Fantastique·SF

Sept secondes pour devenir un aigle de Thomas Day

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40898Titre : Sept secondes pour devenir un aigle
Auteur : Thomas Day
Publié en: 2013 (France)
Genre : Science-fiction / Fantastique, Uchronie
Editeur : Le Bélial’
Nombre de pages : 352
Prix : 19€ (Envie de le lire ?)

Du même auteur : Sympathies for the devil, Une forêt de Cendres, La Mécanique des profondeurs,…

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(3) Pas accrochée (yo)Lumière Noire a dit : « J’ai mes croisés, mes anges, et maintenant ma papesse… » Une île du Pacifique à la fois tombeau de Magellan et unique territoire d’un arbre à papillons endémique… Un homme au visage arraché par un tigre mais qui continue de protéger « la plus belle créature sur Terre », coûte que coûte… Un Sioux oglala sur le chemin du terrorisme écologique… Un trio de jeunes Japonais qui gagne sa vie en pillant la zone d’exclusion totale de Fukushima… Des Aborigènes désœuvrés cherchant dans la réalité virtuelle un songe aussi puissant que le Temps du Rêve de leur mythologie… Une Terre future, post-Singularité, inlassablement survolée par les drones de Dieu…

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Ce livre, je l’avais repéré dans une librairie et j’avais été intriguée par l’ambiance qui semblait s’en dégager. Alors, quand Babelio l’a proposé dans le cadre de sa Masse Critique, je n’ai pas hésité, je me suis proposée.

Parmi toutes nos lectures, il y en a un petit nombre où l’on accroche pas. Non pas que l’histoire soit mauvaise, non, mais, sans vraiment savoir pourquoi, l’esprit n’adhère pas. C’est comme ça, c’est le jeu. Malgré mes effort, la plume de Thomas Day n’a pas su trouver grâce et j’y suis restée insensible.

Une haine comme ça, elle ne vient pas de l’extérieur, c’est un sentiment intime, une marée qui emporte tout sur son passage, ça n’a aucun rapport avec la volonté. C’est quelque chose qu’on porte dans chacune de ses cellules, dans chacun des atomes qui les composent. Et si on arrive à conjuguer sa pureté avec cette haine, alors on peut devenir une sorte de fantôme ; mais pas évanescent, au contraire, dense, toujours plus dense. Pas un fantôme, le mot est mal choisi, mais une sorte de cavalier de l’Apocalypse qui serait ni chrétien ni biblique, un ange amérindien. Un oiseau-tonnerre.

De toutes les nouvelles diverses et variées qui composent ce recueil, seul un extrait d’Ethologie du tigre m’a trouvé bon public. Hormis cela, le monde complexe et passionné de l’auteur est resté inconnu. Ou plutôt, je m’y suis vu étrangère, incapable de m’intégrer dans cet univers.

Je souhaite remercier Babelio et les éditions du Bélial’ pour ce livre et j’espère, chers lecteurs, que mon infortune ne sera pas la vôtre. Je vous invite à découvrir la jolie plume de Thomas Day, à vous faire votre propre avis et à tenter l’aventure.

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Ados et Young Adult·Livre de poche·SF

Les âmes vagabondes : Quand Stephenie Meyer s’essaie avec brio à la SF

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78541224_oTitre : Les âmes vagabondes
Auteur : Stephenie Meyer
Publié en: 2008 (USA) / 2010 (France) (poche)
Genre : Science-fiction, Young Adult
Editeur : Le livre de poche (France) / Little Brown and Company (USA)
Nombre de pages : 832
Prix : 8.60€ (Lire ce livre)

Du même auteur : Twilight

(6) Coup de coeur (yo)Melanie Stryder est une rebelle. Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Petit à petit, les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. La quasi-totalité de l’humanité a ainsi succombé. Melanie Stryder fait partie du dernier groupe d’hommes libres. Lorsqu’elle est capturée par les Traqueurs, on lui insère Vagabonde, une âme exceptionnelle qui a déjà connu plusieurs corps. Elle sait les difficultés d’envahir un humain hostile : les émotions dévastatrices, le tumulte des sens, les souvenirs trop vifs. Et Vagabonde rencontre un obstacle supplémentaire : l’esprit de l’ancienne propriétaire résiste. L’âme explore les souvenirs de Melanie dans l’espoir de découvrir l’endroit où se cachent les derniers résistants humains. Mais à la place de ces informations, Melanie submerge Vagabonde par les images de l’homme qu’elle aime – Jared, un humain encore en cavale.

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C’est avec quelques semaines de retard que je te parle, lecteur, d’un livre que j’ai beaucoup aimé : The Host (Les âmes vagabondes en français). Ce livre, j’avais pourtant des a priori quand on sait que son auteur est Stephenie Meyer surtout connue pour son énorme succès : Twilight.

The Host, je l’avais dans ma PAL depuis plusieurs années, mais je ne m’étais jamais décidé à l’en sortir. Ce n’est que parce que le film est en cours de production que je me suis dit qu’il était temps que je me lance afin de pouvoir me faire un avis lors de sa sortie.

J’ai donc entamé ma lecture, intéressée par le speech tout en m’attendant à pas mal de romance mielleuse, signature de Twilight. Et bien je me suis trompée. Postérieur à sa quadrilogie, The Host fait preuve d’une belle écriture et d’un scénario captivant et bien construit. Ouvrage de qualité on se sent très rapidement happés par les aventures de Mélanie et Vagabonde.

Chose assez inhabituelle, Meyer réussit à nous accrocher sur une histoire où l’action est au second plan. Dans The Host, c’est avant tout la psychologie des personnages et l’instinct de survie que le lecteur aura la possibilité d’apprécier. Malgré quelques passages un peu long qui auraient pu passer à la trappe sans problème, on se prend tellement au jeu que l’on ne voit pas le temps passer.

Meyer réussit également le pari de nous faire apprécier Vagabonde que l’on aurait toutes les raisons de haïr étant donnée qu’elle est l’ennemi, l’envahisseuse. Néanmoins, on s’attache à elle et à son parcours atypique, son évolution et sa découverte des émotions humaines. Côté personnages d’ailleurs, ils sont nombreux. Et aucun n’est inutile. On apprécie chaque entité pour ce qu’elle apporte à l’intrigue.

Je ne m’attendais pas à grand chose en lisant ce pavé, mais j’en ressort passionnée. Roman fantastique de qualité loin d’être un bête titre de young adult, The Host se place comme l’une de mes plus belles lecture de cette année 2012. On regrette tout de même de ne pas avoir une suite au vu de la fin ouverte pleine d’espoir et de renouveau.

Aujourd’hui, je n’ai plus qu’une hâte : Me plonger dans le film pour voir mes personnages favoris prendre vie.

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Quelques citations :

Cela commençait par la fin, toujours, et la fin c’était la mort. On m’avait prévenue.
Pas sa mort à elle. La mienne. Ma mort. Parce que c’était moi à présent.
La langue que j’employais était bizarre, mais elle fonctionnait. Elle était laborieuse, aveugle, gauche et linéaire -terriblement limitée comparée à celles que j’avais déjà utilisées – mais je parvenais, néanmoins, à y trouver de la fluidité, de l’affect. Parfois même de la beauté. C’était ma langue à présent. Ma langue « indigène ».

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C’est le désespoir qui veut ça, a murmurè Mélanie. Dans les âges sombres, la gentillesse n’a plus droit de cité. Dans ce meilleur des mondes que tu as créé, nous sommes des fugitifs, une espèce en danger. Tous nos choix sont une question de vie ou de mort.

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Je l’ai laissée sortir toute seule, puis j’ai replié doucement mes doigts sur son corps fragile et minuscule. Je l’ai soulevée, ver d’argent et de lumière maculé de sang humain, et l’ai recueillie dans mes mains en coupe.
Comme elle était belle. L’âme, dont je ne connaîtrais jamais le nom, se tortillait comme une onde de cristal, un ruban délicat et magnifique.

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