Gallimard jeunesse·Jeunesse·SF

W.A.R.P. tome 2 : Grosse déception pour cette suite attendue

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51r8RnIiw9LTitre : W.A.R.P. tome 2 : Le complot du Colonel Box
Auteur : Eoin Colfer
Publié en: 2015 (France) /2014 (USA)
Genre : Jeunesse, Science-fiction,…
Editeur : Gallimard Jeunesse (France) / Disney Press (USA)
Nombre de pages : 448
Prix : 19.50€ (Acheter)

Du même auteur : Artemis Fowl, W.A.R.P.,…

(2) (yo)Londres, XXe siècle… La révolution boxiste a eu lieu. Les plus célèbres monuments ont été rasés. Une statue du colonel Box se dresse là où, autrefois, se tenait Big Ben…Chevie Savano, jeune agente du FBI, est soupçonnée d’espionnage. Il lui faut à tout prix réussir à retourner dans le passé et retrouver Riley, l’apprenti magicien, afin d’empêcher le colonel Box de bâtir son empire totalitaire. Mais avec quelles armes peut-on réécrire l’Histoire ?

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de quoi ça parle

C’est sous le coup d’une énorme déception que je tape ces lignes. J’avais adoré le premier tome de W.A.R.P., découvrant, par la même occasion, l’écriture si particulière de Eoin Colfer. Charmée par l’originalité de l’histoire et par les nombreux rebondissements, j’étais impatiente de retrouver nos deux héros pour connaître enfin la suite de leurs aventures.

Mais j’ai très vite déchanté.

Ce second tome propose pourtant une idée fort bien trouvée : Nos deux comparses ont, malgré toutes leurs précautions, finit par modifier le passé, créant ainsi une nouvelle boucle temporelle où un présent apocalyptique à remplacé celui que l’on connaissait jusqu’à présent. Nous suivons donc une Chevie différente, hantée par des bribes de souvenirs d’une autre réalité. Des souvenirs qu’elle ne comprend pas et contre lesquels elle lutte sans cesse. Mais la société dans laquelle elle évolue ne laisse passer aucune faiblesse et la jeune femme est très vite prise pour une traitresse. Les ennuis commencent pour elle….

en clair ça donne quoi

Ça donne envie n’est-ce pas ? Mais alors, qu’est-ce qui m’a fait reposer ce tome aussi vite que je l’ai débuté ?

Ce que j’avais apprécié dans le premier tome s’est retourné contre moi. L’écriture si spéciale de l’auteur, parfois fluide, parfois complexe se révèle ici lourde et difficilement supportable. Impossible de rentrer dans l’histoire, impossible de se plonger dans ce nouveau monde, froid, compliqué. Trop de personnages, trop d’éléments à mémoriser, à revisualiser et à comparer au tome 1.

tu le recommandes

Je suis déçue. Déçue parce que W.A.R.P. Avait été un petit coup de cœur et que je n’ai pas retrouvé ce que j’ai tant aimé dans cette suite. Lirais-je le tome 3 ? Peut-être. Si celui-ci propose une histoire intéressante et moins compliquée. En attendant, c’est amère que j’ai refermé ce tome 2.

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autres-tomes

W.A.R.P. - Livre 1 - L'assassin Malgré Lui 51r8RnIiw9L

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Ados et Young Adult·SF

Rouge Rubis : Un roman addictif et bien ficellé !

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10578256Titre : Rouge Rubis (Rubinrot)
Auteur : Kerstin Gier
Publié en: 2011 (France) /2009 (Allemagne)
Genre : Young Adult, S-F, Voyage dans le temps
Editeur : Milan (France) / Arena Verlag (Allemagne)
Nombre de pages : 416
Prix : 13.90€ (Acheter)

Du même auteur : Bleu Saphir, Vert Emeraude…

(6) Coup de coeur (yo)Gwendolyne a 16 ans. Elle vit à Londres. Vie normale, scolarité normale dans une grande école privée, famille normale, en apparence… Car cette famille a un secret : certaines filles sont porteuses d’un gène qui leur permet de voyager dans le temps.

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Malgré sa présence dans ma PAL depuis quelques années, ce n’est qu’après la sortie du film Rouge Rubis que je me suis décidée à découvrir ce roman. Et je me dis que je n’aurais jamais dû attendre aussi longtemps !

Ce petit roman allemand, offre au lecteur un dépaysement complet. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu croire, ce n’est pas à Berlin que l’intrigue se déroule, mais à Londres. Un roman allemand so british, il fallait y penser !

Nous suivons donc Gwen, 16 ans, lycéenne dans une école privée à Londres. Contrairement à ses camarades, la jeune fille vient d’une famille bien étrange. Certaines générations sont capables de voyager dans le temps grâce à un gène. Autour d’elle, c’est l’effervescence. Tout le monde est persuadé que c’est la cousine de Gwen qui a héritée de ce merveilleux pouvoir. Mais quand la lycéenne commence à développer certains symptômes, c’est la panique. Que faire ? Doit-elle le dire ? Comment les siens réagiront-ils en apprenant la nouvelle ? La croiront-ils ? Et pourquoi elle ?

Une fois ce roman commencé, je n’ai pas pu m’arrêter. Il ne m’a fallu que deux jours pour terminer Rouge Rubis. Addictif, bien écrit, ce livre est un petit bonheur que l’on aime savourer de la première à la dernière page. Rebondissements, dépaysements, originalité, romance et fantastique, une recette explosive !

Je n’ai pas pu m’en empêcher, une fois ce premier tome terminé, je me suis plongée dans son adaptation, sympathique mais au nombreux changements déstabilisants. Si vous désirez vous lancer dans cet univers, je vous conseille de lire d’abord le livre et de voir le film ensuite.

C’est maintenant, très curieuse que j’ai envie de lire Bleu Saphir et Vert Emeraude. Quelque chose me dit que ces deux tomes ne dormiront pas aussi longtemps que leur grand-frère dans ma PAL !

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Quelques citations :

– Tu as de nouveau parlé avec ce coin de mur, Gwendolyn. Je t’ai vue.
– Oui, c’est mon coin préféré, Gordon. Il est vexé quand je ne lui parle pas.

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Je dégringolai l’escalier. Pour l’amour du ciel, où allais-je me cacher ? Le type criait : «Au voleur ! Au voleur ! »
Voleur ? Comment ça ? Je devais mal entendre ! Qu’est-ce que j’aurais bien pu lui voler ? Son bonnet de nuit, peut-être ?

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Avons reçu aujourd’hui une visite excitante du futur. Le onzième du Cercle des Douze, Gidéon de Villiers, élapsera à l’avenir trois heures chaque nuit chez nous.
Nous lui avons aménagé un endroit ou dormi, dans le bureau de Sir Walter. Il y fait frais et calme et le garçon y est largement à l’abri des regards curieux et des questions stupides. Pendant sa visite d’aujourd’hui tous les officiers de service sont passés « tout à fait par hasard, ils avaient tous quelques questions à poser concernant le futur. Le garçon leur a recommandé l’achat d’actions Apple, un truc dont on se demande bien ce que c’est.
Extrait des Annales des Veilleurs
4 Août 1953
Rapport : Robert Peel, Cercle intérieur

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Ados et Young Adult·Collection R·SF

La 5e Vague : Ils sont parmi nous….

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couv29495211Titre : La 5e Vague
Auteur : Rick Yancey 
Publié en: 2013 (France) /2013 (USA)
Genre : Dystopie, Young Adult
Editeur : Robert Laffont (Collection R) (France) / Putnam Juvenile (USA)
Nombre de pages : 608
Prix : 18.50€ (Lire ce livre)

Du même auteur : La Mer Infinie

(4) Super (yo)1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. À l’aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.

Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend…

Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

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Il m’aura fallu du temps pour m’y mettre, mais ça y est ! La 5e Vague n’est plus un mystère pour moi. Je le remarque, ces derniers temps, je suis dans une grosse phase dystopie. Après Traqué, Mystic City, Divided, j’enchaîne avec La 5e Vague.

A partir du moment où j’ai appris qu’un film allait être adapté du livre, j’ai su que je ne devais pas tarder à plonger dans l’histoire de Cassie. Parce que je voulais absolument découvrir l’histoire avant de voir sa version cinématographique.

Et ce qui m’a immédiatement frappé, c’est le langage « cru » de Cassie. Rick Yancey n’y va pas de main morte. Et ça me plait ! Pas de chichis, Cassie est une héroïne à fort caractère. En même temps, lorsque l’on se dit que l’on est peut-être la dernière représente du genre humain sur terre, de la volonté et du tempérament, il en faut !

HEY ASSBUTT !

L’originalité de ce roman réside dans son traitement des vilains. Contrairement aux livres du même genre, impossible ici de savoir qui est le méchant. Ils sont parmi nous (mais ça on le savait déjà depuis les années 90), mais impossible de les différencier de nous. Et si votre voisin était un extraterrestre ? Votre boss ? Votre prof ? Ou même vous ? Qui sait ? On est plus sûrs de rien de nos jours.

L’autre particularité appréciable de La 5e Vague, ce sont ses différents narrateurs. Cassie l’ignore, mais elle n’est pas seule sur terre et pour nous lecteurs, c’est la promesse d’un plaisir de lecture encore plus intense. Car les points de vue sont nombreux. Ce n’est pas un, mais bien trois protagonistes que l’on découvre. Sont-ils tous humains ? Sont-ils tous gentils ? Seul le temps nous le dira. En attendant, on adore découvrir, au long de notre lecture, les liens unissant nos trois personnages et leurs histoires personnelles.

Rick Yancey pense à tout et offre une histoire incroyable. Il faut un certain talent pour mettre au point une narration à trois voix aussi complexe. Et ce talent, l’auteur le possède assurément. J’ai beaucoup aimé ce roman et ne peut que vous le recommander chaudement.

C’est maintenant, impatiente et tendue pour le destin de nos héros, que je vais découvrir le tome 2 de La 5e Vague : La Mer Infinie et attendre une première bande-annonce pour ce film tout aussi prometteur que son roman.

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Quelques citations :

Nous lui donnions différents noms: la Mort Rouge ou l’Épidémie Sanguine. La Peste. Le Tsunami Rouge. Le Quatrième Cavalier de l’Apocalypse. Quelle que soit l’appellation, au bout de trois mois, quatre-vingt-dix-sept pour cent de la population restante avait succombé.
Ça fait beaucoup de larmes de sang.
Le temps s’écoulait à l’envers. La 1re Vague nous a tout à coup ramenés au XVIIIe siècle. La 2e, elle, nous a plongés au néolithique.
Nous étions redevenus des chasseurs-cueilleurs. Des nomades. Retombés au pied de la pyramide de l’évolution.
Cependant, nous n’étions pas prêts à abandonner tout espoir. Non. Pas tout de suite. (…)
Nous pensions qu’ils nous avaient déjà tout envoyé – ou au moins le pire, parce qu’il était difficile d’imaginer pire que la Mort Rouge. Ceux d’entre nous qui avaient survécu à la 3e Vague – ceux qui possédaient une bonne immunité naturelle contre la pandémie – se calfeutraient chez eux après avoir empilé des vivres et attendaient que les responsables au gouvernement nous expliquent quoi faire.

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A présent, Evan ne porte plus que son sous-vêtement.
– Est-ce que je dois vérifier l’état de ton cul ?
– Oui, j’aimerais bien ton opinion.
– Arrête tes tentatives d’humour, tu veux ?

Je découpe la toile sur ses hanches et baisse son slip, le mettant à nu. Son cul est dans un sale état. Je veux dire par là qu’il est criblé de plombs. Sinon il est plutôt pas mal. Je tamponne le sang presque coagulé avec des carrés de gaze trouvés dans notre trousse de secours, en retenant des gloussements hystériques. Je mets ça sur le compte du stress,, et non sur le fait que je suis en train d’essuyer le cul d’Evan Walker.

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Si c’est le cas, si je suis le dernier spécimen de l’humanité, putain, je ne vais pas laisser l’histoire se terminer comme ça. OK, je suis peut-être la dernière femme vivante, mais je suis encore debout. Je suis celle qui fait face au tireur sans visage dans les bois, sur l’autoroute abandonnée. Je suis celle qui ne s’enfuit pas, qui ne se contente pas de rester là, mais qui affronte.
Parce que si je suis la dernière, alors je suis l’Humanité.
Et si c’est notre ultime guerre, je suis son champ de bataille.

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Ados et Young Adult·Collection R·Dystopie·SF

Les 100, quand un livre se fait éclipser par son adaptation télévisée…

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Auteur : Kass Morgan
Publié en: 2014 (France) /2013 (USA)
Genre : Young Adult, Dystopie
Editeur : Robert Laffont (Collection R) (France) / Little Brown (USA)
Nombre de pages : 378
Prix : 17.90€ (Lire ce livre)

Du même auteur : Jour 21

(3) mmmmh (yo)Depuis qu’une guerre nucléaire a ravagé la planète, l’humanité s’est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd’hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro… ou de mourir dès leur arrivée. Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d’elle, cette fille qu’il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre. Face à un monde hostile où chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n’ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l’humanité…

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Cela faisait un moment que j’avais dans l’idée de lire ce roman. Avec ses bons échos, ces blogueurs enthousiastes et cette couverture magnifique, la tentation a fini par m’avoir. J’ai donc craqué mais après avoir vu la série.

Un point qui va donc profondément influencer cette chronique. Car, si j’ai adoré la série, j’ai été déçue en lisant le roman.

DISAPPOINTED

Premièrement, il faut le savoir, le roman était en pleine écriture lorsque la série a été commandée par CW. Les différences sont donc nombreuses entre les deux supports. Et à les voir, on se dit que Kass Morgan n’a pas eu autant d’inspiration que les scénaristes de la série.

Car c’est bien là son défaut principal : Les 100 manque de surprises, de ce petit quelque chose qui fait d’un bouquin sympa mais sans plus, un excellent bouquin. D’une petite prise de risque que la série a, elle, osée. Si l’histoire est captivante, Kass Morgan a du mal tout de même à se lâcher dans ce premier tome. Les idées sont là, mais pas assez exploitées.  Tout y est trop sage, trop lisse, trop simple.

Pour donner une idée à ceux qui ont vu la série mais pas encore lu ce roman, toute l’intrigue autour de l’arche n’existe (en tout cas pour le moment) que dans la série. Le roman n’offre qu’une seule vision et on finit par se lasser. D’autant que les personnages manquent de caractères. Wells est pénible (mais ça, ça ne change pas, quelque soit le support), Clarke est trop gentille et pas assez badass quant à Bellamy… son rapprochement avec une certaine personne est bien trop rapide.

Je regrette aussi l’absence de Finn. C’est un personnage que j’apprécie beaucoup dans la série, je m’attendais à le retrouver ici, mais en fait non. Tant pis. 🙂

En soit, si ce premier tome était sorti seul, mon avis aurait probablement été tout autre. Mais la série, bien meilleure, l’éclipse totalement. J’attends avec impatience de lire le tome 2 pour voir si l’auteur réhausse le niveau et propose de nouvelles idées afin de regagner du terrain par rapport au support TV. Les 100 a du potentiel, il faut juste lui laisser sa chance. Espérons que l’auteur saura la saisir.

Pour en savoir plus sur la série, je vous conseille le très bon article de ma coupine Ritz (que même que son blog il est trop bien !) !

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Quelques citations :

Les humains ont abandonné la Terre à ses heures les plus sombres. Cette dernière se fiche sans doute éperdument de combien mourront en tentant d’y revenir.

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Un craquement sourd résonne lorsque le poing de Clarke vient percuter le visage de Lahiri, suivi d’un bruit plus métallique lorsque sa tête heurte le mur de sa cellule. Une poignée de secondes s’écoule avant que le gardien ne fasse irruption et menotte les mains de Clarke derrière son dos.
– Tout va bien Monsieur ? Rien de cassé ?
Le docteur Lahiri se redresse lentement et se frotte la mâchoire en dévisageant Clarke avec un mélange de colère et d’amusement.
– Au moins, j’ai maintenant la preuve formelle que tu sauras te défendre, une fois lâchée là-bas, avec les autres délinquants.
– Là-bas ? grogne Clarke en se démenant pour se dégager de l’étreinte du jeune gardien. Où c’est là-bas ?
– Nous faisons le ménage dans le centre de détention aujourd’hui. Cent criminels chanceux ont l’immense honneur de pouvoir écrire une nouvelle page de l’Histoire.
Soudain, les lèvres du docteur se soulèvent en un simulacre de sourire:
– Là-bas…c’est sur Terre.

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S’il devait décrire la saveur de cette eau, il dirait volontiers qu’elle est le parfait mélange du goût de la Terre et de celui du ciel.

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Fantastique·SF

Sept secondes pour devenir un aigle de Thomas Day

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40898Titre : Sept secondes pour devenir un aigle
Auteur : Thomas Day
Publié en: 2013 (France)
Genre : Science-fiction / Fantastique, Uchronie
Editeur : Le Bélial’
Nombre de pages : 352
Prix : 19€ (Envie de le lire ?)

Du même auteur : Sympathies for the devil, Une forêt de Cendres, La Mécanique des profondeurs,…

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(3) Pas accrochée (yo)Lumière Noire a dit : « J’ai mes croisés, mes anges, et maintenant ma papesse… » Une île du Pacifique à la fois tombeau de Magellan et unique territoire d’un arbre à papillons endémique… Un homme au visage arraché par un tigre mais qui continue de protéger « la plus belle créature sur Terre », coûte que coûte… Un Sioux oglala sur le chemin du terrorisme écologique… Un trio de jeunes Japonais qui gagne sa vie en pillant la zone d’exclusion totale de Fukushima… Des Aborigènes désœuvrés cherchant dans la réalité virtuelle un songe aussi puissant que le Temps du Rêve de leur mythologie… Une Terre future, post-Singularité, inlassablement survolée par les drones de Dieu…

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Ce livre, je l’avais repéré dans une librairie et j’avais été intriguée par l’ambiance qui semblait s’en dégager. Alors, quand Babelio l’a proposé dans le cadre de sa Masse Critique, je n’ai pas hésité, je me suis proposée.

Parmi toutes nos lectures, il y en a un petit nombre où l’on accroche pas. Non pas que l’histoire soit mauvaise, non, mais, sans vraiment savoir pourquoi, l’esprit n’adhère pas. C’est comme ça, c’est le jeu. Malgré mes effort, la plume de Thomas Day n’a pas su trouver grâce et j’y suis restée insensible.

Une haine comme ça, elle ne vient pas de l’extérieur, c’est un sentiment intime, une marée qui emporte tout sur son passage, ça n’a aucun rapport avec la volonté. C’est quelque chose qu’on porte dans chacune de ses cellules, dans chacun des atomes qui les composent. Et si on arrive à conjuguer sa pureté avec cette haine, alors on peut devenir une sorte de fantôme ; mais pas évanescent, au contraire, dense, toujours plus dense. Pas un fantôme, le mot est mal choisi, mais une sorte de cavalier de l’Apocalypse qui serait ni chrétien ni biblique, un ange amérindien. Un oiseau-tonnerre.

De toutes les nouvelles diverses et variées qui composent ce recueil, seul un extrait d’Ethologie du tigre m’a trouvé bon public. Hormis cela, le monde complexe et passionné de l’auteur est resté inconnu. Ou plutôt, je m’y suis vu étrangère, incapable de m’intégrer dans cet univers.

Je souhaite remercier Babelio et les éditions du Bélial’ pour ce livre et j’espère, chers lecteurs, que mon infortune ne sera pas la vôtre. Je vous invite à découvrir la jolie plume de Thomas Day, à vous faire votre propre avis et à tenter l’aventure.

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