Ados et Young Adult·Dystopie

Effacée, une dystopie surprenante qui ne paye pas de mine

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martinjeffaceeTitre : Effacée (Slated)
Auteur : Teri Terry 
Publié en: 2013 (France) /2012 (Anglette)
Genre : Young Adult, Dystopie
Editeur : La Martinière Jeunesse (France) / Orchard Books (Angleterre)
Nombre de pages : 384
Prix : 15€ (Acheter)

Du même auteur : Fracturée,…

(4) Super (yo) 2054. Les criminels de moins de 16 ans sont hospitalisés, leur mémoire effacée, leur agressivité gommée et leur béatitude renforcée. Ils doivent repartir de zéro, contrôlés par un appareil greffé sur leur bras.
Kyla, 16 ans, a ainsi été «réinitialisée» et doit tout réapprendre sous le contrôle sévère de ses nouveaux parents adoptifs. Malgré son effacement, elle fait d’étranges cauchemars et se découvre des aptitudes qu’elle ne devrait plus avoir. Comme si son passé s’obstinait à remonter à la surface…
Contrairement à la plupart des Effacés, Kyla est moins encline à l’obéissance, semble être capable de supporter des situations violentes et lorsque des lycéens commencent à disparaître, elle s’interroge… Avec l’aide de Ben, effacé, lui aussi, elle décide de tenter de comprendre mais cela s’avère plus difficile que prévu. Et Kyla n’est pas certaine de vouloir assumer ce passé qu’elle sent progressivement revenir à elle…

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Quand j’ai débuté Effacée, j’avais en tête cette phrase : « Mouais, si c’est pas terrible, je laisse tomber ». Malgré le résumé, ce titre trainait dans ma PAL depuis un moment et je n’étais pas hyper motivée. J’y voyais une dystopie banale, passe-partout, qui ne me laisserai pas un grand souvenir. Je me suis trompée.

Dès les premières pages, j’ai tout de suite su que ce roman allait me plaire. Original, bien écrit, Effacée ne paye pas de mine mais offre une bouffée d’air frais à la dystopie. On accroche rapidement à cette héroïne pas comme les autres, qui n’est plus elle-même. On le sent, Kyla a quelque chose de différent. De dangereux. Si l’on aimerait prendre entièrement son parti, difficile de ne pas se demander qui elle était avant son effacement. Terroriste ? Meurtrière ? Ou bien simple innocente ?

Comme elle, on se pose énormément de questions. L’effacement est-il LA solution ? Pourquoi les gens disparaissent-ils ? Qu’est vraiment cette société étrange que l’on apprend à connaître en même temps que Kyla ?

Car l’originalité est là. Kyla s’éveille au monde, découvre tout. Tout comme nous. Et je trouve que c’est une excellente idée. Teri Terry tient là une intrigue entraînante où l’on ne peut faire confiance à personne, même pas au personnage principal. Devoir défaire le vrai du faux, apprendre à se repérer dans ce monde déstabilisant, avoir l’impression d’être, finalement, un peu le héros de l’histoire, voilà ce que nous propose l’auteur.

Je n’ai pas pu m’en empêcher, avant de terminer ma lecture d’Effacée, je me suis offert le tome 2. Parce que je voulais pouvoir le lire rapidement si l’envie m’en prenait. Et c’est difficilement que je me suis retenue de me jeter dessus. Effacée m’a bien eu. Ce roman est une tuerie très british que je vous recommande chaudement.

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Quelques citations :

J’ai seize ans. Parfois, j’ai l’impression qu’on m’a enfermée dans un placard depuis ma naissance. Mais être Effacée, ça fait cet effet-là en permanence. Tout semble arriver pour la première fois : prononcer des mots simples, voir une araignée courir sur un mur, se cogner les orteils contre une chaise…
Aujourd’hui, mes parents et ma soeur viennent me chercher à l’hôpital.
Je me ronge les ongles et marmonne : «Maman, papa, Amy», pour m’habituer car je ne les connais pas. Je ne sais pas non plus où est ma maison.
Je ne sais rien. Difficile de ne pas se sentir bizarre, non ?

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– Viens, Kyla. Tu es attendue.
– Je suis obligée ? Je ne peux pas rester ici ?
Elle fait non de la tête, avec une lueur d’impatience dans les yeux. Elle doit avoir entendu cette requête des milliers de fois. Enfin, 19 417 fois – au moins, puisque mon Nivo porte le numéro 19418.

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Douleur atroce. Le monde est douleur, il n’y a rien d’autre.
C’est une pulsation brûlante, un étau rougeoyant qui se resserre sur tout mon être : ce que je suis, ce que j’ai été, ce que je pourrais devenir.

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martinjeffacee 238 Fracturée

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Dystopie

New Victoria : Zombies, Ambiance Victorienne et compagnie…

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51Fx0s5MrHLTitre : New Victoria tome 1 (Dearly Departed)
Auteur : Lia Habel
Publié en: 2012 (France) /2011 (USA)
Genre : Dystopie, Zombies
Editeur : Castelmore (France) / Del Rey (USA)
Nombre de pages : 576
Prix : 17.20€ (Découvrez-le !)

Du même auteur :

(6) énorme coup de coeur (yo)Nora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cœur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants… comme sur les morts.

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Ah New Victoria ! Je vous ai déjà dit que j’aimais les zombies ? Je suis une grande fan depuis un moment déjà de tout ce qui est gore, cadavre ambulant et mangeur de chair pourrissant. Quand j’ai débuté ce roman pourtant, je n’avais du tout en tête que je tenais là, une histoire aussi particulière que celle-ci. Car contrairement à ce que cette couverture laisse paraître, New Victoria n’est en aucun cas issu de l’univers steampunk.

On aurait pu le croire pourtant. Mais il s’agit en fait…. d’une dystopie ! Et vous savez à quel point j’aime les dystopies ! Pour le coup, celle-ci s’éloigne des clichés du genre maintes et maintes fois utilisés pour développer un univers futuriste où la société est revenue à l’époque victorienne. Ou plutôt, Néo-victorienne. Quelle bonne idée !

EVERYTHING IS SO FANCY

On y suit Nora, jeune fille plutôt sympathique, à laquelle on accroche très vite. Manque de bol pour elle, son père est mort et sa tante, avec qui elle vit, dépense sa fortune à tout va. Résultat des courses, Nora n’a plus le choix, sa tante est bien décidée à lui trouver un bon parti au portefeuille bien florissant. Un projet très rapidement entravé par un concurrent plus très frais, mais assez mignon. Nora est enlevée par une meute de zombies et ceux-ci, contrairement aux apparences, n’en ont pas après sa chair fraiche. Nora va devoir ouvrir son esprit et découvrir que son monde est en train de changer à jamais…

N’empêche, quand on y pense, c’est plutôt effrayant. Vous êtes là, tranquillement chez vous, à siroter un thé dans votre belle tenue de soie, dans un style très british, quand tout à coup, vous découvrez que vous avez le choix entre suivre un mec étrange, à l’air plus mort que vivant et vous faire embarquer par un groupe de cadavres peu commodes.

Heureusement pour Nora (et pour nous), celle-ci a un sacré caractère ! New Victoria est assez dense. Il y a largement de quoi faire avec ses 576 pages. Mais on ne s’ennuie pas une seule minute. Lia Habel a une imagination débordante et nous en fait profiter pour notre plus grand plaisir offrant un roman original, ne ressemblant à aucun autre.

J’ai aimé ce roman et cette héroïne à forte tête. New Victoria est à découvrir pour qui souhaite se divertir et se plonger dans une histoire ne ressemblant à aucune autre !

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Quelques citations :

– Voilà une chose que nous n’avons pas. La Bourse. Qu’est-ce qu’une action? Un morceau de papier et une promesse? C’est pour la même raison que nous n’avons pas de billets de banque: nous ne jouons pas avec ce qui n’existe pas.

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J’avais une terrible envie de lever les yeux au ciel, mais on nous déconseillait de le faire. Les muscles qui entouraient les yeux étaient toujours parmi les premiers à lâcher.

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-Lâchez-moi! Hurlai-je.
Je le frappai de ma main libre, dont il s’empara également.
-Miss Dearly, je vous en supplie, essayez de comprendre! Vous êtes en danger! Je suis ici pour vous aider…Votre père voudrait que je vous aide!
Cette allégation était si ridicule que, sans m’en rendre compte, je cessai de ma débattre pendant une seconde.
-Mon père est mort! A moins que vous ne veniez de l’au-delà, je suis certaine que vous n’aviez pas la moindre idée de ce qu’il veut!
L’homme cessa de lutter également et, avec une pointe d’amusement dans la voix dit:
-Eh bien, à ce propos…

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Ados et Young Adult·Dystopie·Lumen éditions

Dualed tome 2 : Divided, potentiel mal exploité

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81-yaO7-OHLTitre : Dualed tome 2 : Divided
Auteur : Elsie Chapman
Publié en: 2014 (France) /2014 (USA)
Genre : Dystopie, Young Adult
Editeur : Lumen (France) / Random House (USA)
Nombre de pages : 377
Prix : 15€ (Lire ce livre)

Du même auteur : Dualed

(3) mmmmh (yo)West Grayer en a terminé avec sa vie de tueur à gage. Elle a vaincu son double, sa jumelle génétique élevée dans une autre famille, et prouvé qu’elle avait droit à un futur à Kersh. Elle est prête désormais à mettre le passé derrière elle. Mais le Conseil, l’instance dirigeante de la cité, ne l’entend pas de cette oreille. Ils cherchent à la convaincre de tuer une dernière fois, et ne manquent pas d’arguments. Quand West découvre que sa cible est un des fantômes de son passé, elle comprend que la situation est en train de lui échapper. Le Conseil ment : si elle veut survivre, elle va devoir lever le voile sur son histoire personnelle. Jusqu’où iront les autorités pour préserver leurs secrets ? Et West, pour sauver ceux qu’elle aime ? Le chasseur est désormais la proie ! Action en pagaille et rebondissements électriques, les masques tombent enfin dans la suite de Dualed, le thriller dystopique haletant d’Elsie Chapman.

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Quand Dualed, le premier tome de cette dystopie en deux actes (?) est sorti, j’ai tout de suite accroché au résumé. C’était original, bien pensé, prenant et psychologiquement intense. Alors forcément, quand la dernière page a été tournée, je me suis lancée immédiatement dans des recherches pour en savoir plus sur ce second tome à paraître. Je le savais pour avoir lu les avis sur Goodreads, Divided avait déçu. Beaucoup. Les lecteurs américains reprochaient à cette suite de manquer d’originalité et de partir un peu dans tous les sens. Je dois reconnaître aujourd’hui, être du même avis qu’eux.

En débutant Dualed, je m’attendais à ce que l’auteur plonge West dans une quête pour la liberté qui prendrait deux tomes. Imaginez donc ma stupeur quand tout s’est réglé en un volume. Que nous réserverait Divided ? Elsie Chapman trouverait-elle LA bonne idée pour ne pas laisser retomber le soufflé ? Visiblement pas. Nous suivons West, plusieurs mois après la fin de sa traque. Elle est désormais confirmé et retraitée de ses activités illicites. Manque de pot, le Conseil n’ignore en rien la vraie nature de la jeune femme. C’est donc à coup de chantage que West va devoir reprendre du service.

Divided commence donc sur les chapeaux de roues. Pas de place pour l’ennui, tout va très vite dans ce tome. Trop, vraisemblablement. Elsie Chapman a clairement une idée en tête. Mais un tome pour la développer n’est pas suffisant. Que West reprenne du service, soit, que l’on nous sorte l’histoire de la cité et les origines de cette traque à l’existence par laquelle passe chaque citoyen de Kersh, bof. Il aurait fallu commencer à en parler dès le premier tome, afin de placer plus idéalement l’intrigue mise en avant ici. On aurait pu alors comprendre le pourquoi de toute cette histoire. Mais au lieu de ça, l’auteur met la charue avant les boeufs et balance le tout.

NOT COOL

Il faut donc gérer cette histoire de chantage foireux auquel West est mêlée (la raison pour laquelle la jeune femme accepte, très sincèrement…. n’est clairement pas valable.), les origines de la Cité, les découvertes importantes sortant de nul-part et les remords de la demoiselle. C’est bien simple, ce second tome propose, à lui seul, des intrigues développables dans une trilogie (si l’on commençait par le tome 1). Et c’est dommage parce que la plupart sont bonnes et mériteraient d’être développées.

Impossible de savoir si un troisième tome va voir le jour et donc, de savoir si les éléments qui pourraient amener à une suite intéressante seront exploités. C’est sur une note décevante et une impression de bâclé que l’on termine Divided. Dommage.

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Quelques citations :

– J’ai tellement peur de tout rater
Et de mourir. Ou de ne pas mourir et de redevenir plus chasseuse qu’autre chose.
– C’est mieux que de ne pas avoir peur du tout, je crois. ça signifie que tu sais ce qui est en jeu : tu réfléchiras à deux fois avant de faire quoi que ce soit que tu pourrais regretter. ( Il me prend les mains, caresse mes marques). Elles font partie de toi, mais elles ne sont pas tout ce que tu es.

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Ados et Young Adult·Dystopie·Territoires

Mothership, un WTF comme on les aime !

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Mothership TerritoiresTitre : Mothership
Auteur : Martin Leicht & Isla Neal
Publié en: 2013 (France) /2012 (USA)
Genre : Dystopie, Young Adult, Alien
Editeur : Territoires (France) / Simon & Schuster (USA)
Nombre de pages : 368
Prix : 17.50€ (Lire ce livre)

Du même auteur :

(6) énorme coup de coeur (yo)Elvie, 16 ans, n’avait pas prévu de tomber enceinte de Cole, le beau gosse du lycée. Elle mène des études brillantes pour devenir ingénieur et n’a pas l’intention de s’embarrasser d’un bébé ! Son père, toujours prêt à gérer les crises, l’envoie sur une ancienne station spatiale transformée en maternité pour mineures ! Première surprise : sa pire ennemie est là, enceinte elle aussi. Deuxième surprise : la maternité est attaquée par un commando mené par… Cole qui lui annonce que les profs sont des aliens ! Elvie est bien décidée à sauver sa peau et à retourner sur Terre vite fait. Et il semblerait que Cole ne soit pas si crétin que ça finalement…

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Quand j’ai entendu parler de Mothership, je n’étais pas vraiment convaincue, que ce soit par l’histoire ou par la couverture (il faut avouer qu’elle est spéciale). Pourtant, comme souvent, je me suis sentie obligée par une force supérieure, d’acheter ce livre qui, étrangement, m’intriguait.

Qu’est-ce que j’ai bien fait !

Il est impossible de vous expliquer clairement l’histoire de Mothership. Véritable Ovni, ce roman reprend les codes de la SF des sixties dans un univers futuriste moderne. De la bonne dystopie donc, avec une touche retro. Il fallait y penser ! Tous les clichés du genre sont utilisés avec brio et mélangés avec d’autres clichés comme la pom-pom girl enceinte jusqu’au coup, blonde et cruche, celle que l’on adore détester.

Dans ce roman donc, nous suivons Elvie, jeune fille mise en cloque par un garçon qui s’est barré lorsqu’elle lui a annoncé la bonne nouvelle. Pour pouvoir mener à terme sa grossesse en toute tranquilité, son père l’envoie dans un vaisseau en basse orbite spécialement réhabilité pour les adolescentes engrossées. Manque de pot pour elle, la pouf de son lycée est tombée en cloque en même temps et se retrouve du voyage. Mais un jour, leur vaisseau est pris par un commando ultra armé, aux intentions ultra douteuses. Et l’un des hommes est le père du bébé….

I LOVE THE FUTURE

La vraie pépite de ce roman, ce n’est pas son originale histoire, non non, c’est son héroïne. Des Elvie, on aimerait en avoir plus souvent. Pleine d’ironie, grande gueule, elle ne se laisse pas faire et est clairement le maillon fort de Mothership. Cette nana ne se laisse pas impressionner par ces sauveurs, prenant même les rênes de l’opération sauvetage pour sortir tout le monde de ce vaisseau à la dérive.

Complétement improbable, ce roman est un petit bijou. Un ovni à avoir absolument dans sa bibliothèque. Lisez-le, il en vaut clairement la peine ! Maintenant, c’est avec impatience que j’attends la suite !

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Quelques citations :

– Qu’est-ce qu’on va faaaaire ? gémit une voix nasillarde. Ils vont tous nous tuer et nous porter en guise de vestes !
(…)
–  Je suis trop jeune pour mourir ! hulule une voix un peu plus aiguë; J’arrive pas à y croire. J’ai jamais embrassé un garçon !
(…)
– De quoi tu parles ? rétorque la première voix. T’es enceinte.
– Ben, oui, mais je l’ai jamais embrassé. C’est genre, complètement différent.

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-Mon chéri, (…), tu es vraiment mignon. Mais tu es con comme un balai.

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-Elvie, franchement. C’est…
Le capitaine lève une main pour faire taire Cole. Il me regarde, puis le regarde.
-Archer, dit-il finalement. Vous ne seriez pas fichu de faire dans un seau s’il était attaché à votre arrière-train. On va donc suivre la demoiselle.

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Mothership Territoires

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Ados et Young Adult·Dystopie·Lumen éditions

In the After, vous ne verrez plus jamais le silence de la même manière…

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Ils entendent le plus léger des bruits de pas. Ils sont plus rapides que le plus rapide des prédateurs. Et ils ne renonceront pas… tant que vous serez vivant ! Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroit dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ? Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais ils ne fait que commencer !sans-titre-12

Nouvelle dystopie parue chez Lumen, In the After est le premier roman de Demitria Lunetta, une amatrice de dystopie comme vous et moi. Un point qui semble sympathique au début, mais qui se transforme en défaut très rapidement…

Car, pour les habitués du genre, il est difficile de ne pas se rendre compte que l’auteur exploite tous les éléments possibles de la dystopie dans une seule histoire : aliens, éradication de l’humanité (La 5e Vague), societé préservant l’humanité contre la liberté de ses pairs (Divergent, Hunger Games), une héroïne combative qui se lance dans l’action (Idem, Enclave), des secrets bien gardés, des révélations changeant l’image que le héros a de son monde, bref, rien n’est oublié.

Et c’est là quand même, le principal défaut d’In the After. Car, l’auteur, à tout utiliser, fait preuve de manque d’imagination.On ne retrouve aucune originalité pouvant démarquer son histoire des autres avant la troisième partie de son intrigue (soit les 100 dernières pages). Même au niveau des personnages, rien ne semble sortir du lot. Difficile de sympathiser avec Amy au début. Quant à Rice, rien à dire, il est le parfait modèle masculin utilisé dans l’univers dystopique : sympa, mignon mais pas trop, prêt à tout pour sauver la seule fille qu’il ait vu depuis des années (Ah l’amour dystopique ! On y fait pas attention, mais on adore ces histoires d’amour où les héros tombent amoureux de la première personne de sexe opposé qu’ils rencontrent. C’est bête, mais ça fait mouche). Seule Baby nous envoûte immédiatement. Impossible de ne pas craquer pour elle, seule personnage intrigant vraiment élaboré. Là où il faut attendre qu’Amy se construise, Baby est déjà dans nos coeurs dès les premières pages.

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Néanmoins, au delà de ça, on ne peut le nier, In the After se lit plutôt bien. On passe un bon moment à la lecture même s’il faut attendre les 100 dernières pages pour voir enfin le potentiel du titre. On le sent, l’auteur se lâche dans cette partie où elle prend enfin ses marques et met en avant ce qui manquait dans les deux précedentes : l’élément original de son histoire. Amy devient plus badass et ce qu’elle vit, ce qu’elle devient pour survivre donne envie de la suivre dans la suite de ses aventures. J’ai aimé cette partie qui nous fait oublier les défauts des deux premières. Même s’il n’y a pas vraiment de surprise (ou alors c’est moi qui cogite trop rapidement), je me suis plongée corps et âme dans In the After. Et malgré ses défauts, ce titre a su s’imposer comme un parfait moment d’évasion lorsque je m’y suis plongée.

Je vous conseille donc la lecture d’In The After. Si, comme moi, les déjà-vu / déjà-lu vous gênent, accrochez-vous, continuez à lire et vous pourriez bien être surpris. J’attends maintenant avec impatience le tome 2 : In the End, qui propose enfin cette dose d’originalité tant attendue dans In the After. Il aura fallu attendre que l’auteur prenne ses marques, mais ça en valait clairement la peine !

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Quelques citations :

Les films d’horreur ont tout faux. Les monstres ne peuplent pas nos nuits, ils n’attendent pas patiemment, tapis dans l’ombre, le bon moment pour surgir. Ils chassent le jour, en pleine lumière, quand la visibilité est à son maximum.
La nuit, si par miracle vous parveniez à ne faire aucun bruit, ils pourraient presque vous frôler sans même remarquer votre présence.

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Quand je repense à cette première expédition avec l’expérience que j’ai aujourd’hui, je sais que c’est un véritable miracle que j’aie survécu.

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Ce soir-là, j’ignorais encore qu’Ils sont attirés par la clarté comme le papillon par la flamme. En fait, je sais maintenant qu’Ils ont la vue basse. Tout ce qui brille Les attire, et Ils commençaient déjà à comprendre qu’au milieu de l’obscurité, toute source de lumière était quasi synonyme de présence humaine. C’est-à-dire, pour Eux, de repas facile.

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