Humeur·Lire en VO

Lire en anglais : Vous avez dit inaccessible ?

cropped-grunge_flag_of_the_united_kingdom__union_jack-wallpaper-960x5403sans-titre-12Quand on est féru de littérature YA, il vient un moment où l’offre présentée en France n’est plus suffisante, quand les éditeurs ne décident pas d’arrêter leurs séries à un tome de la fin. On aimerait bien suivre le chant des sirènes américaines avec leur choix conséquent et leurs prix attractifs. Mais lire en anglais, pour beaucoup, ça fait peur. Je vous propose aujourd’hui un petit article pour vous prouver que se mettre à de la VO n’est pas réservé aux parfaits bilingues.

Quand j’ai décidé de me mettre à la lecture en VO il y a quelques années, c’était pour pouvoir me plonger dans les Harry Potter dès leur sortie anglaise. Je ne pouvais pas attendre la VF. J’ai donc commencé avec le tome 5, rapidement mis de côté face à ses nombreuses descriptions qui ont eu raison de mon piètre niveau (j’étais, à l’époque, encore au collège). J’ai réitéré avec le tome 6 dont le destin fut similaire. Ce n’est qu’au tome 7, archi motivée pour connaître la fin des aventures de mes héros préférés que je me suis plongée à cœur perdu dans ces centaines de pages dans une langue que je ne maîtrisais pas encore tout à fait. Et ma persévérance a payée.

Dico ou pas dico ?

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Il faut savoir que, ce qui bloque lorsque l’on décide de se mettre à la lecture VO, c’est que l’on cherche à comprendre absolument chaque mot. Un blocage qui rend la lecture rapidement insoutenable. Il faut donc d’abord apprendre à lire tout en acceptant de ne pas tout comprendre. De cette façon, on se rend compte que, même si certains mots nous échappent, le sens de la phrase se révèle malgré tout. Dégagez votre dico anglais-français, vous n’en aurez pas besoin. Car vous verrez qu’au fur et à mesure de la lecture, le sens de certains mots finiront par vous apparaître naturellement. Préférez plutôt un outil comme Reverso pour les mots sur lesquels vous bloquez vraiment mais donnez vous une limite de 3 mots maximum par page. Ainsi, vous vous sentirez bien plus libre dans votre lecture.

Commencer la lecture en VO avec quel livre ?

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Pour améliorer votre anglais tout en prenant du plaisir, choisissez votre lecture selon votre niveau. Si vous débutez, il est bien évident qu’un roman adulte sera hors de portée. Exit donc les Dan Brown, Stephen King et autre. Choisissez plutôt des livres jeunesse. Le texte y est plus simple, plus aéré et les mots moins compliqués.

Tentez également des livres que vous avez déjà lus en français. Cela vous permet de redécouvrir une œuvre que vous avez aimé sans intermédiaire entre l’auteur et vous. L’histoire vous sera familière et le plaisir de lecture plus important. Le principal quand vous choisissez votre livre, c’est que l’intrigue vous donne envie. Car c’est cette envie qui vous motivera vraiment. N’hésitez pas à chercher des extraits sur le net si vous commandez en ligne ou de commencer à lire les premières pages si vous êtes en magasin. Le feeling se fera tout seul. Je vous déconseille les Harry Potter si votre anglais est hésitant. Comme dit plus haut, J.K. Rowling propose beaucoup de descriptions qui découragent. Idem pour Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll qui est en ancien anglais et risque de vous perdre totalement.

En revanche, la plume plus simple de Stephenie Meyer, par exemple, est agréable. Alors, certes, twilight ne plaît pas forcément à tous, mais la difficulté est moindre, pour commencer, c’est un choix stratégique. Si vous aimez le fantastique, je vous conseille également l’excellent Miss Peregrine de Ransom Riggs. Enchanteresse et très agréable, la plume de l’auteur est plus qu’accessible. Idem pour Kiera Cass avec sa Sélection de qualité.

Sinon, dans un style plus doux, les Beatrix Potter sont à tester également. Dépaysants et si mignons avec leurs illustrations vintage.

Les bandes dessinées sont aussi un bon moyen d’améliorer son niveau. Le texte est moindre et la répartition dans les bulles fait moins peur. Que ce soit du comics ou du manga, le choix est large.

Lire c’est bien, mais mon niveau n’augmente pas beaucoup, que puis-je faire ?

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En complément de la lecture en VO, vous pouvez également améliorer votre niveau en regardant vos films et séries préférés en anglais. Commencez tout d’abord à regarder vos films et séries en VO sous-titrés français. Vous verrez, c’est bien plus agréable et vous découvrirez des nuances inexistantes en VF. De plus, vous pourrez ainsi augmenter votre vocabulaire sans vous en rendre compte. Quand vous commencez à être à l’aise avec la VOSTF, passez vos sous-titres en anglais. Ainsi vous vous immergerez totalement dans la langue de Shakespeare. Cela vous permettra de mémoriser la grammaire des mots que vous entendez. Et vous verrez qu’au fur et à mesure, votre compréhension s’améliora d’elle-même. Si bien que vous pourrez vous passer totalement des sous-titres.

Cette technique, je l’ai moi-même appliquée. Et aujourd’hui je regarde Outlander où l’accent écossais est en force en VO sans sous-titres. Je ne maîtrise pas encore tout mais chaque visionnage me permet de comprendre de plus en plus de mots et d’expressions. C’est un moyen beaucoup plus ludique et agréable pour se remettre à l’anglais que de reprendre les méthodes avec CD habituelles. Et puis ça permet de décortiquer les accents et les prononciations grâce à l’oreille. Et ça coûte moins cher.:)

Plus vous lirez et regarderez en VO et plus votre choix de livres en VO s’agrandira. Et vous aussi vous pourrez vous dire : je l’ai fait, ce n’est pas impossible !

sans-titre-12Quelques titres pour bien commencer :

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Humeur

L’état des livres : la bête noire du lecteur

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Je ne sais pas vous, mais moi, je suis une vraie maniaque quand il s’agit de l’état de mes livres. Je suis capable de rester un bon quart d’heure devant une pile de bouquins pour déterminer lequel est le plus neuf possible. Le moindre coin corné, la moindre marque et c’est le drame. Mon livre, je l’aime neuf et pas autrement.

Voici le top 5 des pires états de livre neuf qui déclenchent chez moi, une mini crise cardiaque :

  1. L’horrible coin corné :Il est là, tapi dans vos pires cauchemars. Le petit coin corné, le petit point blanc qui va gâcher la si belle couverture de votre livre. Il n’est que d’un millimètre, mais c’est le drame. Vous aurez beau l’aplatir, passer et repasser le doigt dessus, persuadés qu’en le lissant, il disparaîtra comme par magie, rien n’y fait. Cette saloperie continue de vous narguer.
  2. Le plastique qui se décolle.Plus vicieux encore que le coin corné, cette couche plastifiée que l’on ne remarque jamais est un vrai enfer quand elle commence à se décoller. Ne prenez jamais un livre ou vous voyez cette couche en train de se barrer petit à petit, parce que sinon, vous êtes foutus. Plus vous transportez votre livre, plus elle grandit et devient dégueulasse. Et l’enlever n’arrangera rien, bien au contraire !
  3. La trace d’imprimerieC’est rare, mais ça arrive. Vous vous retrouvez devant une belle pile du livre qui vous fait tant envie depuis des mois. Mais chaque exemplaire possède une marque, une ligne quasi invisible mais visible un peu quand même. Et elle passe en plein milieu de cette splendide couverture qui vous a tant fait baver. Que faire ? L’ignorer ou tenter une autre librairie en croisant les doigts pour que le tirage soit différent ? Dilemme, dilemme !
  4. Le dos «ridé»Là, c’est carrément la loose. Votre exemplaire est parfait, de A à Z : Pas de coins cornés, pas de plastique dégueu, pas de marque. Parfait je vous dit ! Oui mais, là, sur le dos, qu’est-ce que c’est ? Une ride ? Eh zut ! C’est le légendaire dos ridé. Ce fils de **** bien planqué que vous ne remarquez que quand vous avez acheté votre bouquin. Ce défaut qui sort d’on ne sait où et qui est impossible à améliorer. Et impossible également d’échanger le dit livre à moins de passer pour un(e) timbré(e) auprès du libraire. Vous l’avez dans l’os, et à chaque fois que vous regarderez votre bibliothèque, il sera là à vous narguer !
  5. Le special Bdphiles (spéciale anecdote de mon époque en Libraire Spé BD) :

    Un véritable collectionneur qui se respecte vous le dira : si votre BD ne craque pas, elle n’est pas neuve ! Le sacro-saint « Crack », ce bruit béni qui rend dingue les Bdphiles les plus maniaques. Et attention si aucune BD de la pile ne produit ce son divin ! Vous, libraires, aurez le droit à un regard noir et, si vous êtes chanceux, à une belle réflexion ! « Vos BD’s ne sont pas neuves, elles ont été lues avant, ce n’est pas possible autrement ! », quant bien même vous lui soutiendrez mordicus que «Ah si si monsieur ! Je les ai sorties moi-même du carton de nouveautés ». Le Bdphile maniaque ne vous croira jamais. Une BD neuve qui ne craque pas, on a jamais vu ça !

Est-ce que ces situations vous parle ? Ça vous arrive aussi ? Est-ce que vous faites parti des maniaques comme moi ou bien est-ce qu’un livre abîmé (dans le cas de l’occaz, s’il n’est pas cher) ne vous dérange pas le moins du monde ? Quelles sont vos petites manies ?sans-titre-12

Beaux livres·Humeur

Qui a dit que beau livre rimait avec excessif ?

The Folio Society

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Si je suis une lectrice addictive (plus de 1600 livres chez moi, au grand dam de mon conjoint), je suis également une collectionneuse avérée. J’aime les livres, mais encore plus, j’aime les beaux livres et les éditions spéciales. Je sais ce que vous allez me dire : Oui, les beaux livres, c’est bien mais c’est souvent cher et le budget, lui, n’est pas extensible. Et vous avez raison ! Mais sachez qu’il est possible de trouver de belles trouvailles à prix raisonnable. Si beaucoup demandent un bon niveau en anglais, d’autres, 100% françaises combleront les anglophobes. Cet article est là pour vous les faire découvrir. Je décline toute responsabilité concernant des craquages possibles ou l’extension irraisonnable de votre PAL.:p

Cher ? Pas cher ? Qu’est-ce qui explique le prix d’un livre ?

Il faut savoir qu’en France, c’est l’éditeur qui fixe le prix des livres. Une obligation de la loi Lang. Ainsi, cela permet de trouver un livre au même prix partout. Que ce soit sur le net ou dans des librairies physiques. Cette loi a été instaurée pour éviter la disparition des petites librairies au profit des grands comme la Fnac. Dans ce prix, il faut compter la fabrication du livre (le papier qui est souvent cher, l’imprimeur, les effets spéciaux selon les livres : verni, lettres gaufrées, etc.), le pourcentage du libraire (qui doit bien vivre aussi), le pourcentage de l’éditeur (le livre doit bien lui rapporter) mais surtout, le pourcentage de l’auteur (assez moindre) et, si le livre est étranger, le prix de la licence que l’éditeur achète pour l’adapter et, bien sur, le traducteur.

Tandis qu’à l’étranger, et en particulier aux USA (le pays qui nous intéresse ici), le prix est souvent libre et donc, fixé par les librairies. Rajoutons que toute la partie traduction et achat de licence est inexistante (forcément). Le livre revient donc moins cher à produire et les éditeurs peuvent se permettre de réaliser de belles éditions à bas coût. Surtout que, souvent, il s’agit de belles éditions sur des classiques dont l’auteur est mort depuis plus de 70 ans et où les droits d’adaptations sont libres. Beaucoup font également fabriquer le livre à moindre coût à l’étranger, notamment en Chine (Une tendance qui arrive également chez nous pour certaines éditions).

Après cette petite partie technique, je vous présente donc les collections phares, à retenir pour leur qualité, leur originalité et leurs petits prix :

Barnes & Noble et sa collection Leatherbound Classic.

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Cette méga chaîne de librairie, n°1 aux USA, propose depuis plusieurs années des éditions cuir de grands classiques de la littérature adulte et enfantine. Celles-ci sont soignées, avec de nombreux effets, et une tranche systématiquement dorée (ou de couleur selon les titres). Quand au prix, les plus gros livres (entre 600 et 1000 pages) tournent aux alentours d’une vingtaine d’euros, quant aux plus petits (entre 200 et 500 pages), B&N les proposent aux alentours de 10€. On peut les trouver facilement sur plusieurs sites internet comme The Book Depository ou même Amazon mais plus cher puisque proposés par d’autres revendeurs que B&N (et donc avec une marge rajoutée). Mieux vaut donc passer directement par la librairie éditrice. D’autant qu’avec une commande de plusieurs titres, les frais de ports ne sont pas si excessifs que cela et les livres arrivent en très bon état. J’ai fait plusieurs commandes chez eux, et je n’ai jamais été déçue.

Barnes & Noble et sa collection d’éditions exclusives

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Restons chez B&N avec une autre collection vraiment intéressante. Car cette chaîne est également réputée pour ses éditions exclusives. Ainsi, on trouve souvent des éditions gorgées de bonus inédits avec des couvertures retravaillées et parfois, signées par l’auteur en personne. Ce fut ainsi le cas pour The Land of Stories 3 de Chris Colfer ou encore pour le troisième et dernier tome de la Sélection de Kiera Cass. Ces éditions sont au même prix que les standardes mais beaucoup plus limitées. Il suffit de payer les frais de port en plus (souvent raisonnables chez B&N) mais cela vaut le coup. Car une fois épuisées sur le site, on ne retrouve nul-part ces éditions. Exemple avec le collector de Fangirl (l’une des trois disponibles prochainement. En effet, B&N propose une version rouge, Amazon, une version rose, et Indigo, une version Jaune). et l’édition signée pour The Heir, le premier tome de la nouvelle trilogie située dans l’univers de la Sélection.

Les éditions en cuir

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C’est la grande mode de l’édition en ce moment, les éditions en cuir font leur bout de chemin. Certains éditeurs sont même spécialisés dans ce genre de livre comme Canterbury Classics qui a développé toute une collection : les Word Cloud Classics. On y trouve Dracula de Bram Stoker, Les Contes de Grimm, Jane Eyre de Charlotte Brontë, toute l’oeuvre de Jane Austen,… Les ouvrages se distinguent par des couleurs et du texte gravé sur la couverture. J’ai découvert cette collection récemment sur Tumblr et j’ai craqué pour Dracula. Le livre a fait son effet et j’ai désormais hâte de pouvoir me prendre tous les Jane Austen et le Jane Eyre que l’éditeur propose.

L’année dernière, les fans de Tolkien ont pu se satisfaire de deux éditions superbes en cuir également, signées, toutes les deux Houghton Mifflin Harcourt. L’intégrale du Seigneur des Anneaux en un seul gros livre en cuir gris et un coffret comprenant le Hobbit et les trois tomes du SDA dans un coffret en cuir lui aussi. En France, la tendance commence à arriver grâce à Bragelonne qui vient de débuter une collection : STARSayant pour but d’allier grands noms et beaux livres à petit prix (16,90€, prix unique de la collection). On y compte déjà Raymond E. Feist avec Magicien : L’Apprenti, Peter F. Hamilton avec Dragon Déchu et Brent Weeks avec La Voie des Ombres. Cette collection qui devait être temporaire est devenue permanente suite au succès rencontré par les premières sorties.

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Les Puffins Classics

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Les férus de beaux livres ne pourront que craquer pour cette collection. Penguin ne fait pas les choses à moitié. Avec un côté rétro aussi sympa, ces éditions font leur effet dans une bibliothèque. Couvertures tissu, illustrations minimalistes, cette collection a déjà de belles années derrière elle et fait figure de poids lourd.

Les Puffins in Bloom

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Petite dernière de chez Penguin, cette collection reprend la même recette que les Classics mais avec une illustration plus poussée signée Anna Bond. Colorée, vintage, elle se révèle plus travaillée que la première. Toute récente, elle ne compte que quatre titres pour le moment : Heidi, Little Women, Anne of Green Gables, et A Little Princess. Alice’s Adventures in Wonderland est la prochaine addition à la collection.

La Bibliothèque du collectionneur

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Un éditeur en France a relevé, avec brio, le pari du beau et pas cher. Archipoche nous comble déjà depuis 2011 avec La Bibliothèque du Collectionneur, version française de la Collector’s Library , une collection de livres plus petits que des poches, reliés avec jaquette et tranches dorées. Elle permet de (re)découvrir des œuvres tombées dans le domaine public, grands classiques de la littérature dans un format transportable. Les prix varient entre 7 et 15€ selon l’épaisseur du roman. Charlotte Brontë, Jules Verne, Dickens, Jane Austen, Stendhal, Mary Shelley figurent parmi les auteurs mis à l’honneur. En novembre 2014, Archipoche a publié deux éditions grand format, reliées, avec dorures et couverture en simili-cuir : une Intégrale des œuvres de Jane Austen et une de Sherlock Holmes, toutes deux illustrées, pour un prix de 32€.

Le Mois du Cuivre

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C’est une collection phare de Bragelonne, attendue comme le Messie. Chaque année, l’éditeur propose une réédition de plusieurs titres de leur catalogue proposant des effets de folie. Dorures, nouvelles couvertures, de quoi rendre toute bibliothèque badass ! Le tout pour 25€ l’ouvrage en moyenne. Un prix imposant, mais raisonnable quand on voit l’effort fourni sur l’édition. Un rendez-vous immanquable pour les amateurs de beaux-livres et de SFF.

The Folio Society

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C’est un éditeur anglais présent sur le marché depuis plusieurs années et dont les livres se vendent directement sur son site internet (certaines librairies anglaises en proposent directement en boutique). Les prix varient entre une vingtaine d’euros et une centaine selon l’édition proposée (il y en a des limitées, des méga luxes….). Avec un style unique parfois très vintage, les Folio Society sont un must-have pour tous les amateurs de beaux livres.

Je vous l’avait dit ! Impossible n’est pas beaux-livres ! Et que l’on soit fort dans la langue de Shakespeare ou non, il y a de quoi se procurer de belles éditions pour presque rien. Vous n’avez donc plus d’excuses pour craquer !sans-titre-12

Ados et Young Adult·Humeur

La Belle Colère, un éditeur aux livres mal genrés

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler, non pas d’un livre, mais d’une maison d’édition toute jeune : La Belle colère. Sur ses deux parutions, je n’en ai vu aucune chroniquée dans la communauté bloguesque. Et cela m’a interpellée. Pourquoi ? Parce que La Belle Colère publie de la Young Adult.

Enfin, pas vraiment. Du moins pas pour eux. Ne vous attendez pas à trouver leurs livres dans le rayon YA d’une librairie, l’éditeur, et c’est la raison pour laquelle j’avais envie de vous en parler, vend ses livres comme, je cite «  des romans pour adultes dont les héros sont des adolescents. Des livres qui s’adressent aux adultes et se tendent, une fois refermés, aux plus jeunes, non pas parce qu’ils seraient adaptés à leur « niveau de lecture », mais simplement parce qu’ils nous ont profondément marqués. »

Ah.

Ce n’est pas ce que je lis moi, quand je regarde leur classement dans leur pays d’origine.

hester_dayDisons-le clairement, je n’aurai, moi non plus, jamais entendu parler de cet éditeur si une gentille consœur de chez Gibert Jeune ne m’avait pas parlé de Dieu me déteste, son dernier coup de coeur en date, comme d’un ouvrage proche de Nos Etoiles Contraires. De toutes les librairies visitées, c’est la seule qui classait l’ouvrage en Young Adult. Forcément, donc, quand j’ai vu au boulot que le livre était rangé en littérature étrangère, cela m’a interpellé et j’ai décidé de faire quelques recherches.

En deux-trois clics, j’ai donc découvert que Dieu me déteste et La Ballade de Hester Day, sont classés sur Goodreads comme : Young Adult et Teen. Certains diront que ce n’est pas un argument suffisant. Peut-être. Mais ce qui a fini de me convaincre, c’est de voir l’éditeur de Dieu me déteste (Somebody Up There Hates You) : Algonquin Young Readers. Ok, je pense que là, tout est dit.

2221100Mais alors, pourquoi retrouve-t-on ces deux livres dans le mauvais rayon ? Pourquoi La Belle Colère tente de nous vendre ses livres comme des livres pour adulte mais que l’on pourrait refiler aux jeunes après ?

Pourquoi fausser les gens en leur faisant penser qu’un livre n’est pas de la Young Adult ? La Belle Colère a-t-elle honte de donner le genre véritable de ses ouvrages ?

Il semblerait pourtant que l’éditeur aime le genre. Serait-ce alors une tentative de démocratisation du genre YA ? Mais pourquoi tenter de démocratiser un genre qui l’est déjà ?

dieu-deteste-1537398-616x0Pour rappel, le public majeure de la Young Adult a entre 18 et 34 ans. Ce sont donc des adultes qui lisent le plus Nos Etoiles Contraires, Vampire Academy, Love Letters to the Dead ou encore twilight (rappelez-vous les twilight Moms).

C’est comme si, demain, un éditeur décidait de publier Harry Potter en littérature étrangère parce que, derrière le côté un peu enfantin, c’est un livre finalement destiné aux adultes au vu des thèmes traités.

17302690Peu importe ce qu’on en dit, si un livre est genré, dans son pays d’origine, comme de la Young Adult ou de la jeunesse, il est, et restera partout, dans tous les pays et dans toutes les langues genré de la même manière. Alors pourquoi cacher sa véritable nature aux lecteurs ?

Si Dieu me déteste et La Ballade d’Hester Day (qui à l’air génial au passage), avaient été classés comme ce qu’ils sont réellement, je pense que nous autres, blogueurs litté, nous en aurions beaucoup plus parlé. Non pas que nous lisions moins de littérature étrangère, mais parce que la YA est un genre que nous apprécions, que nous aimons mettre en valeur et promouvoir. Nous sommes adultes, nous adorons la Young Adult et nous n’en avons pas honte. Je suis libraire, je conseille tous les jours de la YA, très souvent à des adultes et eux, comme moi, nous n’en avons pas honte.

Je reste donc sceptique sur ce choix mais souhaite beaucoup de succès à cet éditeur.sans-titre-12

 

Humeur

Quand Amazon cautionne le plagiat…

plagiatDepuis hier, la blogosphère est secouée par une nouvelle affaire de plagiat et cette fois, je fais partie des plagiés. J’ai été alertée de cette affaire grâce à un post de Clara sur Facebook informant qu’une certaine Coline donnait son avis sur des livres dans les commentaires du site Amazon en copiant allégrement des avis de blogueurs publiés sur le site communautaire Babelio. Plus de 700 avis publiés et une très grande partie d’avis plagiés (environ une trentaine de blogueurs concernés, certains ayant été plagiés sur plusieurs billets). En ce qui me concerne, la donzelle a copié-collé mon billet sur le roman de Marc Lambron, Tu n’as pas tellement changé ( voici le lien vers « l’avis » de Coline, pour constater le plagiat). J’avais publié mon avis sur le site de Cultura, je pense que c’est là qu’elle l’a repris.

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