était en pleine écriture lorsque la série a été commandée par CW. Les différences sont donc nombreuses entre les deux supports. Et à les voir, on se dit que Kass Morgan n’a pas eu autant d’inspiration que les scénaristes de la série.

Les humains ont abandonné la Terre à ses heures les plus sombres. Cette dernière se fiche sans doute éperdument de combien mourront en tentant d’y revenir.

Car c’est bien là son défaut principal : Les 100 manque de surprise, de ce petit quelque chose qui fait d’un bouquin sympa mais sans plus, un excellent bouquin. D’une petite prise de risque que la série a, elle, osée. Si l’histoire est captivante, Kass Morgan a du mal tout de même à se lâcher dans ce premier tome. Les idées sont là, mais pas assez exploitées.  Tout y est trop sage, trop lisse, trop simple.

Pour donner une idée à ceux qui ont vu la série mais pas encore lu ce roman, toute l’intrigue autour de l’arche n’existe (en tout cas pour le moment) que dans la série. Le roman n’offre qu’une seule vision et on finit par se lasser. D’autant que les personnages manquent de caractère. Wells est pénible (mais ça, ça ne change pas, quelque soit le support), Clarke est trop gentille et pas assez badass quant à Bellamy… son rapprochement avec une certaine personne est bien trop rapide.

Je regrette aussi l’absence de Finn. C’est un personnage que j’apprécie beaucoup dans la série, je m’attendais à le retrouver ici, mais en fait non. Tant pis. 🙂

Si ce premier tome était sorti seul, mon avis aurait probablement été tout autre. Mais la série, bien meilleure, l’éclipse totalement. J’attends avec impatience de lire le tome 2 pour voir si l’auteur rehausse le niveau et propose de nouvelles idées afin de regagner du terrain par rapport au support TV. Les 100 a du potentiel, il faut juste lui laisser sa chance. Espérons que l’auteur saura la saisir.

Pour en savoir plus sur la série, je vous conseille le très bon article de ma coupine Ritz (que même que son blog il est trop bien !) !

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Grand Format : Robert Laffont (Collection R) – 17,90€ / Poche : N’existe passans-titre-12

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La Sélection tome 3 : L’Elue. Time to say goodbye…

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Une seule candidate sera couronnée…

L’ultime volet très attendu de la trilogie de Kiera Cass, best-seller en France et à l’étranger !

La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles à tout jamais. Pour les quatre encore en lice au Palais, les amitiés qu’elles ont nouées, les rivalités qui les opposent et les dangers qu’elles ont dû affronter vont les lier pour le restant de leurs jours. Car l’heure est désormais venue de désigner l’heureuse élue…
America n’a jamais osé rêver être si près de la couronne, ni du coeur du prince Maxon. Mais, à mesure que la compétition approche de son issue inexorable et que les menaces qui visent le Palais se font plus pressantes, elle se rend compte de ce qu’elle risque de perdre et de l’âpreté de la lutte à mener pour obtenir ce qu’elle désire si ardemment.

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Ça y est ! Ça y est ! ENFIN ! On va enfin pouvoir savoir qui va remporter la Sélection ! Les foules se déchaînent, les fans de la série se sont toutes jetées sur ce dernier tome et c’est désormais mon tour !!

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Je devais attendre que mon exemplaire signé et augmenté arrive direct des USA mais je n’ai pas pu attendre. J’ai donc emprunté The One à mon boulot et l’ai dévoré d’une traite en un peu plus de 4h.

Ce tome conclut donc une des meilleures dystopies qu’il m’ai été donné de lire. Là où Enclave et Divergent m’avaient profondément déçue, The Selection remplit entièrement son rôle et offre une conclusion plus que satisfaisante.

Jamais je n’ai connu quelque chose d’aussi douloureusement beau que ce baiser. Si seulement je pouvais le saisir dans un filet, le faire sécher entre les pages d’un livre, le conserver puis le montrer au monde, à l’Univers tout entier, et clamer haut et fort : Voyez, voilà ce que l’on ressent quand l’amour vous saisit.

Il faut dire que les surprises sont nombreuses et l’action bien présente dans ce tome. Pas le temps de s’ennuyer, le temps est compté pour America et ses chances de succès semblent faibles. La situation est tendue et l’on a peur pour elle. Kriss (cette pouffiasse !) arrivera-t-elle à chaparder le coeur de Maxon ? Quid d’Aspen ? Ce loser de première finira-t-il par faire griller America auprès du Palais (on se souvient de la pauvre Marlee et du sort qu’elle a connu) ?

Il m’aura fallu énormément de patience et de maîtrise de soi pour m’empêcher de me spoiler en lisant la fin avant le reste. Et j’en suis contente. Il faut dire que ma lecture n’aurait pas été si agréable sinon. Kiera Cass offre de nombreuses réponses aux questions que l’on se pose depuis le premier tome et n’omet aucun personnage pour sa conclusion. Une conclusion peut-être un peu rapide (certains gros événements sont trop rapidement éclipsés), seul défaut cependant de ce tome.

Il m’attire vers lui et pose une main sur ma hanche. Je glisse une main dans la sienne et, de l’autre, je ramasse les pans de ma robe gorgés d’eau. Nous oscillons sur nous-mêmes, presque immobiles. Je plaque ma joue contre son torse, il appuie le menton sur mon crâne, et nous valsons au rythme de la pluie qui s’abat sur nous. Entre les bras de Maxon, j’ai l’impression que nos mauvaises expériences ont été gommées pour laisser place à une émotion simple, pure. Je ne dirais pas que c’est le destin qui nous a rapprochés, mais il y a quelque chose à l’œuvre qui nous dépasse. Je lève la tête et, toujours accrochée à Maxon, je l’embrasse. Les gouttes qui tambourinent sur le toit font un bruit d’enfer. Nous sommes seuls au monde.
Il m’a fallu du temps pour le comprendre, beaucoup de temps, mais la certitude me frappe à la façon d’un éclair.
J’aime Maxon. Pour la première fois, je le sens au plus profond de mon cœur. Et je l’accepte, tout naturellement.
Je l’aime.

Oui, il était temps qu’une dystopie offre enfin une fin concluante et je suis ravie que ce soit La Sélection. J’ai aimé découvrir l’univers de l’auteur, ces personnages tous touchants et le dilemme qui aura pris tant de temps à America. C’est un peu triste que je tourne la dernière page, pleurant certains personnages, me réjouissant pour d’autres, mais heureuse d’avoir découvert cette trilogie qui restera, pour longtemps, un coup de coeur immense.

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Grand Format : Robert Laffont (Collection R) : 16,90€ / Poche : N’existe passans-titre-12

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Belle Epoque : Quand un Young Adult s’inspire d’une nouvelle d’Emile Zola

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belle-epoqueTitre : Belle Epoque
Auteur : Elizabeth Ross
Publié en: 2013 (USA) /2013 (France)
Genre : Young Adult
Editeur : Robert Laffont (Collection R) (France) / Delacorte Books (USA)
Nombre de pages : 418
Prix : 17.90

Du même auteur :

Découvrez-le !

(4) Super (yo)« Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule…

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Voilà un ouvrage comme on en voit très peu dans le genre.

Inspiré par une nouvelle méconnue de Zola : Les repoussoirs (que vous pourrez retrouver en fin de roman), Belle Epoque plonge le lecteur dans une ambiance inédite pour la Young Adult.

Paris, 1889. L’exposition universelle se prépare. Maude, une jeune bretonne fraîchement débarquée dans la capitale enchaîne les galères. Jusqu’au jour, où, par hasard, elle tombe sur une annonce atypique qui va changer sa vie…

Difficile de catégoriser Belle Epoque. Avec son ambiance tout droit tirée des classiques de la littérature française de l’époque où se situe l’intrigue, ce roman est une véritable surprise. Impossible de savoir à l’avance ce qui attend notre héroïne. De quoi passer un bon moment sans risquer de deviner la suite et de s’auto-spoiler.

L’auteur évite également les clichés et donne un souffle nouveau  un genre qui, malheureusement, propose trop souvent la même chose. Et, malgré le début un peu lent, Belle Epoque peut se targuer d’avoir un rythme régulier tout au long de sa lecture.

On se prend rapidement au jeu et l’on suit, avec un plaisir non dissimulé, les aventures de Maude, une héroïne à laquelle on aime s’identifier et qui ne tombe pas dans les stéréotypes. Forte, indépendante, avec du caractère, la jeune femme nous est tout de suite sympathique.

Si les créatures fantastiques, la romance ou la dystopie vous lassent, tentez l’aventure Belle Epoque, vous ne serez pas déçus !

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Quelques citations :

C’est un art subtil que celui de repoussoir, poursuit doctement Durandeau.
Il s’agit en premier lieu de se fondre dans le décor, de se faire passer pour une dame de la bonne société, puis d’inspirer du dégoût aux autres et de mettre en valeur la cliente par ce moyen.

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Notez ces cheveux, à peine plus remarquables que de la paille mouillée ; ce nez en trompette ; ces taches de rousseur et ce teint fané ; et ce regard éteint – bovin dans l’expression, dirais-je, et d’une couleur quelconque. Notez enfin, je vous prie, cette carcasse mal charpentée, ces os saillants, récite Durandeau.

Mon coeur est percé par les mille épines que contient cet inventaire, cette liste de défauts, mes défauts, prononcée par ce petit bonhomme avec une telle désinvolture.

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Le choc que l’on peut éprouver en voyant une pièce remplie de femmes laides s’émousse avec le temps. On finit par voir au-delà des apparences, des défauts et des difformités, pour faire connaissance avec l’âme et la personnalité de chacune. La laideur physique peut s’effacer grâce à la conversation, l’humour, l’esprit et même la grâce. Mais lorsqu’une cliente choisit son repoussoir, tout cela est relégué à l’arrière plan. Une fille débordante d’humour et de vitalité peut se métamorphoser en moins d’une seconde sous le regard d’une cliente (cette métamorphose, je l’ai vue de mes yeux). Elle se fige, son regard s’éteint et elle rentre en elle-même. Ne reste plus qu’une coquille vide, une apparence disgracieuse, une silhouette mal tournée. Heureusement le naturel revient au galop dès que ses bourreaux quittent la pièce ; entre-temps, rien ne peut l’atteindre.

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Revanche de Cat Clarke : Lourdeur et déception

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51gy2iNsJ4L._Titre : Revanche (Undone)
Auteur : Cat Clarke
Publié en: 2013 (USA) /2013 (France)
Genre : Young Adult, Contemporain
Editeur : Robert Laffont (Collection R) (France) / Quercus (USA)
Nombre de pages : 504
Prix : 18.50€

Du même auteur : Cruelles, Confusion

Découvrez-le !

(1) On me prendrais pas un peu pour une conne (yo)Kai et Jem sont inséparables. Jem aime secrètement son meilleur ami, qui serait l’homme idéal s’il ne préférait les garçons… À la fin d’une soirée d’ivresse chez des amis communs, Jem rentre seule chez elle, Kai demeurant étonnamment introuvable. C’est le lendemain que tout bascule : la jeune fille reçoit un email de la part de ce dernier, avec en pièce jointe une vidéo de lui en compagnie d’un garçon qu’il a trouvé postée sur Internet. Cette vidéo plus que compromettante est très vite partagée par tout le lycée et Kai reçoit une salve d’e-mails agressifs qu’il ne peut bientôt plus supporter. Lui qui n’avait pas encore fait son coming out finit par craquer et se suicide… À la suite de ce drame, Jem prend trois résolutions : découvrir la vérité, venger son ami et se suicider elle aussi. Alors qu’elle mène sa petite enquête, elle reçoit un jour une lettre anonyme contenant trois noms : ceux des responsables. Sans hésitation, Jem abandonne son look gothique et décide d’approcher ces garçons. Mais sont-ils réellement les coupables ?

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Après avoir lu Cruelles, que j’avais bien aimé, je me suis dit qu’il fallait que je lise Revanche. Ce livre, on m’en a vendu du rêve. Mais ce que j’y ai découvert n’en avait ni le goût, ni la couleur…

Forte pour ce genre d’histoires un peu dures, Cat Clarke passe du meurtre accidentel au suicide. Les thèmes sont crus chez cette auteure et l’on sait d’avance qu’émotionnellement, on risque de ne pas en ressortir tout à fait intact.

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Revanche raconte l’histoire de Jem et Kai. Filmé en plein acte avec un autre garçon, ce dernier n’a pas supporté et s’est suicidé. Jem décide de venger son ami en retrouvant le responsable et en lui rendant la monnaie de sa pièce…

Le ton est donné, c’est noir, c’est triste et les histoires de vengeance, moi j’aime bien. Alors forcément, j’étais partie pour lire un super bouquin, bien noir avec quelques touches de crus. Que nenni.

Revanche a été une douche froide. Les défauts se comptent par dizaine. Commençons par le principal : la plume de l’auteur. Si j’avais apprécié son style avec Cruelles, je ne l’ai tout simplement pas reconnu ici. Mal écrit, Revanche surprend. Ajoutez à cela une héroïne pénible, qui ne sait plus qui elle est, et décide de se transformer en pétasse pour trouver le responsable de la mort de son ami et vous obtenez un grand moment de nullitude. L’idée pourtant semblait bonne. Mais Jem s’y est pris un poil trop à coeur. L’histoire devient rapidement indigeste. Plat, décevant, Revanche n’est clairement pas à la hauteur de nos attentes.

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Seule la fin trouvera un peu grâce à nos yeux. Non pas par la surprise qu’elle pourrait procurer (on s’attend dès le début à l’identité du responsable et au déroulement des événements) mais par la poésie dont a fait preuve Cat Clarke. Saluons également le courage dont elle a fait preuve en ne prenant pas la voie la plus facile pour conclure son livre.

J’aurai aimé pouvoir compter Revanche parmi mes coups de coeur de cette année. Les réactions bloguesques ici et là m’y avait encouragées. Mais c’est dans la pile des grosses déceptions que le livre termine. Dommage.

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Quelques citations :

Il me manque tellement. Ça ne devient pas plus facile. Peu importe ce que les gens disent, le temps ne guérit pas les blessures. Il vous montre simplement de nouvelles, et encore plus douloureuses manières de souffrir de l’absence de quelqu’un. Plus cette personne est partie depuis longtemps, pire c’est, parce qu’on commence à oublier son sourire, sa façon de pencher la tête lorsqu’elle réfléchissait, de vous regarder et de deviner ce à quoi vous pensiez. Bientôt, on se met même à avoir la sensation que les souvenir sont étés remplacés par des images photographiques – comme si la seule façon de se rappeler cette personne se trouvait désormais sur un cliché, et qu’elle devenait bidimensionnelle. Et comme ça déchire le cœur rien que d’y penser, on évite de le faire.

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Kai est mort il y a tout juste un an. J’ai vécu sans lui sur cette planète pendant trois cent soixante-cinq jours.
Trois cent soixante-six seraient vraiment trop.

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Mon dernier dîner… J’ai fait attention à chaque détail : la façon dont papa tapait du pied sur le lino, dont maman coupait tout ce qu’elle avait dans son assiette avant de commencer à manger. On la charriait sans arrêt avec ça, Noah et moi. Je disais « Attention ! TOC à l’horizon ! », et ensuite, il chantait « TOC ! TOC ! » sans savoir ce que ce terme signifiait exactement.

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