Shôjo

Card Captor Sakura – Clear Card Arc : Retour réussi pour notre chasseuse de cartes préférée !

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Au mois d’avril, alors que les cerisiers sont en pleine oraison, Sakura entame son année de cinquième. Elle est folle de joie de retrouver son cher Shaolan, revenu au Japon, qui fréquente le même collège qu’elle. Mais une nuit, elle fait un rêve étrange… À son réveil, toutes ses cartes sont devenues transparentes ! C’est le début d’une histoire inédite, celle des mystérieuses Clear Cards !

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Sakura, c’est mon tout premier manga, une série qui a une place très importante dans mon coeur. Alors, quand j’ai appris que CLAMP lui consacrait une suite, j’étais surexcitée, impatiente de découvrir de nouvelles aventures totalement inédites.

Mais quelque chose me tracassait : ce nouvel arc serait-il à la hauteur de la série originale ?

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Depuis quelques années, il faut se l’avouer, CLAMP déçoit : série prometteuse mal exploitée et sans fin (Kobato), conclusion incompréhensible et décevante (Tsubasa Reservoir Chronicle), superbes dessins mais ennui total (Gate 7), suite attendue mais trop courte et pas vraiment utile (Tsubasa World Chronicle)…. Il y a de quoi se poser des questions avant d’ouvrir le premier tome de Clear Card Arc.

Heureusement, dès les toutes premières pages, les doutes sont dissipés. On a l’impression de n’avoir jamais quitté nos personnages et l’univers si mignon de Sakura. Comme si nous avions refermés le dernier tome de CCS hier seulement. CLAMP n’oublie rien : nostalgie, humour, émotions…. tous les personnages font leur apparition pour notre plus grand plaisir.

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Même la nouvelle intrigue arrive à nous captiver immédiatement ! Que se passe t’il avec les cartes de Sakura ? Pourquoi s’effacent-elles ? Quel avenir pour notre chasseuse de carte préférée ? Et surtout, que cache Shaolan ? Est-il vraiment étranger à toute cette affaire ?

Pari réussi donc ! CLAMP revient à ce qui a fait leur succès. Sakura fait son retour en grande pompes et j’ai vraiment hâte de lire la suite qui nous promet encore de belles aventures !

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Mangaka : CLAMP / Nombre de tomes : 1 (6,95€ – En cours) – Anime : Oui

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Seinen·Shôjo·Shônen

Les 18 mangas du moment à lire absolument !

Je suis tombée dans l’univers du manga quand j’étais toute petite. Je n’ai eu de cesse depuis, d’en dévorer. Mais pour les personnes voulant découvrir le genre, il peut être parfois difficile de s’y retrouver parmi la pléthore de titres disponibles. Comme partout, il y a du bon et du moins bon.

Voici un top 18 (parce que j’ai pas pu réduire plus haha) des plus belles pépites du moment avec pleins d’extraits ! Il y en a pour tous les goûts : de la romance, de l’aventure, de l’action, du mystère….

N°1 : Arte –  Kei Ôkubo – Komikku éditions (6 tomes – en cours)

arte-1-komikkuFlorence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

Pourquoi c’est bien ?

Tout comme Tonkam, Komikku, c’est avant tout une librairie, située du côté d’Opéra à Paris. Et depuis leurs début dans le domaine de l’édition, je n’ai pas été déçue une seule fois par le choix des séries publiées.

Quand Arte est sortie, il y a quelques temps déjà, j’ai tout de suite su que cette série avait un petit quelque chose en plus qui la démarquait des autres publications. Originale, soignée, touchante et passionnante, cette oeuvre racontant les aventures d’une jeune femme bien décidée à faire de l’art, un domaine réservé aux hommes, son métier m’a immédiatement charmée.

Arte, c’est une série tout public, à faire découvrir même aux lecteurs ne lisant jamais de manga. Parce que tout en fait un indispensable : ses personnages attachants, ses nombreuses explications sur les méthodes d’art vénitien et son dessin incroyable où l’on sent tout de suite le soin apporté par l’auteur aux plus petits détails.

Pour vous faire une idée, vous pouvez en lire un extrait ici !

N°2 : Kasane, la voleuse de visage – Daruma Matsuura – Ki-oon éditions (10 tomes, en cours)

kasane-voleuse-visage-1-ki-oonKasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement moquée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres, et une consigne mystérieuse : « Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise, et embrasse-le. » Le jour où, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’à maintenant… « La beauté est une bénédiction : elle permet de tout obtenir… même quand elle n’est qu’illusion.»

Pourquoi c’est bien ?

Il y a quelque chose dans Kasane qui vous prend aux tripes. L’histoire, originale et fascinante, le personnage de Kasane auquel on s’attache immédiatement et qu’on aime suivre au fur et à mesure qu’elle s’affirme, l’ambiance torturée. Ce seinen (manga pour adulte), est un petit bijou qui rend addictif. J’ai rarement lu de série aussi bonne ! Si vous décidez de vous lancer, attendez-vous à enchaîner les tomes !

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N°3 : Yona, Princesse de l’aube – Mizuho Kusanagi – Pika éditions (20 tomes, en cours)

91TmASOi0ZLYona, princesse du royaume de Kôka, a grandi dans l’insouciance, choyée par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak. À l’approche de ses 16 ans, Yona est heureuse : son cousin et amour secret, Soo-won, vient lui rendre visite pour célébrer son anniversaire. Mais ce soir-là, une terrible tragédie survient et sa vie va être bouleversée à jamais !

Pourquoi c’est bien ?

Grande fan de Fushigi Yugi de l’incroyable Yuu Watase, je cherchais depuis plusieurs années, une série qui pourrait lui arriver à la cheville. Ma recherche est désormais terminée, Yona comblant tous mes espoirs.

Yona Princesse de l’aube prouve que le shôjo (littéralement jeune fille ou petite fille, c’est la classification japonaise pour les manga pour filles), ce n’est pas que de la romance gnan-gnan mais qu’on peut aussi trouver dans le genre, des histoires plus poussées, avec des personnages forts et pas stéréotypés. Mélangeant action, fantasy, aventure, humour et romance, cette série vous emporte dès les premières pages et ne relâche plus son emprise. Malgré sa longueur, on ne trouve chez Yona, aucune baisse de qualité. Chaque nouvelle sortie est pour moi un petit événement tant j’ai hâte de retrouver mes personnages préférés et cette ambiance si particulière. Si vous cherchez une série de qualité, qui change des histoires d’amour à l’eau de rose qui inondent le marché, alors Yona est fait pour vous !

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N°4 : Takane & Hana – Yuki Shiwasu – Kazé éditions (7 tomes, en cours)

takane-hana-1-kazeHana, lycéenne de 16 ans, est contrainte de prendre la place de sa soeur lors d’une rencontre arrangée ! Présentée à l’héritier du grand groupe Takaba, le très séduisant Takane Saibara, la jeune fille déchante vite face à son arrogance. N’y tenant plus, elle lui jette ses quatre vérités à la figure, croyant se débarrasser ainsi de lui. Pourtant, dès le lendemain, Takane lui propose un nouveau rendez-vous, à croire qu’il en redemande ! Elle a un sacré caractère et il aime ça !

Pourquoi c’est bien ?

Vous cherchez une série humoristique ? Des personnages au tempérament fort et ultra attachants ? Une romance inhabituelle à laquelle vous serez scotchés jusqu’à la fin ? Ne cherchez plus ! Takane et Hana, c’est une série totalement atypique qui marque dès les premières pages. Totalement improbable, on accroche rapidement au duo vedette. D’un côté, une jeune lycéenne à qui on a pas vraiment demandé son avis, fière et qui n’a pas la langue dans sa poche. De l’autre, un homme solitaire, imbu de lui même, complètement immature, persuadé que l’argent et le luxe sont la solution à tous les soucis. Leur rencontre explosive va amener Takane à changer profondément.

Bourré d’humour grâce à une Hana taquine et un Takane aux réactions hilarantes, cette série feel good, publiée chez Kazé, nous en rappelle une autre : Dengeki Daisy (disponible uniquement en occasion), par la relation si spéciale entre deux personnages ayant une grande différence d’âge. Parce que le plus mature des deux n’est pas le plus vieux, cette série réchauffe le coeur et offre un excellent moment de détente.

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N°5 : Pillow Bear – Kagiji Kumanomata – Akata (3 tomes, série finie)

pillow-bear-1Wataru est un lycéen introverti, et pour ne rien arranger, il a une passion peu avouable : il est littéralement dingue de peluches ! Il les collectionne, les affectionne… sans vergogne ! Jusqu’au jour où, pris pour cible par des camarades de classe, il s’enfonce dans les tréfonds d’une salle de jeux. Il se retrouve alors nez à nez avec une vieille machine abandonnée. Mais dans ce distributeur-là, se trouve une peluche unique en son genre : l’homme-peluche-ours, Mofutarô !!! Ce dernier, en tant que peluche digne de ce nom, ne veut qu’une seule chose : être câliné par Wataru ! Mais le pauvre lycéen, déjà mal dans sa peau, n’a pas très envie de faire des free hugs avec un homme à moitié dénudé… Son quotidien en sera profondément bouleversé, surtout que Mofutarô n’est pas le seul homme-peluche à débarquer dans le monde des humains.

Pourquoi c’est bien ?

Non cette série n’est pas interdite aux moins de 18 ans ! Pillow Bear, c’est un manga en trois tomes totalement barré comme seuls les japonais savent en faire. L’homme que vous voyez sur la couverture n’en est pas un ! C’est une peluche ! Oui oui !

Ne cherchez aucune logique dans Pillow Bear. Le mangaka joue sur l’absurde et le tendancieux grâce à la grande naïveté de Mofutarô. C’est drôle, surprenant, jamais vu. Akata nous comble depuis un moment grâce à ce genre de titres qu’ils sont les seuls à publier (hormis une exception chez Kurokawa avec l’excellent Jésus et Bouddha). Si vous aimez les histoires improbables et le comique de situation, alors Pillow Bear devrait vous plaire !

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N°6 : Orange – Ichigo Takano – Akata (5 tomes, série finie + 2 tomes indépendants)

orange-1-akataUn matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

Pourquoi c’est bien ?

Ah Orange ! Sans doute un des meilleurs shôjo que j’ai pu lire dans ma vie ! Cette série, par son sujet, ses personnages, son dessin, vous chamboule. Impossible de rester indifférent lors de la lecture.

Si vous désirez vous mettre au manga, je ne peux que vous conseiller de débuter par Orange. A peine sortie, cette série s’est hissée au rang de culte. C’est beau, touchant, poétique ! Un must, vraiment !

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N°7 : Coeur de Hérisson – Nao Hinachi – Kazé (5 tomes, série finie)

coeur-de-herisson-1-kazeHozuki est le mauvais garçon du lycée, connu pour être bagarreur et insociable… Seule Kii, une fille de sa classe, le voyant comme un hérisson sur la défensive, se prend d’affection pour lui et lui adresse la parole. Une amitié naît entre eux, évoluant rapidement en amour du côté de la jeune fille. Mais, face à Hozuki qui n’arrive pas à faire la différence entre ces deux sentiments, leur relation s’annonce compliquée…

Pourquoi c’est bien ?

Coeur de Hérisson, c’est l’un de mes derniers coups de coeur. Toute mignonne, cette petite série en 5 tomes à peine, met en scène une relation ultra touchante entre une jeune fille sociable et appréciée de ses camarades de classe et un garçon renfermé que personne n’ose approcher. C’est tout doux, adorable, le duo fonctionne parfaitement et me fait totalement fondre !

C’est loin d’être original, surtout en ce moment où la romance inonde le marché, mais le titre se démarque des autres par sa qualité et une fin qui s’éloigne des clichés. A mettre entre toutes les mains !

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N°8 : Le Couvent des Damnés – Minoru Takeyoshi (4 tomes, série en cours)

couvent-des-damnes-1-glenatHérétique et incorruptible ! Au XVIe siècle, dans le Saint-Empire romain, l’inquisition condamnait de nombreux innocents au bûcher. Privée de sa famille, Ella se retrouve envoyée dans un couvent qui rééduque les filles de sorcières . Tortures et miracles viendront-ils à bout de la flamme de vengeance qui brûle en elle ?

Pourquoi c’est bien ?

La couverture met directement dans le bain. Le Couvent des Damnés est une série assez sombre mettant en scène une jeune fille prête à tout pour accomplir sa vengeance. C’est assez différent de ce qui se fait en ce moment, l’héroïne est charismatique et l’histoire plutôt intrigante.

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N°9 : Reine d’Egypte – Chie Inudoh – Ki-oon (3 tomes, série en cours)

reine-egypte-1-ki-oonHatchepsout, ou le combat d’une reine au temps des Pharaons ! C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des Pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmôsis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures, et forment à première vue un couple parfait. Mais sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle n’a cessé d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout, c’est le début d’un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

Pourquoi c’est bien ?

C’est LA série ultra badass du moment, Reine d’Egypte met en avant le girl power. J’aime beaucoup ce titre qui, en trois tomes parus pour le moment, enchaîne les rebondissements à la pelle. Pas le temps de s’ennuyer et impossible de se fier aux personnages. Hatchepsout ne peut compter que sur elle-même. C’est assez inattendu comme sujet de manga, l’égypte étant peu mise en avant. Et ça fonctionne plutôt bien ! Reine d’Egypte est qualitatif, le dessin est superbe, on sent que la mangaka a fait de nombreuses recherches pour rendre son manga le plus fidèle possible à la culture de l’ancienne égypte.

Attention toutefois, le titre n’est pas à mettre dans les mains les plus jeunes.

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N°10 : La Maison du Soleil – Taamo – Pika éditions (6 tomes, série en cours)

maison-du-soleil-1-pikaPetite, Mao passait ses journées dans la famille d’Hiro, son voisin d’en face. La vie y était joyeuse et insouciante et comblait le vide qui était en elle. Plusieurs années ont passé… Le père de Mao s’est remarié et la jeune fille se sent étrangère sous son propre toit. Hiro, lui, vit seul dans la maison familiale depuis le décès de ses parents. Il propose alors à Mao d’emménager chez lui…

Pourquoi c’est bien ?

La maison du soleil est un shôjo comme on aimerait en voir plus souvent. Ayant pour thème la reconstruction, cette série charme dès les premières pages grâce à ses personnages.

Mao, jeune fille rejetée par son père, vivotant, trouve refuge chez son ami d’enfance, Hiro. ce dernier vit dans la maison de ses parents, décédés plusieurs années auparavant. Les deux vont tenter de recréer un vrai cocon familial en soignant les blessures de l’autre. Impossible de ne pas craquer pour ce duo si craquant. Mao surtout, à cause de sa fragilité et de sa maturité.

Si romance il y a (on est dans un shôjo tout de même), elle reste discrète et bien amenée. L’accent est vraiment mis sur le côté « famille » et « protection » et laisse les sentiments amoureux en second plan. La Maison du soleil est une série vraiment bouleversante qui a su rapidement trouver son rythme. Chaque tome est un plaisir à découvrir.

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N°11 : Promesses en rose – Kaho Miyasaka – Panini (2 tomes, série en cours)

promesse-en-rose-1-paniniIroha, une jeune fille de 16 ans, vient de perdre son père et vit désormais avec sa belle-mère qui a dilapidé l’héritage familial. Un jour qu’Iroha se recueille dans son jardin, elle surprend un jeune homme en train de sentir ses roses. Pensant qu’il s’agit d’un voleur, elle tente d’appeler au secours, mais tombe accidentellement dans les bras du bel inconnu. La jeune fille ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie…

Pourquoi c’est bien ?

Kaho Miyasaka est une mangaka qui s’est fait connaître dans les années 2000 en France grâce à l’excellent Kare First Love. Mais depuis la fin de la série, elle n’avait plus fait parler d’elle. Jusqu’à récemment.

Promesses en rose est à mille lieues de sa précédente série. Exit la relation amoureuse lycéenne classique, la mangaka nous offre une série originale et fascinante se déroulant dans une ambiance noble et traditionnelle. Le premier tome, lors de sa sortie, ne m’a pas laissée indifférente. Peu mise en avant, cette série mérite pourtant le coup d’oeil ! Seul bémol, les tomes sont longs à sortir, la sortie française étant à jour sur la japonaise. Mais l’attente en vaut totalement la peine !

N°12 : En Scène – CUVIE – Kurokawa (5 tomes, série en cours)

En-scene-T1-kurokawaLa vie de la petite Kanade Ariya bascule le jour où elle assiste au spectacle de danse de sa voisine Lisa. Fascinée par la grâce de la jeune fille, Kanade n’a plus qu’un rêve en tête : devenir ballerine ! Mais la danse est une école difficile, surtout quand on n’a pas de prédispositions particulières. Cependant, malgré les obstacles et les déceptions, Kanade s’accroche. Et elle découvre vite que même les plus douées sont confrontées à l’échec…

Pourquoi c’est bien ?

Vous aimez la danse ? Vous souhaitez en savoir plus ? Alors je vous conseille chaudement la lecture d’En Scène ! Cette petite série ne paye pas de mine mais propose une histoire passionnante où l’on apprend énormément de choses sur la danse, que ce soit classique ou moderne et, notamment, sur la difficulté pour une danseuse japonaise d’entrer dans le cercle très fermée des écoles de danse occidentales. Le plus d’En scène : son héroïne. Imparfaite, mais motivée, Kanade apprend de ses erreurs, tout comme le lecteur. Idéal pour toutes les jeunes filles à partir de 8 ans passionnées par la danse !

N°13 : Le 3e Gédeon – Tarô Nogisaka – Glénat (3 tomes, série en cours)

3e-gedeon-1-glenatÀ la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

Pourquoi c’est bien ?

Je suis passionnée par l’Histoire et, notamment, par tout ce qui concerne Louis XVI, Marie-Antoinette, la Révolution, la Terreur…. Quand j’ai découvert Le 3e Gédéon et son thème, j’ai su que cette série était faite pour me plaire ! Et je ne me suis pas trompée !

Divertissante, elle se démarque par son originalité et cette vision, parfois tronquée et romancée, de cette période de l’Histoire de France qui passionne tant les japonais depuis La Rose de Versailles. Seul bémol, le personnage de Marie-Antoinette, cruche, sexualisée à outrance, ne me plait pas du tout. Contrairement à la figure de Louis XVI, intéressante car à l’inverse de ce que l’on a pu apprendre du personnage. En dehors de ça, la série est chouette et j’attends toujours chaque tome avec beaucoup d’impatience !

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N°14 : Innocent Rouge – Shinichi Sakamoto – Delcourt (3 tomes, série en cours)

innocent-Rouge-1-delcourtÀ l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

Pourquoi c’est bien?

Autre titre se déroulant à l’époque de la Révolution, Innocent Rouge est un spin-off du manga Innocent. Alors que ce dernier se concentre sur Charles-Henri Sanson, Rouge met en avant sa soeur Marie-Josèphe, un personnage sans limite qui fascine. Vous pouvez tout à fait découvrir cette série sans avoir lu l’autre, c’est ce que j’ai fait. Et j’ai tellement été charmée, que je compte bien me mettre à Innocent rapidement !

Au delà de l’histoire, les dessins sont également à souligner. Magnifiques, fins, précis, c’est un plaisir pour les yeux. J’avais déjà eu l’occasion d’admirer le talent de Shinichi Sakamoto avec Ascension, je suis ravie de le retrouver avec cette série !

Attention toutefois, ce manga est assez sanglant, il ne convient donc pas aux plus jeunes ou aux plus sensibles.

N°15 : Man in the Window – Masatoki & Anajiro – Ki-oon (2 tomes, série en cours)

man-in-the-window-1-ki-oonQuel est le prix à payer pour sauver son propre futur ?
Quand Shuhei, 17 ans, reçoit un mot de la fille qu’il aime en secret, il n’en croit pas ses yeux. Sans se faire trop d’espoir, il se rend au lieu de rendez-vous, une ruelle sordide finissant en cul-de-sac. Comme indiqué, il frappe à la dernière fenêtre… et c’est une voix masculine qui lui répond ! Shuhei s’enfuit, mais lorsque l’inconnu l’appelle par son nom, il se retourne, interloqué. L’homme connaît son identité, ainsi que toutes sortes de détails intimes sur sa vie. Et pour cause : c’est son moi de 20 ans qui se tient devant lui !

Pourquoi c’est bien ?

J’aime les manga mystérieux, un peu fantastique. Alors forcément, quand j’ai découvert Man in the Window sur la table des nouveautés, j’ai été intriguée. Sans attendre, j’ai dévoré le premier tome qui a su combler toutes mes espérances !

Man in the Window, c’est un peu Orange mais en plus sombre. C’est dur, psychologique, totalement addictif. On est aussi perdus que Shuhei dont la vie se retrouve totalement chamboulée. Et la question se pose : Que ferions-nous si nous nous trouvions dans la même situation ?

Si vous cherchez un bon thriller psychologique, alors Man in the Window devrait vous plaire !

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N°16 : Le journal de Kanoko – Ririko Tsujita – Pika (3 tomes, série finie – saison 2 en cours)

journal-kanoko-1-pikaKanoko Naédoko, collégienne en classe de 3e, ne cherche absolument pas à se faire des amis. Elle préfère la solitude qui lui permet de scruter puis d’analyser froidement le monde que l’entoure : triangles amoureux, intrigues entre un professeur et son élève, clubs de filles dépressives… Rien ni personne n’échappe à son regard acéré ! Kanoko observe inlassablement la comédie humaine et son déferlement d’émotions contradictoires. Mais sous la carapace cynique se cache peut-être un cœur tendre…

Pourquoi c’est bien ?

Voilà un shôjo très particulier qui se démarque totalement des histoires de romances au lycée. Ici, le personnage principal est une jeune fille dont le passe-temps favori est d’observer les autres et d’analyser le moindre de leurs réactions et de leurs interactions. Froide en apparence (que en apparence ?), Kanoko est un personnage auquel on s’attache très vite. A trop observer les autres, on en oublie de regarder autour de soi. Ce qui donne des situations assez drôles.

Assez fourni en texte, Kanoko se savoure.  Peu mis en avant par Pika sur les réseaux sociaux, cette série mérite vraiment que l’on s’y attarde. Il existe deux saisons de Kanoko : la première, celle que je vous présente, est terminée en trois tomes. La seconde, suite directe, se déroule au lycée. Très honnêtement, je dois vous avouer que, si j’aime toujours autant l’ambiance et les personnages, je suis moins fan de celle-ci. J’attends de voir ce que Ririko Tsujita nous réserve pour la suite.

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N°17 : Telle que tu es – Kaname Hirama – Kana (7 tomes, série en cours)

telle-que-tu-es-1-kanaSumugi est une adolescente douce et attentionnée. Ce qui la différencie des autres filles, ce sont ses quelques kilos en plus qu’elle porte sans complexe. Elle a subi autrefois quelques brimades… mais au lieu de se laisser abattre ,elle a décidé un jour de continuer à s’aimer elle-même quoi qu’en disent les autres. C’est attiré par cet optimisme que Yukiya, un beau garçon, lui demande de devenir sa petite amie.Tsumugi hésite, assez incrédule qu’un garçon s’intéresse sincèrement à elle. Mais cette attirance de Yukiya pour elle va générer de la jalousie chez les autres filles…

Pourquoi c’est bien ?

Cette petite série est chère à mon coeur. Parce que, pour une fois, elle met en avant une héroïne aux formes généreuses. Telle que tu es montre que l’on peut être ronde et être aimée. Que notre différence n’est pas une faiblesse mais une force.

Le duo formé par Tsumugi et Yukiya est adorable et l’on aime les suivre à chaque tome. A faire découvrir à toutes les jeunes filles qui ont du mal à s’accepter comme elles sont, Telle que tu es met en avant de belles valeurs et aide à faire changer les esprits.

Voir la bande annonce !

N°18 : Le Mari de mon frère – Gengoroh Tagame – Akata (4 tomes, série finie)

mari-frere-1-akataYaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a pas alors d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Pourquoi c’est bien ?

Comment est perçue l’homosexualité au Japon ? Que ce soit par les adultes ou par les enfants. Comment réagir au regard des autres ? Quel impact l’arrivée d’un parfait étranger, pourtant si proche, peut elle avoir sur sa vision de l’amour entre personnes du même sexe ?

Ce sont toutes ces questions auquel va répondre Le mari de mon frère. Via le personnage de Yaichi, un japonais comme les autres, qui n’a jamais vraiment su comment se comporter avec son frère et sa « différence », celui de sa fille, Kana, ouverte, accueillant chaleureusement Mike, cet oncle sorti de nulle part, désirant tisser des liens avec cette belle-famille qui n’a jamais eu vent de son existence.

Ce que j’aime dans cette série, c’est toute cette réflexion sur la vision japonaise de l’homosexualité. Peu abordée dans ce pays à la fois moderne, traditionnel et conservateur (hormis de manière peu réaliste dans les yaoi), il est vraiment intéressant de découvrir l’impact d’une situation comme celle vécue par nos héros.

En quatre tomes seulement, Le mari de mon frère nous chamboule le coeur. Une belle série, vraiment surprenante et originale qui mérite le coup d’oeil. Akata a vraiment un don pour nous trouver de si jolies pépites.

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Shôjo

Nana et la malédiction du Roi des démons…

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La première est rêveuse, rigolote et sensible, mais « coeur d´artichaut», un brin capricieuse et loin d´être indépendante. La seconde est plus mature, déterminée, un peu mystérieuse mais peut être d´une froideur qui glace le dos. Toutes deux s´appellent « Nana », ont un attrait pour l´art et ont vécu en province. Toutes deux vont connaître l´Amour et décider de partir pour Tokyo.

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En ce moment, je suis en plein dans une phase nostalgie. Je regarde pleins de films que j’ai découvert y a des années de ça, je lis des manga que j’adorais étant ado…. Et notamment un qui m’a marqué, comme toute une génération de lecteurs : Nana.

Marqué pour plusieurs raisons : l’histoire, belle et mélancolique, les personnages si touchants qu’on les croiraient réels, mais surtout pour le destin terrible d’un des meilleurs shôjo de tous les temps.

Alors aujourd’hui j’avais envie de vous en parler. De vous faire remonter de bons souvenirs si vous avez déjà lu Nana ou bien de vous faire découvrir cette petite merveille qui mérite clairement une place dans votre cœur (et dans votre bibliothèque).

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C’est en 1999 que Nana fait son apparition dans le très jeune magazine Cookie (Shueisha). Ai Yazawa est alors une mangaka qui s’est déjà fait un petit nom avec des séries comme Je ne suis pas un Ange (Tenshi nanka janai – 1992), Gokinjo, une vie de quartier (Gokinjo monogatari – 1995), Last Quarter (Kagen no tsuki – 1998) ou Paradise Kiss (2000) qu’elle publie en même temps que Nana dans un autre magazine que Cookie (Zipper).

Très vite, le succès est au rendez-vous. Et ce qui ne devait être qu’un one-shot se transforme en série longue, puis en anime, puis en film liveNana envoûte les esprits par une véritable originalité. Ai Yazawa se lâche complètement dans cette série offrant un bel hommage à l’univers Punk et faisant découvrir à ses lecteurs le milieu pas toujours rose de la musique. On y suit deux jeunes femmes très différentes au même prénom qui se rencontrent toutes les deux dans le train qui les conduira à Tokyo. Tout les opposent et pourtant, le destin va continuellement les réunir.

Manga - Nana - Extrait 21

Mais pourquoi c’est bien Nana ?

Je considère Nana, comme l’une de mes plus belles découvertes. Jouant sur les rapports humains, l’addiction affective, la culture Punk et la culture Pop, Nana offre une vision torturée mais réaliste du passage à l’âge adulte. Allant de désillusions en désillusions, nos héroïnes se rendent compte que rien n’est facile et que la vie est faite de compromis et de choix souvent difficiles. Les rêves c’est bien, mais c’est l’action et le travail qui payent.

Ai Yazawa n’hésite pas à traiter de thèmes difficiles comme l’abandon, la prostitution, la mort, la scarification, la tendance au suicide, la maladie…. Prouvant que le shôjo peut être plus qu’une simple histoire d’amour et sait aussi proposer des choses plus fouillées.

Ce qui plaît également dans cette série, c’est la palette variée de personnages, récurrents ou non. Chaque lecteur y trouvera son compte et adorera aimer ou détester un ou plusieurs d’entre eux. Mes coups de coeur persos vont à Shin, Ren, Nana O. et Takumi (malgré le fait que ce type soit un parfait connard oui oui). Hachi est mignonne mais énervante et j’ai du mal avec ces personnages en général. Par contre, je déteste Reira !! Non vraiment, impossible de l’encadrer.

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La terrible malédiction du Roi des Démons

Nana est aussi tristement connu pour sa pause de plusieurs années. En 2009, après avoir brisé le coeur de tous ses lecteurs suite aux révélations du tome 21, Ai Yazawa tombe gravement malade interrompant, de ce fait, la parution de la série (seuls deux chapitres du tome suivant ont été publiés dans Cookie, jamais en France). Les informations sur l’état de santé de la mangaka sont peu nombreuses, amenant une certaine inquiétude dans la fanbase.

En 2013, l’auteure revient un peu à Nana avec deux pages de la Pièce de Junko (le bonus présent à chaque fin de tome) publiées à l’occasion du 100e numéro de Cookie.

En 2016, elle donne de ses nouvelles via une interview dans le magazine japonais Rola dont elle réalise la couverture. Elle dit de sa série Nana que c’est “Un grand accomplissement. Mon challenge était de sortir toutes mes idées, tout ce que j’avais en tête. Je suis désolée de vous faire attendre mais c’est sûr, un jour je reviendrai et donnerai le meilleur de moi-même”. Depuis, pas d’autres infos. Atteindrons-nous les 10 ans de hiatus ? Plus ? L’avenir nous le dira.

Malgré les années et cette pause sans fin, Nana est un classique du shôjo. Moderne, percutante, une série comme on aimerait en voir plus souvent sur le marché actuellement appauvri. Je vous conseille chaudement la lecture de ce manga qui ne pourra vous laisser indifférent. C’est une de mes séries chouchoutes, un coup de coeur que je relis toujours avec un immense plaisir et un amour infini pour le travail de cette mangaka de génie qu’est Ai Yazawa.

55454Mangaka : Ai Yazawa / Nombre de tomes : 21 (6,99€ – En cours) – Anime : Oui

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Shôjo

Pourquoi, selon moi, Yuu Watase est la meilleure mangaka shôjo (et pas que) au monde…

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C’est un article que je n’avais pas prévu de faire, auquel je n’aurais jamais pensé si la très sympathique Carolus ne m’avait pas contacté pour me parler d’un événement organisé sur Club Shôjo : la semaine du shôjo. Le principe : les blogueurs inscrits (vous trouverez les articles des autres participants en bas de l’article) doivent, du 21 au 27 avril, publier un article sur leur blog pour développer sur le sujet de cette seconde édition : « qui est la meilleure mangaka shôjo et pourquoi ?« .

Yuu_WataseQuand j’ai lu le sujet, je m’y suis tout de suite intéressée avec un nom en tête : Yuu Watase. Pour ceux qui ne la connaissent pas (hérétiques !), Yuu Watase est une des reines du shôjo depuis plus de 20 ans. Née à Kishiwada (province d’Ôsaka) en 1970, elle débute sa carrière à 18 ans en proposant une de ses nouvelles à l’éditeur shôjo comic (je remercie mon très cher ami Wikipédia pour toutes les informations que je vous livre via cette très courte biographie).

couverture01Après la publication du très médiocre Contes d’adolescence (on l’excuse, oeuvre de jeunesse toussa) c’est avec l’excellentissime, que dis-je, le monumental classique Fushigi Yugi que sa carrière décolle réellement. C’est également sa première série longue (18 tomes de pur bonheur).

Le succès est  immédiat (c’est normal !). Nous sommes en 1992, Yuu Watase a donc 22 ans. Parmi ses plus grands succès, on compte également le très émouvant Ayashi no Ceres (qui a boosté les ventes de Kleenex), Lui ou Rien ! (responsable de nombreuses crises cardiaques et chagrins d’amour) et, plus récemment, le préquel de Fushigi Yugi : Fushigi Yugi la légende de Gembu (une publication qui aura pris 10 ans !).

En comparaison, il n’en aura fallu que 6 pour FY et 4 pour Ayashi qui fait 14 tomes. N’oublions pas non plus le surprenant Sakura Gari. Véritable touche à tout, elle s’occupe actuellement de son premier shônen : Arata.

Voilà, je vous l’avais dit que ce serait court (Ahem !).

Yuu Watase donc, est pour moi la meilleure mangaka shôjo mais aussi tout genre confondu. Nombreuses sont celles qui ont fait le shôjo et sont devenus des légendes. Je pense notamment à Yumiko Igarashi (Candy, Joséphine Impératrice,…), Riyoko Ikeda (La Rose de VersaillesAaaaah Oscar !), CLAMP (Card Captor Sakura, X, Tsubasa Reservoir Chronicles), Ai Yazawa (Nana, Paradise Kiss, Last Quarter…) et Kaori Yuki (Angel Sanctuary, Devil lost soul, Comte Cain / God Child, Ludwig Revolution…).

Mais Yuu Watase est la seule à avoir gardé une qualité scénaristique constante au fil des années. Elle est restée productive et fidèle à elle-même quand certaines partaient totalement en vrille. C’est le cas de CLAMP dont on a constaté une dégradation de la qualité dès la dernière partie de TRC.

Depuis, le studio enchaîne les bides (Gate 7, beau mais où on ne comprend rien ; Kobato dont la fin s’est montré très décevante,…), tout comme Kaori Yuki dont l’âge d’or d’Angel Sanctuary est fini depuis longtemps. Quant à Ai Yazawa dont Nana est en suspend depuis plusieurs années (à une phase critique du manga), on a plus aucune nouvelle de la mangaka dont l’état de santé s’était dégradé sérieusement.

sg06Hormis la déception de ses oeuvres de jeunesse, Yuu Watase arrive toujours à nous émouvoir et nous surprendre, n’hésitant pas à se mettre en position de faiblesse en testant de nouveaux styles.

On a ainsi pu la voir s’éloigner du shôjo où elle excelle pour tenter l’aventure du Yaoi avec Sakura-Gari (une vraie claque visuelle !) et celle du shônen avec Arata. Si le premier nous a soufflé, montrant une maîtrise parfaite du genre et un trait sublimé, Yuu Watase montre quelques difficultés avec Arata à se débarrasser des codes du shôjo. On retrouve ainsi une patte très féminine dans cette série vraiment sympathique mais où elle peine cependant à se lâcher complètement. Néanmoins, Arata reste une sacrée bonne découverte où, encore une fois, on ne s’ennuie pas une minute. (D’ailleurs, on a appris récemment que l’auteure avait changé d’éditeur, son précédent l’ayant contrainte à changer d’importantes choses sur Arata au point de prendre une direction totalement différente de la vision originelle. Watase a mis la série en pause et retouche, dans une nouvelle édition, les tomes concernés par ce problème).

fygk08Yuu Watase sait aussi écouter ses lecteurs. Quand ceux-ci ont émis le désir de lire les aventures des deux premières prêtresses de l’univers de Fushigi Yugi (celles de Gembu et Byakko), Yuu Watase ne voulait pas, ne sachant pas comment réaliser ces deux séries. Et puis, en 2003, fut annoncé l’arrivé d’un spin-off tiré de sa série à succès. Revenant sur son refus,  la mangaka s’est plongée dans le projet et a réalisé le rêve de ses fans.

Voilà donc pourquoi, pour moi, Yuu Watase est la meilleure mangaka de tous les temps. Jamais déçue, toujours surprise, toujours émue.

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Ils parlent aussi de leur mangaka shôjo préférée !

AfterMangaverse.net, Manga Shôjo, Hana, Andimagine, Le monde du Boy’s Love, Paoru, Heaven Manga, Chronique d’un Newbie, Nuits Sans Sommeil, L’Antre de la Louve

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Shôjo

The Sleeping Princess : Attention les yeux…

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Alice rend régulièrement visite à son père à l’hôpital, victime d’une maladie incurable. Ce dernier espère que sa fille adorée trouvera l’homme idéal pour prendre soin d’elle, et pourquoi pas Tatsuya, ce beau et jeune médecin qui le soigne ! Les prières de l’homme malade sont finalement exaucées puisque les deux jeunes gens tombent éperdument amoureux. Malheureusement, peu après le décès de son père, Alice se voit affectée du même mal que celui-ci et est condamnée à mourir rapidement. Tatsuya, refusant la fatalité, décide alors de cryogéniser sa bien-aimée pour la maintenir en vie le temps qu’il trouve un remède à sa maladie. Mais le jeune homme parviendra-t-il un jour à réveiller l’amour de sa vie ?

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Derrière cette couverture accrocheuse et ce résumé intriguant se cache l’un des pires shôjo que j’ai pu lire en plus de dix ans. Ne vous y trompez pas, chers lecteurs, The Sleeping Princess ne ressemble en rien au joli conte de fée qu’on essaye de vous vendre.

Mais commençons dans l’ordre voulez-vous ? Car cette chronique, si assassine soit-elle, ne doit pas s’éparpiller.

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Parlons tout d’abord de l’histoire. Alice est une jeune cruche bien naïve. La demoiselle n’a pas inventé la poudre mais peu importe, cela n’est point très important. Non. Car Alice est un faire-valoir. Amoureuse du médecin si beau (*ironie inside*), si mystérieux qui soigne son père, elle se lamente. Car comment une jeune pucelle comme elle pourrait bien trouver grâce à ses yeux ? C’est vrai quoi, son père est mourant, mais Alice s’en fout, ce qui l’intéresse vraiment c’est de pouvoir prétendre sortir avec ce merveilleux individu. Tant pis si elle ignore tout de lui, tant pis s’il a dix ans de plus (en vrai on ne sait pas, il n’a pas d’âge. Mais dans ce manga, l’âge, on s’en fout).

Et puis vient le malheur. Parce que notre jeune cruche est malade. Mourante même. Ça arrange bien notre affaire et la sienne. Il n’y a rien de mieux pour se rapprocher de l’élu de son cœur chaste. Mais attention, Alice ne mourra pas. Non non. Parce que notre médecin est amoureux d’elle (Eh on est quand même dans un shôjo), il fera tout pour la guérir. Et ça tombe bien, parce qu’il a le moyen de la garder éternellement en vie le temps de trouver un remède ! Notre jeune médecin a en effet un programme de cryogénisation sous le coude, si ça c’est pas un gros coup de bol !

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Alors Alice va accepter le remède, sans même se demander ce que c’est, elle s’en fout, elle a son « beau » médecin. Tant pis si on la fout dans une boite qui ressemble à un cercueil, son bien-aimé lui a promis de la réveiller un jour (oui parce qu’il n’a toujours pas trouvé le remède hein, attendez, faut qu’il vive un peu cet homme plein de phéromones).

Voilà, vous avez le pitch. Pas mal hein. Ça donne envie. Mais attendez, ce n’est pas tout, ça ne serait pas drôle sinon.

Car, après avoir vu ça, on se dit que l’histoire, on s’en balance un peu.

41Oui c’est la même fille depuis trois cases.

Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi moche depuis Kaikan Phrase. Vraiment. Quel horreur. Un dessin maladroit, absolument pas maîtrisé et des yeux, DES YEUX ! C’est bien simple, on  ne remarque que ça. Nos protagonistes auraient-ils eu des ancêtres amphibiens ? Le mystère demeure mais j’en reste persuadée.

On ne parlera pas non plus des visages qui changent selon les cases, des yeux qui se barrent en cahuète (un plus haut et gros que l’autre par exemple) et des proportions incroyables (je reste traumatisée par ce pied ultra moche en première page).

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Mes yeux tentent encore de s’en remettre.

On se demande vraiment parfois comment certains manga peuvent arriver chez nous. C’est la question que je me pose actuellement pour The Sleeping Princess. Franchement ! Et dire que j’étais emballée par la couverture et le résumé. On m’a trompée, mais on ne m’y reprendra pas !

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Mangaka : Yuna Sasaki / Nombre de tomes : 3 (Plus édité) – Anime : Non

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