Littérature Etrangère·Pocket

L’Héritage – Katherine Webb : Tragiques secrets de famille….

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9782266230841Storton Manor, Angleterre. Un somptueux domaine où les soeurs Calcott ont passé toute leur enfance, jusqu’à la disparition mystérieuse de leur cousin Henry. 

À la mort de leur grand-mère, Beth et Erica reviennent au manoir, laissé à l’abandon depuis des années. En découvrant par hasard une étrange photo, elles vont mettre au jour un terrible secret, qui pèse sur leur famille depuis quatre générations.

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C’est un roman dont la couverture absolument sublime m’a envoûtée que je vous présente aujourd’hui. Un roman unique et bourré de mystères. Un vieux manoir en Angleterre, un héritage lourd, une disparition, des secrets de familles vieux de plus de cent ans, voilà ce qui nous attend nous et nos deux héroïnes, Beth et Erika.

À la mort de leur grand-mère, les deux jeunes femmes héritent du manoir familial. Seule condition à ce beau cadeau : y vivre. Si elles décident de quitter la demeure, celle-ci sera vendue et la recette distribuée à des œuvres de charité. Peu emballées à l’idée de revenir dans les murs qui ont à jamais marqués leur enfance, elles décident néanmoins d’essayer….. Car bien que 20 ans soient passés, la disparition de leur cousin Henry hante encore les jeunes femmes. Si Erika était trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit, il semble que sa sœur Beth, plongée dans une profonde dépression depuis, cache quelque chose. Sait-elle ce qui s’est véritablement passé ?

Je ne supporte pas l’idée que l’on jette à la poubelle les fragments de nos vies, comme autant de rebuts.

J’aime bien ce genre de lecture de temps en temps. J’adore les histoires de familles un peu tragiques. J’avais besoin de mystère, de changement et ce roman est tombé à pic. Naviguant sur plusieurs époques et plusieurs lieux, découvrant plusieurs personnages, dont certains très touchants, les secrets de famille des deux héroïnes se dévoilent peu à peu. Des secrets lourds de conséquences qui marqueront la lignée sur pas moins de quatre générations. Coups du sort, peurs, mauvais jugements, tant d’éléments qui nous tombent également dessus.

Je ne regrette qu’une chose : l’absence de quelques bon vieux fantômes. L’ambiance du roman s’y prête bien. Ceci dit, ce n’est pas parce qu’on ne parle pas d’eux, qu’ils ne sont pas là. On les sent tout au long de la lecture, ces hommes et ces femmes qui ont vécus dans ces murs.

J’ai décidé d’accepter de ne pas tout comprendre, de ne pouvoir combler tous les blancs. Le passé engloutit certaines choses, d’où la fascination qu’exerce son mystère.

Rarement roman m’aura tant marqué. L’ambiance si particulière de ce livre en fait une lecture parfaite pour l’automne qui pointe le bout de son nez ! L’Héritage est une belle découverte. Je vous le recommande chaudement si vous désirez vous évader de vos lectures habituelles.

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Grand format : Belfond – 22€ / Poche : Pocket – 8,20€

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La Bête Noire·Pocket·Polar

Coup de coeur Polar : Tu Tueras le père

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9782221146743Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…sans-titre-12

Le résumé met tout de suite dans l’ambiance : disparition d’enfant, meurtre sauvage, le temps joue contre nos deux personnages principaux et l’enquête s’annonce difficile. D’autant que le suspect n’est pas celui que l’on croit et qu’il faudra la jouer discret sans soutien policier.

Efficace dans sa narration, Tu tueras le père accroche très rapidement grâce, notamment, aux personnages : une pincée de salaud, deux bons traumatisés de la vie et un grand méchant dont la présence est aussi effrayante que malaisante, il y a de quoi faire.

– Mais tu n’as pas besoin de dormir ?
– Je connaissais un type qui ne dormait jamais, répondit Dante.
– Et comment il a fini ?
– On lui a tiré une balle dans la tête, maintenant il dort un peu trop.

Quant à l’intrigue, si elle commence assez classiquement : un crime, un suspect, des preuves qui semblent toutes le condamner, on se rend compte rapidement de sa complexité. Car manque de bol pour l’un de nos deux héros : personne ne croit à sa théorie. Et si on se range plutôt rapidement de son côté, c’est loin d’être le cas pour sa coéquipière de choc.

Rarement un polar aussi gros aura été aussi bon ! J’ai adoré cette lecture ! Pas de temps mort, de nombreux rebondissements et une grosse révélation finale, il y a de quoi faire. J’attends désormais avec impatience de découvrir d’autres aventures de Dante et Colomba.

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9782221146743 9782221197462
sans-titre-12Grand Format : Robert Laffont – 21,50€ / Poche : Pocket – 8,95€sans-titre-12

Pocket·Romance

Vengeance en Prada : Où est Miranda ?

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71f3xLEiTbLAndy et Emily ont quitté l’enfer de Runway et sa tyrannique Miranda il y a près de dix ans. Un steak-courgettes et trois margaritas les ont rapprochées, et les voilà à la tête de la revue la plus prestigieuse sur le mariage : The Plunge,  » Le Grand Saut « . Celui justement que s’apprête à accomplir Andy avec le merveilleux Max, l’un des plus beaux partis de New York. Mais entre une belle-mère qui rêve de la pousser vers la sortie et son ancien cauchemar, Miranda, qui veut la reprendre dans ses filets, Andy vacille sur ses talons aiguilles. Le diable est de retour et la vengeance est un met qui se déguste… en Prada.sans-titre-12

Quand j’ai fini le premier tome, déçue, j’ai hésité à me lancer directement sur cette suite. Mais, le bond de dix ans en avant m’intriguait et j’attendais avec impatience de savoir ce qui allait arriver à Andy. Ma première déception n’a pas traînée. Alors que le premier tome était à la première personne, ce tome est à la troisième personne. Et le choc est grand. Déstabilisée, je n’ai pas compris le pourquoi d’un tel changement. La recette marchait bien, pourquoi la changer ?

J’ai fini par m’y faire, regrettant tout de même ce choix. Et puis, je me suis prise dans l’histoire. Ce tome s’est vite révélé meilleur que le premier et Andy, bien plus mature aussi. Fini la jeune femme plaintive, c’est une tigresse, sûre d’elle que l’on a là. Andy ne se laisse plus faire et sait mener la danse.

Barbara était extrêmement attachée aux bonnes manières, fussent-elles guindées et d’une autre époque, et aurait préféré mourir plutôt que d’envoyer un e-mail – une faute de goût certes moins grave que, comble de l’horreur, un SMS !

Mais, l’adversaire de taille, celle que l’on attend avec impatience tarde à faire son entrée. Et une fois introduite, Miranda reste trop en retrait. C’est pourtant pour elle que l’on lit le roman et l’on se retrouve sur notre faim assez rapidement.

Même la fin est en demi-teinte. On finit par se douter très rapidement de la conclusion de ce second tome mais, si l’idée est bonne, celle-ci est bâclée. Certains choix sont trop faciles et on aurait aimé un peu plus d’inattendu.

Très sincèrement, je ne sais pas. Vengeance en Prada possède beaucoup de défaut, mais se révèle tout de même bien meilleur que le premier tome. Tentez l’aventure si le cœur vous en dit ! 🙂

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Grand Format : Fleuve Noir – 19,90€ / Poche : Pocket – 7,80€sans-titre-12

Pocket·Romance

Le Diable s’habille en Prada ou comment je cherche l’humour dans ce bouquin à la noix…

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613S0RYLlhLAndrea, journaliste débutante fraîchement débarquée de province, est engagée comme assistante personnelle de la rédactrice en chef de Runway, un grand magazine de mode new-yorkais. Un job prestigieux que tout le monde lui envie… Sauf que le rêve se transforme vite en cauchemar… Andrea se retrouve propulsée du jour au lendemain dans un univers hostile, peuplé de créatures aux langues fourchues et aux silhouettes acérées. Une drôle de secte dont les dieux ont pour noms Prada, Armani ou Versace… Miranda, sa patronne, tyrannique et narcissique, la traite comme bonne à tout faire, corvéable à merci et Andrea se retrouve chargée des « missions » les plus improbables : affréter un jet privé pour expédier le dernier Harry Potter aux enfants de Miranda qui vivent en Europe, localiser LA boutique dont Miranda a oublié le nom, mais où elle a repéré le meuble de ses rêves, faire en sorte que les repas de la diva soient toujours servis à l’exacte température… Alors que la poudre aux yeux se dissipe, Andrea commence à comprendre que « le job pour lequel des millions de filles seraient prêtes à mourir » pourrait bien la tuer, elle !

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Ai-je vraiment besoin de vous décrire ce roman ? Le Diable s’habille en Prada s’est fait connaître grâce au film du même nom (excellent d’ailleurs). Je connaissais le film, mais n’avais jamais testé le livre. Aujourd’hui, j’ai eu envie de pouvoir comparer les deux formats, m’attendant à retrouver ce que j’avais tant aimé dans le film : de l’humour, de la mode et une héroïne active et un peu cynique.

J’ai été déçue. Vraiment déçue de ce roman. Très différent, je ne m’y suis pas retrouvé, le trouvant long et plutôt fade. Andrea m’a tapé sur les nerfs tout au long du roman, toujours en train de traîner des pieds, de se plaindre, de souffler.

Voilà donc où m’avaient menée mes quatre années d’étude consacrées à analyser et décortiquer par le menu romans, pièces de théâtre, nouvelles et poèmes : à consoler une bestiole pourrie gâtée avec une tronche de chauve-souris tout en essayant de ne pas démolir une voiture qui ne m’appartenait pas et qui coûtait la peau du bas du dos.

Quand à Miranda, si j’ai adoré le jeu de Meryl Streep dans le film, cette Priestly là est mal exploitée. Le potentiel est là, mais, contrairement au film, l’auteur n’a pas su l’exploiter dans son roman. Les idées ne sont pas développées suffisamment et on s’ennuie face au manque de dynamisme et d’action.

Je vous conseille chaudement le film si vous ne l’avez pas vu parce qu’il est excellent, mais le livre ne vaut pas le coup. Je ne me suis jamais autant ennuyé en lisant un roman censé être drôle et qui ne m’a décroché aucun sourire.

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sans-titre-12Grand Format : Fleuve Noir – Plus édité / Poche : Pocket – 7.40€sans-titre-12

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Pocket·Polar

Les Dieux d’Atlantis, retour aux sources pour Jack Howard

61D09HBH2-L._SL500_Titre : Les Dieux d’Atlantis (The Gods of Atlantis)
Auteur: David Gibbins
Publié en: 2012 (France) / 2011(USA)
Genre : Thriller Historique, Archéologie
Editeur : Les escales noires
Nombre de pages : 493
Prix : 22.50€

Du même auteur : Atlantis, Le Chandelier d’Or, Le dernier Evangile, Tigres de Guerre, Le masque de Troie Pharaon,…

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26822093Océan atlantique, 9 000 ans av. J.-C. L’île légendaire de l’Atlantide est engloutie à jamais par les flots. Les prêtres fuient pour sauver leur vie. Mais où les Atlantes réussissent-ils à cacher leurs plus grands trésors ? Allemagne, 1er mai 1945. Au cœur du Berlin ravagé par la guerre, les trésors archéologiques cachés par les nazis disparaissent. Mer noire, de nos jours. Jack Howard découvre un ancien fragment d’écriture dans les ruines d’une citadelle de l’Atlantide. Et s’il existait une nouvelle version terrifiante des Atlantes, des prêtres des ténèbres ? Le Reich aurait-il dissimulé des traces du mal qu’un acte funeste pourrait libérer à tout moment ? La terrible quête commence…

Après ma déception sur Tigres de Guerre, j’avais délaissé David. Boudée même. Et puis, voilà qu’en un livre, il me fait oublier tous les torts qu’il m’a causé.

Suite du premier tome des aventures de Jack Howard, Les Dieux d’Atlantis est en réalité la fin d’un cycle, un cycle de 6 livres tournant tous, de près ou de loin à la cité perdue.

Jack se demanda si son imagination n’était pas en train de lui jouer des tours : l’objet qui se trouvait en face de lui était remarquablement similaire à celui qu’ils avaient trouvé cinq ans auparavant, celui qui les avait conduits jusqu’à ce site. […] C’était un disque d’or de la largeur d’une main, enchâssé dans la colonne. Dans la lumière, son éclat était presque aveuglant. Jack le toucha délicatement à travers son gant : il était bien réel. En proie à une prodigieuse poussée d’adrénaline, il se tourna vers Cosats, au comble de l’exaltation.
— Maintenant, j’y crois vraiment ! s’exclama-t-il.
— C’est le symbole d’Atlantis, non ?
Atlantis…

Ainsi, pour lire ce roman, je vous conseille d’avoir lu les précédents romans de David Gibbins, essentiels pour comprendre tout le schmilblick. Car, sans que l’on s’en soit rendu compte, l’auteur nous lie tous ses ouvrages, même ceux, à priori, les plus éloignés des Atlantes. Un joli coup de maître.

Passionnant, Les Dieux d’Atlantis l’est assurément. Si Atlantis m’avait déçu (trop descriptif, trop scientifique et possédant trop de longueurs), ce second tome est un véritable anti-ennui.

Il me revient un passage de l’épopée de Gilgamesh, dit-il : « Ce rêve est excellent, même si ta crainte en est grande. » C’est ce que je ressent en ce moment. Il faut toujours chérir ses rêves, quelle que soit la crainte qu’ils nous inspirent. Ces symboles gravés sur la paroi de la grotte sont en quelque sorte la lumière au bout du tunnel, comme l’étoile qui est un jour tombée du ciel sur ce peuple de la préhistoire pour le guider. Notre rêve nous a attirés dans un tunnel de terreur et nous sommes arrivés au bout.

On notera tout de même quelques chapitres un peu long, où l’on accroche un peu moins, mais finalement, Les Dieux d’Atlantis est une parfaite conclusion pour le cycle Atlantis.

Une manière, pour David Gibbins de changer d’air, et pour son héros, de revenir aux sources. Le nouveau roman, dont on a eu vent en lisant Les Dieux d’Atlantis, sera l’occasion de passer du côté de l’Egypte avec Akhénaton. Un nouveau thème, point éloigné de ses précédents romans puisque le point de départ se situe à Troie. Mais le chapitre Atlantis est refermé (définitivement ?) et on a hâte de voir ce que nous réserve David Gibbins pour la suite.

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