Je m’appelle Lumikki, un petit polar venu du nord…

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51nm7X20qPLTitre : Je m’appelle Lumikki tome 1 : Rouge comme le sang (Punainen kuin veri)
Auteur : Salla Simukka
Publié en: 2014 (France) /2013 (Finlande)
Genre : Polar, Young Adult
Editeur : Le Livre de Poche (France) / Tammi (Finlande)
Nombre de pages : 288
Prix : 15€ (Acheter)

Du même auteur :

(6) Coup de coeur (yo)« Il était une fois une fille qui apprit à avoir peur. Les contes de fées ne commencent pas ainsi. Ainsi commencent d’autres histoires, plus sombres. » Lumikki Anderson a dix-sept ans. Elle vit dans la ville de Tampere, en Finlande, où elle est étudiante en école d’art. Jeune loup solitaire, elle ne se mêle jamais de ce qui ne la regarde pas. Mais cette règle est mise à l’épreuve le jour où elle découvre des billets de banque ruisselants de sang en train de sécher dans le labo photo de l’école. Prise dans un engrenage infernal, Lumikki devra affronter les réseaux mafieux, mais aussi sa propre part d’ombre.

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Voilà un genre que je n’ai pas l’habitude de lire. Mais, je ne sais pas vraiment pourquoi, ce titre m’a intrigué. La couverture, le résumé, les deux ? Peu importe, je l’ai su d’emblé, Lumikki était pour moi.

Ni une ni deux, je me suis plongée dans ce premier tome assez surprenant. Ne serait-ce que pour les nombreux noms de lieux, tous finlandais (forcément), un exotisme assez déroutant en premier lieu mais qui se révèle fort sympathique. Ou pour l’intrigue développée par l’auteur.

Ou aussi, comme l’héroïne dont le roman porte le nom. Assez distante, Lumikki est une fille comme vous et moi. Une jeune fille sur qui on ne se retourne pas, discrète, silencieuse, aimant sa solitude et détestant se fourrer dans les affaires des autres. Mais voilà, les ennuis nous prennent au dépourvu et il suffit d’être au mauvais endroit au mauvais moment pour se retrouver embarqué dans une sale affaire. C’est ce qui lui arrive et, dommage pour elle, elle finit par être prise pour une autre, manquant même de se faire enlever. Plus le choix, Lumikki va devoir découvrir le fin mot de l’histoire pour retrouver sa tranquilité…

DON'T LIKE ANY KIND OF RESPONSABILITY

Plutôt court, ce roman se lit très rapidement. J’ai mis à peine deux jours à suivre les aventures de notre enquêtrice de choc. Impossible de lâcher ce roman addictif et vraiment bien écrit. C’est frais (frais, froid, Finlande, ah ah. Oui je sais je sors), fluide, entraînant, facile à lire. Sorti en littérature étrangère, il peut se classer également en polar et même en Young Adult.

Ce premier tome pose de nombreuses questions. Certaines trouvent des réponses avant la dernière page, d’autres non. Il faudra attendre la suite pour en savoir plus sur cette héroïne mystérieuse, dont, finalement, on ne sait pas grand chose. Antipathique au premier abord, elle se révèle finalement touchante et intrigante.

Envie de vous détendre et de sortir des sentiers battus ? Alors je vous conseille fortement Je m’appelle Lumikki. Je parie que vous ne serez pas déçus. Pour la petite anecdote d’ailleurs, ce roman est disponible dans deux éditions avec deux couvertures différentes. Celle que je vous présente aujourd’hui, chez Le Livre de Poche et une autre, plus typée Young Adult chez Black moon.

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Quelques citations :

Dans la vie, moins on s’intègre, mieux ça vaut.
Depuis des années, c’était la devise de Lumikki. Pas d’ingérence, pas d’embrouille, pas d’intrusion dans les affaires des autres. Tant qu’on reste tranquille et qu’on ne parle que pour dire des choses mûrement réfléchies, on peut avoir la paix.

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Elle était une pièce d’un autre puzzle, une pièce qui n’avait pas sa place, mais qui pouvait s’adapter par surprise à peu près n’importe où.
Elle n’était pas comme les autres. Elle était exactement comme les autres.

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Sa mère s’étonnait toujours qu’elle aime tant être seule. Ne finissait-elle pas par s’ennuyer ? Lumikki s’abstenait de répondre qu’elle s’ennuyait davantage en société, à écouter les autres parler pour ne rien dire. Plutôt seule que mal accompagnée. Quand elle était seule, elle pouvait être totalement elle-même. Libre.

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Décompression, un thriller allemand par Julie Zeh

2_decompression-1393223-616x0Titre : Décompression (Nullzeit)
Auteur : Julie Zeh
Publié en: 2013 (France) / 2012 (Allemagne)
Genre : Thriller
Editeur : Actes Sud
Nombre de pages : 288
Prix : 21.50€

Du même auteur : L’Aigle et l’Ange, La fille sans qualité, L’Ultime question, Corpus Delicti,…

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yoyo-emoticon-2-023Au mois de novembre sur l’île de Lanzarote : paysages minéraux, climat doux mais changeant. La faune et la flore sous-marines des environs en font un lieu de plongée recherché.
Sven, le nonchalant instructeur, y organise des cours de plongée mais cette semaine-là, ce sont ses deux singuliers stagiaires qui semblent mener le jeu. Jola et Theo, couple berlinois très glamour, attirent Sven dans un piège. À moins que ce ne soit le contraire. Les sorties en mer se transforment en mises en scènes – provocation, désir et haine s’y invitent. Chacun risque de perdre la maîtrise de la situation et de sa vie. Et peut-être davantage encore. L’indifférence que Sven cultive se fissure. Et l’angoisse s’infiltre. Qui manipule qui ?
Décompression est un thriller intelligent et jubilatoire qui jongle avec nos idées préconçues : un Juli Zeh grand cru et un pur plaisir de lecture.

C’est suite à la célèbre masse critique de Babelio que j’ai eu la chance de lire ce livre. Et si j’ai été charmée par la couverture très ensoleillée, je ne m’attendais surement pas à ce que j’ai lu.

Thriller allemand, Décompression est bien écrit. On rentre facilement dans l’intrigue, même si le personnage principal laisse légèrement de marbre.

Les hommes ressentent de la haine quand ils devraient éprouver de la pitié. Les femmes font le contraire.

Il faut dire que le cadre est entraînant. Une jolie île espagnole, un petit coin de paradis et des vacanciers assez étranges, l’intrigue est plantée. Et on y prend rapidement goût. Du moins, au début.

Car, effectivement, si la première partie à réussi à m’intriguer, j’ai rapidement déchanté. Langage cru, situations rocambolesques, événements parfois sortis de nulle-part, j’ai fini par me demander ce que je lisais. Et la conclusion à fini par me convaincre que, non, décidément, ça n’allait pas.

Ils se tenaient l’un en face de l’autre, au bord du mur du quai. Légèrement vacillants au bord du gouffre, pensai-je, leur position préférée.

L’histoire est bonne, et le public ciblé y trouvera largement son compte. La plume de Julie Zeh est fluide et ses descriptions, parfaites.

Mais pour ma part, sans doute parce que je ne suis pas adepte du genre à la base, la sauce n’a pas pris. Dommage.

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Les Dieux d’Atlantis, retour aux sources pour Jack Howard

61D09HBH2-L._SL500_Titre : Les Dieux d’Atlantis (The Gods of Atlantis)
Auteur: David Gibbins
Publié en: 2012 (France) / 2011(USA)
Genre : Thriller Historique, Archéologie
Editeur : Les escales noires
Nombre de pages : 493
Prix : 22.50€

Du même auteur : Atlantis, Le Chandelier d’Or, Le dernier Evangile, Tigres de Guerre, Le masque de Troie Pharaon,…

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26822093Océan atlantique, 9 000 ans av. J.-C. L’île légendaire de l’Atlantide est engloutie à jamais par les flots. Les prêtres fuient pour sauver leur vie. Mais où les Atlantes réussissent-ils à cacher leurs plus grands trésors ? Allemagne, 1er mai 1945. Au cœur du Berlin ravagé par la guerre, les trésors archéologiques cachés par les nazis disparaissent. Mer noire, de nos jours. Jack Howard découvre un ancien fragment d’écriture dans les ruines d’une citadelle de l’Atlantide. Et s’il existait une nouvelle version terrifiante des Atlantes, des prêtres des ténèbres ? Le Reich aurait-il dissimulé des traces du mal qu’un acte funeste pourrait libérer à tout moment ? La terrible quête commence…

Après ma déception sur Tigres de Guerre, j’avais délaissé David. Boudée même. Et puis, voilà qu’en un livre, il me fait oublier tous les torts qu’il m’a causé.

Suite du premier tome des aventures de Jack Howard, Les Dieux d’Atlantis est en réalité la fin d’un cycle, un cycle de 6 livres tournant tous, de près ou de loin à la cité perdue.

Jack se demanda si son imagination n’était pas en train de lui jouer des tours : l’objet qui se trouvait en face de lui était remarquablement similaire à celui qu’ils avaient trouvé cinq ans auparavant, celui qui les avait conduits jusqu’à ce site. […] C’était un disque d’or de la largeur d’une main, enchâssé dans la colonne. Dans la lumière, son éclat était presque aveuglant. Jack le toucha délicatement à travers son gant : il était bien réel. En proie à une prodigieuse poussée d’adrénaline, il se tourna vers Cosats, au comble de l’exaltation.
— Maintenant, j’y crois vraiment ! s’exclama-t-il.
— C’est le symbole d’Atlantis, non ?
Atlantis…

Ainsi, pour lire ce roman, je vous conseille d’avoir lu les précédents romans de David Gibbins, essentiels pour comprendre tout le schmilblick. Car, sans que l’on s’en soit rendu compte, l’auteur nous lie tous ses ouvrages, même ceux, à priori, les plus éloignés des Atlantes. Un joli coup de maître.

Passionnant, Les Dieux d’Atlantis l’est assurément. Si Atlantis m’avait déçu (trop descriptif, trop scientifique et possédant trop de longueurs), ce second tome est un véritable anti-ennui.

Il me revient un passage de l’épopée de Gilgamesh, dit-il : « Ce rêve est excellent, même si ta crainte en est grande. » C’est ce que je ressent en ce moment. Il faut toujours chérir ses rêves, quelle que soit la crainte qu’ils nous inspirent. Ces symboles gravés sur la paroi de la grotte sont en quelque sorte la lumière au bout du tunnel, comme l’étoile qui est un jour tombée du ciel sur ce peuple de la préhistoire pour le guider. Notre rêve nous a attirés dans un tunnel de terreur et nous sommes arrivés au bout.

On notera tout de même quelques chapitres un peu long, où l’on accroche un peu moins, mais finalement, Les Dieux d’Atlantis est une parfaite conclusion pour le cycle Atlantis.

Une manière, pour David Gibbins de changer d’air, et pour son héros, de revenir aux sources. Le nouveau roman, dont on a eu vent en lisant Les Dieux d’Atlantis, sera l’occasion de passer du côté de l’Egypte avec Akhénaton. Un nouveau thème, point éloigné de ses précédents romans puisque le point de départ se situe à Troie. Mais le chapitre Atlantis est refermé (définitivement ?) et on a hâte de voir ce que nous réserve David Gibbins pour la suite.

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La Tour Noire de Louis Bayard : Plongez avec Vidocq au coeur de l’enquête…

couv22295741Titre : La Tour Noire
Auteur: Louis Bayard
Publié en: 2010 (France) / 2008 (USA)
Genre : Thriller Historique
Editeur : Le Cherche Midi
Nombre de pages : 402
Prix : 22.30€

Du même auteur : Un oeil bleu pâle, L’Héritage Dickens, A l’école de la nuit,… 

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26822093Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis XVIII, sont de retour sur le trône. C’est dans ce contexte politique et social trouble qu’Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d’un inconnu. Mais le directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d’Hector. Personnage mystérieux, féru d’investigations scientifiques et d’espionnage, Vidocq doit mettre tous ses talents en oeuvre lorsqu’il comprend que l’affaire est liée à la disparition du Dauphin, louis XVII, officiellement mort en 1795 à l’âge de dix ans à la prison du Temple, construite cinq siècles plus tôt par les Templiers. Alors qu’un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d’Hector, une enquête passionnante. Avec une intrigue mêlant politique, histoire et conspiration, et une reconstitution magistrale du Paris de l’époque, Louis Bavard nous offre, après Un oeil bleu pâle, un thriller historique de tout premier ordre, aux rebondissements incessants, à la tension et au suspense d’une rare intensité.

La Tour Noire est mon premier roman de Louis Bayard. Et je dois dire que j’ai eu un peu de mal à me plonger dedans. La cause : un personnage principal fort insolite et un style narratif très particulier.

Pourtant, j’ai décidé de continuer et j’ai fini par énormément apprécié cette lecture. J’ai aimé me plonger dans le Paris de la Restauration et suivre un Vidocq comparable au Sherlock Holmes joué par Robert Downey Jr. (Oui oui, le même ! Mais français). Le personnage est totalement loufoque. Génie ou fou ? Un peu des deux peut-être. Mais le cocktail s’avère explosif.

– […] Il faut cependant que vous sachiez, docteur : je ne me couche jamais sans quelqu’un près de moi. […] Vraiment, vous n’avez besoin que de vous asseoir là, et je m’endors tout de suite.
Il ne me vient pas à l’idée de lui faire des remontrances. D’ailleurs, ma main tire déjà une chaise à son chevet.
– Monsieur Tepac faisait ainsi ? demandé-je.
– Oui, oui. Frida aussi parfois, mais ses os craquaient, et on ne peut empêcher les os de craquer.
– Je ne pense pas, en effet.
– Mais vous êtes encore jeune, observe-t-il, plaisant. Les vôtres ne craquent sûrement pas. 

J’ai trouvé ça très original et bien peu commun qu’un auteur américain écrive avec tant d’exactitude et d’intérêt sur le personnage de Louis XVII. Il faut dire que l’on en voit peu des thriller historique parisien comme celui-ci. Généralement, les auteurs américains privilégient plus la Russie, ou l’Allemagne nazie pour leur histoire.

Le changement d’atmosphère fut donc bénéfique et rafraîchissant. Louis Bayard sait comment intriguer ses lecteurs et les faire se retenir de fermer l’ouvrage. J’ai littéralement dévoré ce livre et sa fin, inattendue, m’a très agréablement surprise.

– Allez-vous supporter l’épreuve ? s’enquiert-il.

Je me tâte comme si j’étais mon propre médecin. Le pouls est régulier, la respiration aussi, les mains ne tremblent pas.

– Je semble me porter bien.

– Je ne le pense pas. Vous devriez vous reposer quelques jours, Hector.

Il m’a prêté un de ses vieux costumes noirs, trop large de jambes et de carrure, que j’ai dû sangler à ma taille. Le vin produit dans mon cerveau de mornes pétarades, cette taverne pue la chiure de rat et, derrière l’épaule massive du policier, le dôme des Invalides rosit sous un soleil malingre.

En somme, une lecture inattendue mais qui figure parmi mes bonnes surprises de cette année. J’en garderai un excellent souvenir et La Tour Noire trône désormais fièrement avec mes Gibbins et mes Berry.

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Le complot Romanov de Steve Berry :Et si l’un d’eux avait survécu ?

Le complot romanovTitre : Le complot Romanov
Auteur: Steve Berry
Publié en: 2011 (France) / 2004 (USA)
Genre : Thriller Historique
Editeur : Le Cherche Midi
Nombre de pages : 509
Prix : 22.30€

Du même auteur : La prophétie Charlemagne, Le mystère Napoléon,  Le musée perdu,…

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26822093Mars 1917. Nikolaï Aleksandrovitch Romanov, dit Nicolas II, tsar de toutes les Russies, abdique devant la pression révolutionnaire avant d’être arrêté par les bolcheviks, puis maintenu de longs mois en captivité. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, il est conduit avec sa famille et ses proches dans les caves de la villa Ipatiev à Ekaterinbourg, dans l’Oural. Un peloton armé les attend et les exécute. Les onze corps sont enterrés en toute hâte dans la forêt avoisinante. Moscou, de nos jours. Alors que la Russie traverse un véritable bouleversement politique, Miles Lord, avocat originaire d’Atlanta et spécialiste de l’histoire russe, met la main sur des documents troublants : une étrange prophétie de Raspoutine, proche de la tsarine Alexandra, et un texte manuscrit attribué à Lénine dans lequel celui-ci se demande si tous les Romanov sont bien morts à Ekaterinbourg. Toutes les certitudes de Miles quant à l’histoire « officielle » de la famille impériale sont alors remises en cause. Lorsqu’il devient la cible d’une impitoyable chasse à l’homme, il n’aura d’autre choix que d’aller au bout de son enquête et d’élucider les nombreuses énigmes entourant la mort des Romanov. Après Le Musée perdu, Steve Berry délaisse une nouvelle fois son héros Cotton Malone pour nous plonger dans l’histoire de la Grande Russie et de ses tsars. Plus de deux millions d’amateurs de thrillers et de passionnés d’histoire à travers le monde ont déjà plébiscité ce roman haletant aux rebondissements incessants.

Je vous ai déjà dit que j’adorais Steve Berry ? Car j’adoooooooooooooooooore Steve Berry ! 😀

Sans mentir, en trois livres, cet auteur a réussi à prendre la même part dans mon coeur que David Gibbins en plusieurs années. C’est dire à quel point j’ai été envoûtée par ces livres. Trois romans, trois personnages différents et des histoires captivantes.

– Vous enseignez toujours ?

– Plus de trente ans de carrière. Je les ai tous vus. Staline, Khrouchtchev, Brejnev. Chacun d’eux a cause ses propres dommages. Je déplore tout ce qui s’est passé. Mais même aujourd’hui, on arrive pas à s’en sortir.Les gens persistent à faire la queue pour visiter le mausolée Lénine.

Puis, un ton plus bas :
– Rien de plus qu’un boucher. Mais révéré comme un saint. Vous avez remarqué les fleurs autour de sa statue ? Écœurant, non ?

Le Complot Romanov est sans doute mon préféré jusqu’ici. J’ai toujours été intéressée par le sort de la famille Romanov et j’ai toujours aimé me documenter sur le sujet. Alors, forcément, quand j’ai vu le titre de ce livre, il fut évident qu’il me le fallait.

J’avais déjà tenté de le lire il y a deux ans, sans succès. Il faut croire que cette semaine était la bonne puisqu’une fois débuté, impossible de le lâcher ! Berry réussit encore une fois à fournir une histoire fouillée. L’auteur ne se contente pas du mythe, il cherche, développe et entoure de fiction, des faits réels, inclut des phrases réellement prononcées. Au point que l’on finit, nous aussi, par espérer que l’histoire soit vraie.

– Avant votre arrivée, je pensais à Yurovsky et à la nuit du massacre. Ce type devait être une sorte de monstre au cœur froid. Inaccessible à toute trace de sentiment humain.

– Son fils a raconté qu’il avait regretté, toute sa vie, le rôle qu’on lui avait imposé ce jour là. Mais qui peut savoir ? Pendant vingt ans, il a donné à des publics bolcheviques des conférences dans lesquelles il se déclarait très fier de ce qu’il avait fait.

On le sait pourtant, l’espoir d’une survivance est totalement mort avec la découverte des deux derniers corps des Romanov : celui d’Alexis et celui de Maria. Pourtant, dans Le Complot Romanov, Berry a interverti Maria avec la très célèbre Anastasia. Une façon d’user du mythe le plus célèbre de l’histoire. Et ça marche.

On suit donc, pendant plus de 500 pages, un Miles Lord, avocat afro-américain avide d’en savoir plus sur cette théorie insensée. Théorie qui se transforme rapidement en fait. Haletant, Le Complot Romanov ne connait pas de temps mort. Le personnage de Miles Lord est intéressant, et l’on ressent, comme avec Cotton Malone, une certaine empathie.

Winston Churchill avait eu bien raison de dire, en parlant de ce pays : La Russie est un rébus enveloppé d’un mystère à l’intérieur d’une énigme.

J’ai aimé changer d’air dans ce roman. Adieu les USA (du moins pour un temps) et bonjour Russie. Un pays pas si étranger des romans historiques (quel meilleur adversaire pour les US que les russes ou encore les sempiternels nazis ?) mais toujours aussi plaisant d’en découvrir le décor et les habitudes de la population.

En tout cas, vous l’aurez compris, Steve Berry est mon nouveau chouchou. Et si vous cherchez un bon thriller historique, c’est celui qu’il vous faut !!

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