Shôjo

Pourquoi, selon moi, Yuu Watase est la meilleure mangaka shôjo (et pas que) au monde…

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C’est un article que je n’avais pas prévu de faire, auquel je n’aurais jamais pensé si la très sympathique Carolus ne m’avait pas contacté pour me parler d’un événement organisé sur Club Shôjo : la semaine du shôjo. Le principe : les blogueurs inscrits (vous trouverez les articles des autres participants en bas de l’article) doivent, du 21 au 27 avril, publier un article sur leur blog pour développer sur le sujet de cette seconde édition : « qui est la meilleure mangaka shôjo et pourquoi ? ».

Yuu_WataseQuand j’ai lu le sujet, je m’y suis tout de suite intéressée avec un nom en tête : Yuu Watase. Pour ceux qui ne la connaissent pas (hérétiques !), Yuu Watase est une des reines du shôjo depuis plus de 20 ans. Née à Kishiwada (province d’Ôsaka) en 1970, elle débute sa carrière à 18 ans en proposant une de ses nouvelles à l’éditeur shôjo comic (je remercie mon très cher ami Wikipédia pour toutes les informations que je vous livre via cette très courte biographie).

couverture01Après la publication du très médiocre Contes d’adolescence (on l’excuse, oeuvre de jeunesse toussa) c’est avec l’excellentissime, que dis-je, le monumental classique Fushigi Yugi que sa carrière décolle réellement. C’est également sa première série longue (18 tomes de pur bonheur).

Le succès est  immédiat (c’est normal !). Nous sommes en 1992, Yuu Watase a donc 22 ans. Parmi ses plus grands succès, on compte également le très émouvant Ayashi no Ceres (qui a boosté les ventes de Kleenex), Lui ou Rien ! (responsable de nombreuses crises cardiaques et chagrins d’amour) et, plus récemment, le préquel de Fushigi Yugi dont le dernier tome est paru il y a quelques mois à peine : Fushigi Yugi la légende de Gembu (une publication qui aura pris 10 ans !)

En comparaison, il n’en aura fallu que 6 pour FY et 4 pour Ayashi qui fait 14 tomes) et le surprenant Sakura Gari. Véritable touche à tout, elle s’occupe actuellement de son premier shônen : Arata.

Voilà, je vous l’avais dit que ce serait court (Ahem !).

Yuu Watase donc, est pour moi la meilleure mangaka shôjo mais aussi en général. Nombreuses sont celles qui ont fait le shôjo et sont devenus des légendes. Je pense notamment à Yumiko Igarashi (Candy, Joséphine Impératrice,…), Riyoko Ikeda (La Rose de VersaillesAaaaah Oscar !), CLAMP (Card Captor Sakura, X, Tsubasa Reservoir Chronicles), Ai Yazawa (Nana, Paradise Kiss, Last Quarter…) et Kaori Yuki (Angel Sanctuary, Devil lost soul, Comte Cain / God Child, Ludwig Revolution…).

Mais Yuu Watase est la seule à avoir gardé une qualité scénaristique constante au fil des années. Elle est restée productive et fidèle à elle-même quand certaines partaient totalement en vrille. C’est le cas de CLAMP dont on a constaté une dégradation de la qualité dès la dernière partie de TRC.

Depuis, le studio enchaîne les bides (Gate 7, beau mais où on ne comprend rien ; Kobato dont la fin s’est montré très décevante,…), tout comme Kaori Yuki dont l’âge d’or d’Angel Sanctuary est fini depuis longtemps. Quant à Ai Yazawa dont Nana est en suspend depuis plusieurs années (à une phase critique du manga), on a plus aucune nouvelle de la mangaka dont l’état de santé s’était dégradé sérieusement.

sg06Hormis la déception de ses oeuvres de jeunesse, Yuu Watase arrive toujours à nous émouvoir et nous surprendre, n’hésitant pas à se mettre en position de faiblesse en testant de nouveaux styles.

On a ainsi pu la voir s’éloigner du shôjo où elle excelle pour tenter l’aventure du Yaoi avec Sakura-Gari (une vraie claque visuelle !) et celle du shônen avec Arata. Si le premier nous a soufflé, montrant une maîtrise parfaite du genre et un trait sublimé, Yuu Watase montre quelques difficultés avec Arata à se débarrasser des codes du shôjo. On retrouve ainsi une patte très féminine dans cette série vraiment sympathique mais où elle peine cependant à se lâcher complètement. Néanmoins, Arata reste une sacrée bonne découverte où, encore une fois, on ne s’ennuie pas une minute.

fygk08Yuu Watase sait aussi écouter ses lecteurs. Quand ceux-ci ont émis le désir de lire les aventures des deux premières prêtresses de l’univers de Fushigi Yugi (celles de Gembu et Byakko), Yuu Watase ne voulait pas, ne sachant pas comment réaliser ces deux séries. Et puis, en 2003, fut annoncé l’arrivé d’un spin-off tiré de sa série à succès. Revenant sur son refus,  la mangaka s’est plongé dans le projet et à réaliser le rêve de ses fans.

Voilà donc pourquoi, pour moi, Yuu Watase est la meilleure mangaka de tous les temps. Jamais déçue, toujours surprise, toujours émue.

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Ils parlent aussi de leur mangaka shôjo préférée !

AfterMangaverse.net, Manga Shôjo, Hana, Andimagine, Le monde du Boy’s Love, Paoru, Heaven Manga, Chronique d’un Newbie, Nuits Sans Sommeil, L’Antre de la Louve

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Shôjo

The Sleeping Princess : Attention les yeux…

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Alice rend régulièrement visite à son père à l’hôpital, victime d’une maladie incurable. Ce dernier espère que sa fille adorée trouvera l’homme idéal pour prendre soin d’elle, et pourquoi pas Tatsuya, ce beau et jeune médecin qui le soigne ! Les prières de l’homme malade sont finalement exaucées puisque les deux jeunes gens tombent éperdument amoureux. Malheureusement, peu après le décès de son père, Alice se voit affectée du même mal que celui-ci et est condamnée à mourir rapidement. Tatsuya, refusant la fatalité, décide alors de cryogéniser sa bien-aimée pour la maintenir en vie le temps qu’il trouve un remède à sa maladie. Mais le jeune homme parviendra-t-il un jour à réveiller l’amour de sa vie ?

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mon-avis-nb(0) A vomir (yo)

Derrière cette couverture accrocheuse et ce résumé intriguant se cache l’un des pires shôjo que j’ai pu lire en plus de dix ans. Ne vous y trompez pas, chers lecteurs, The Sleeping Princess ne ressemble en rien au joli conte de fée qu’on essaye de vous vendre.

Mais commençons dans l’ordre voulez-vous ? Car cette chronique, si assassine soit-elle, ne doit pas s’éparpiller.

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Parlons tout d’abord de l’histoire. Alice est une jeune cruche bien naïve. La demoiselle n’a pas inventé la poudre mais peu importe, cela n’est point très important. Non. Car Alice est un faire-valoir. Amoureuse du médecin si beau (*ironie inside*), si mystérieux qui soigne son père, elle se lamente. Car comment une jeune pucelle comme elle pourrait bien trouver grâce à ses yeux ? C’est vrai quoi, son père est mourant, mais Alice s’en fout, ce qui l’intéresse vraiment c’est de pouvoir prétendre sortir avec ce merveilleux individu. Tant pis si elle ignore tout de lui, tant pis s’il a dix ans de plus (en vrai on ne sait pas, il n’a pas d’âge. Mais dans ce manga, l’âge, on s’en fout).

Et puis vient le malheur. Parce que notre jeune cruche est malade. Mourante même. Ca arrange bien notre affaire et la sienne. Il n’y a rien de mieux pour se rapprocher de l’élu de son coeur chaste. Mais attention, Alice ne mourra pas. Non non. Parce que notre médecin est amoureux d’elle (Eh on est quand même dans un shôjo), il fera tout pour la guérir. Et ça tombe bien, parce qu’il a le moyen de la garder éternellement en vie le temps de trouver un remède ! Notre jeune médecin a en effet un programme de cryogénisation sous le coude, si ça c’est pas un gros coup de bol !

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Alors Alice va accepter le remède, sans même se demander ce que c’est, elle s’en fout, elle a son « beau » médecin. Tant pis si on la fout dans une boite qui ressemble à un cercueil, son bien-aimé lui a promis de la réveiller un jour (oui parce qu’il n’a toujours pas trouver le remède hein, attendez, faut qu’il vive un peu cet homme plein de phéromones).

Voilà, vous avez le pitch. Pas mal hein. Ca donne envie. Mais attendez, ce n’est pas tout, ça ne serait pas drôle sinon.

Car, après avoir vu ça, on se dit que l’histoire, on s’en balance un peu.

41Oui c’est la même fille depuis trois cases.

Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi moche depuis Kaikan Phrase. Vraiment. Quel horreur. Un dessin maladroit, absolument pas maitrisé et des yeux, DES YEUX ! C’est bien simple, on  ne remarque que ça. Nos protagonistes auraient-ils eu des ancètres amphibiens ? Le mystère demeure mais j’en reste persuadée.

On ne parlera pas non plus des visages qui changent selon les cases, des yeux qui se barrent en cahuète (un plus haut et gros que l’autre par exemple) et des proportions incroyables (je reste traumatisé par ce pied ultra moche en première page).

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Mes yeux tentent encore de s’en remettre.

On se demande vraiment parfois comment certains mangas peuvent arriver chez nous. C’est la question que je me pose actuellement pour The Sleeping Princess. Franchement ! Et dire que j’étais emballée par la couverture et le résumé. On m’a trompé, mais on ne m’y reprendra pas !

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Titre : The Sleeping Princess
Titre original : Nemurihime – yume miru you ni koishiteru
Auteur: Yuna Sasaki
Publié en:  2010 (Japon) / 2014 (France)
Editeur : Soleil Manga
Nombre de pages : 192
Nombre de tomes : France : 1 (Série en cours) / Japon : 3 (Série finie)
Série liée : Aucune
Genre : Shôjo
Anime : non

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Shôjo

Chibi Devi !, Diablement mignon !

Chibi-devi_couv_1Titre : Chibi Devi !
Auteur : Hiromu Shinozuka
Publié en :2008 (Japon) / 2013 (France)
Editeur : Soleil manga
Nombre de pages : 192
Nombre de tomes : France : 2 (En cours) /Japon : 8 (En cours)
Série liée : Mirumo
Genre : Shôjo, Kodomo, fantastique
Anime : oui

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6.Coup-de-coeurHonoka a 14 ans et se sent très seule. Tout le monde est méchant avec elle au collège et n’a plus de famille. Mais un jour, alors qu’elle se trouve au bord du désespoir, un événement fantastique vient bouleverser sa vie : un couple de démons décide de lui confier leur bébé ! Le petit Mao est si mignon et Honoka se sent si proche de lui car ils sont seuls tous les deux qu’elle n’hésite pas à devenir sa nouvelle maman. Shin, un voisin de son âge, habituellement très désagréable, va se dévouer pour protéger la jeune fille et son nouveau bébé et même s’autoproclamer papa de Mao ! Ensemble, ils découvrent l’existence de la crèche des chibi devils et de son directeur farfelu où ils rencontrent plein d’autres bébés démons. Ces derniers possèdent des pouvoirs extraordinaires censés aider leur maman. Honoka n’est donc plus seule et se demande avec sa nouvelle famille ce que l’avenir a bien pu leur réserver de merveilleux !!!

chibi-devil-1997675La couverture acidulée et les deux personnages représentés ne laissent aucun doute sur la teneur Kawaï de l’histoire ! Chibi Devi ! est un shôjo à destination des jeunes filles de 6 à 9 ans (et des plus grandes aussi qui ont gardées leur âme de petite fille). Si le dessin vous dit quelque chose, c’est normal ! Car Hiromu Shinozuka n’est pas totalement inconnue en France. Et si son nom ne vous dit rien, vous avez déjà entendu parler de sa précédente série. Car la mangaka est la maman de Mirumo (ou Mirmo), qui a fait fondre les coeurs de nombreux téléspectatrices sur M6 pendant plusieurs années.

Elle fait son come-back en 2013 donc, avec une nouvelle série dans la même veine. Mais ici, le héros est un bébé démon envoyé sur Terre pour être élevé par une Humaine. Mao, cet adorable bout de chou va devoir apprendre à contrôler ses pouvoirs sous le couvert d’une protection anti-démon. Petite chose amusante : un bébé démon développe un pouvoir spécial selon le costume qu’il porte. Une particularité rigolote, tout comme la référence à Pokémon.

cxxLes personnages développés par la mangaka sont véritablement touchants. Tant l’héroïne dont le quotidien solitaire n’est pas facile, que Shin, cet étrange garçon, un peu brusque, que l’on apprend rapidement à aimer (moi c’est mon perso préféré en tout cas).

Oui, des shôjos comme ça, on adore ! Et on aimerait en voir plus souvent. Totalement mignon, impossible de ne pas craquer devant Mao, ce bébé si mignon qu’on aimerait avoir le même à la maison. Acidulé, frais, rigolo, Chibi Devi ! est une lecture sans prise de tête, parfaite pour se détendre.

On ne reprochera qu’une chose à ce premier tome : 192 pages, c’est vraiment trop peu !! Vivement le prochain tome !

Merci aux éditions Soleil pour l’envoi de ce manga. 🙂

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Bloody prince tome 2 : plus dingue, tu meurs !

bloody-prince-2-soleilTitre : Bloody Prince
Auteur : Midori Murasaki
Publié en :2010 (Japon) / 2013 (France)
Editeur : Soleil
Nombre de pages : 192
Nombre de tomes : France : 2 (Série en cours) / Japon : 3 (Série finie)
Série liée : non
Genre : Shôjotranche de vie, fantastique
Anime : non

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6.Coup-de-coeurOkamoto est un vampire moderne parfaitement adapté à son époque, qui vit grâce à des poches de sang perfusées, et qui en plus change de caractère selon le groupe sanguin ! Mana est censé se soumettre à son rôle d’exorciste, mais il semblerait  qu’elle soit surtout prise au dépourvu par ses nombreuses facettes… ? Retrouvez une histoire d’amour lycéenne entre un vampire pacifiste et une exorciste remontée à  bloc toujours fourrés ensemble !

CaptureAprès un premier tome détonnant, nos héros reviennent plus en forme que jamais !

Consacré aux changements d’humeur d’Okamoto, ce tome 2 met l’accent sur l’humour et le potache. Pétillant, bourré de rebondissements, on prend décidément énormément de plaisir à suivre les péripéties de nos héros.

L’apparition d’un trio très particulier n’est pas non plus pour nous déplaire. L’occasion de confronter Okamoto à des adversaires à sa taille : aussi débiles et bizarres que lui !

Deux tomes seulement et me voilà accro à Bloody Prince ! Midori Murasaki sait y faire pour nous faire rire ! Soleil tient là une série de qualité que l’on a plaisir à découvrir. Vivement le prochain tome !

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Parapal, un shôjo qui sent bon les ennuis !

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Titre : Parapal
Auteur : Takumi Ishida
Publié en : 2005 (Japon) / 2013 (France)
Editeur : Akata
Nombre de pages : 200
Nombre de tomes : France : 1 (Série en cours) / Japon : 9 (Série finie)
Série liée : Switch Girl, Mairunovitch, 7 milliard d’Aiguilles
Genre : Shôjo, science-fiction
Anime : Non

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4.Bonne-pioche-Komaki était une lycéenne ordinaire, jusqu’au jour où elle fait un étrange rêve… Au réveil, la jeune fille constate avec surprise qu’un drôle d’individu s’est installé dans sa tête, et ne cesse de lui parler. Perturbée, Komaki va en plus découvrir que son odorat est désormais sur-développé. Et tandis qu’un nouveau monde sensuel s’ouvre à elle, son quotidien va peu à peu s’effriter. Amitié, amour… et mensonges ! Et si autour d’elle, d’autres camarades étaient aussi parasités ?

parapal 03Akata accueille en ce mois de mai une nouvelle mangaka fort prometteuse. Takumi Ishida débarque en effet avec un titre comme on en a jamais vu.

Imaginez : des extra-terrestres débarquent sur Terre. On les voit déjà avec leurs gros vaisseaux, effrayant la population et semant la terreur. Que nenni ! Vous ne le savez pas, mais un extra-terrestre a peut-être élu domicile dans votre cerveau en ce moment même ! Afin de survivre suite à une catastrophe, certains d’entre-eux n’ont pas eu d’autre choix que de parasiter notre système nerveux. C’est ce qui arrive à Komaki. Du jour au lendemain, la jeune fille va se mettre à entendre une voix dans sa tête et à sentir d’étranges odeurs. Les ennuis commencent pour elle. Pour se débarrasser de son squatteur, elle n’a pas d’autre choix que de lui venir en aide.

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Pas de doute, un scénario comme celui-ci, il fallait y penser ! Et découvrir de la science-fiction dans un genre comme celui du shôjo, c’est encore plus délirant ! Akata vise haut avec cette oeuvre hors du commun, et on comprends rapidement pourquoi.

Car loin de proposer une histoire toute simple, Parapal n’hésite pas à aborder des thèmes difficiles comme le regard des autres sur soi, ses conséquences, son acceptation et comment changer : l’évolution d’un personnage et ses différentes facettes en somme. Un choix peu banal et surtout compliqué à traiter. Mais loin d’être inintéressant. Ainsi, grâce à son nouveau don, Komaki va développer une nouvelle vision de son quotidien, de son monde et des gens qui l’entourent.

parapal 02Parapal pose de nombreuses questions, quitte, parfois, à surprendre son lectorat en parlant d’un thème tabou : le viol. Sans en faire l’apologie, la mangaka explique que la vision que l’on porte sur soi, que l’on renvoi donc aux autres, peut parfois conduire à des situations dramatiques.  C’est ce qui arrive en fin de volume à l’un des personnages. Sa réaction et celles de nos deux héros nous amène à nous remettre en question. Comment la victime réagira-t-elle une fois le choc passé ? Cet événement va-t-il la détruire ? Arrivera-t-elle à le surmonter ? Et surtout : de quelle manière ?

En dehors de son thème atypique, Parapal fait également évoluer des personnages charismatiques que l’on apprend très rapidement à aimer. Malgré son caractère bien trempé, Komaki (qui me fait un peu penser à un écureuil, allez savoir pourquoi) se fait voler la vedette par Tsurumi. Ce garçon ronchon, un peu bizarre, s’émoustillant à la moindre étrangeté, provoque un gros boum dans notre petit coeur (en tout cas, moi, c’est mon personnage préféré).

En un seul tome, Parapal réussit à nous intriguer fortement. Après avoir posé doucement les bases, on espère que Takumi Ishida nous en dévoilera un peu plus dans le tome suivant. Encore un shôjo surprenant signé Akata.

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