Anne, La maison aux pignons verts

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Sur le quai de la gare, Matthew attend l’orphelin qui les aidera, sa soeur Marilla et lui, sur leur ferme. Mais c’est une rouquine aux yeux pétillants qui se présente… Extrêmement attachante, Anne va rapidement séduire son entourage par son courage, sa détermination et sa débrouillardise.

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Je suis une amoureuse des beaux livres et des shôjo rétros. Alors forcément, je ne pouvais qu’aimer les éditions Isan Manga. Je soutiens cette petite maison d’édition depuis leurs débuts. Leur catalogue est riche et leurs éditions sont ultra soignées. Quand j’ai appris la publication d’Anne, la maison aux pignons verts, adaptation du roman éponyme de 1908, j’étais extatique !

Anne et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis plusieurs années. A l’époque de la diffusion sur M6 des téléfilms avec Megan Follows. Je suis tombée dessus un peu par hasard et j’ai été conquise immédiatement. Lire la suite de « Anne, La maison aux pignons verts »

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LE shôjo qui m’a le plus ému : Nana

Quand Club Shôjo m’a contactée pour la Semaine du shôjo et que j’ai vu le thème, j’ai naturellement eu envie d’y participer. Je vous parle beaucoup de manga ici, surtout du shôjo parce que c’est ce que je préfère. Et en réfléchissant à quelle série je pourrais vous présenter, je me suis rendue compte d’une chose : à l’heure actuelle, sur le marché, où sont les séries qui vous retournent le coeur ? Où sont les histoires qui vous arrachent des larmes ? Elles sont peu présentes, noyées sous une mer de titres insipides, où les histoires d’amour sont banales et se ressemblent toutes.

Alors, j’ai du remonter dans les shôjos sortis il y a déjà quelques années. Ceux qui m’ont fait vibrer quand j’étais ado. Et naturellement, Nana s’est imposé à moi. Parce que plus incroyable que cette série, il n’y a pas. Et le fait qu’elle soit, encore aujourd’hui, inachevée, rend son histoire plus tragique encore. Je vous en avais déjà parlé dans cet article, mais j’ai eu envie de revenir sur l’un de mes plus grands coups de coeur.

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Mais Nana ça raconte quoi ?

Nana, c’est un shôjo datant de 2000 (Le coup de vieux !) créé par Ai Yazawa, racontant l’histoire de deux jeunes filles, portant le même prénom. Ces deux jeunes filles se rencontrent dans un train qui les mènera toutes deux à Tokyo, l’une pour y devenir rockstar, l’autre pour retrouver celui qu’elle pense être l’homme de sa vie. Ce qu’elles ignorent, c’est que rien ne va se passer comme prévu et que cette rencontre va totalement chambouler leurs destins.

Nana c’est la vie, sans fioritures. Pas de chichis, pas d’histoires mielleuses. Des espoirs, des déconvenues, des tragédies. Et c’est pour cela que c’est bien. Parce que l’on s’y retrouve. Parce que tout n’y est pas tout noir ou tout blanc. Parce que chaque personnage peut vous surprendre. Parce que vous ne pouvez que craquer pour eux, devant leur fragilité, leur force, leur courage face à ce qu’ils vivent ou ont vécus.

Quand vous commencez Nana, vous vous en rendez vite compte, l’histoire qui nous est racontée par Hachi est déjà passée. Et on le devine très vite, quelque chose ne va pas. Nana Ô a disparue. Pourquoi ? Quand ? Où est-elle à présent ? Au fur et à mesure que l’histoire avance, le coeur se serre de plus en plus. Car la véritable force de Nana est là : Envoûter son lecteur et le faire se sentir comme un membre du groupe.

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Pourquoi c’est LE shôjo qui m’a le plus ému ?

Nana, c’est le manga qui m’a tenu en haleine toute mon adolescence. Après 20 tomes, l’émotion et la tension étaient à leur comble. Nous avions enfin plus d’éléments sur la disparition de Nana Ô. Mais rien ne laissait présager ce que Ai Yazawa nous réservait pour le 21e opus. Rien. L’émotion fut immense, l’effroi aussi. Et surtout, je me suis mise à la place de Nana Ô et de ce qu’elle pouvait ressentir. Et j’ai eu le coeur brisé. Brisé pour elle, brisé pour les autres personnages aussi. Parce qu’au fur et à mesure de ma lecture, ces personnages se sont transformés et sont devenus comme des amis proches. Comme une famille. Parce qu’Ai Yazawa a un don pour créer des personnages profondément humains.

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Je pense notamment à Shin, à Ren, à Takumi et Jun mais aussi à nos deux amies dont le manga porte le nom. Tant de personnages qui me sont chers et que j’ai appris à aimer pendant des années. Les quitter aussi brutalement fut terriblement cruel.

Car une autre tragédie a frappée. Et celle-ci, directement les lecteurs. Peu après la parution des premiers chapitres du tome 22 au Japon, Ai Yazawa est tombée gravement malade au point de devoir mettre sa carrière entre parenthèse. Aujourd’hui, 18 ans après le début de Nana, la série est toujours en pause. La mangaka recommence à faire quelques travaux, notamment des couvertures de magazines. Elle s’est confiée récemment sur l’avenir de la série qui l’a propulsée au rang de Maîtresse du genre et à promis qu’elle y reviendrait. Nous ne pouvons qu’espérer que le jour où Nana renaîtra est proche. En attendant, c’est avec grand plaisir que j’irais relire la série entière et, si cet article vous a donné envie, que vous ferez de même.

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Mentions honorables :

  • L’Académie Alice tome 8 :

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C’est LE tome de ce manga où je fond en larme. Le destin du robot pingouin me serre le coeur. (Oui je sais, c’est un peu la honte, mais bon, que voulez-vous, je suis une grande sensible).

  • Lui Ou Rien :

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J’adore Yuu Watase, c’est ma mangaka préférée. Je suis une inconditionnelle de Fushigi Yugi. Lui ou rien, c’est une histoire un peu particulière, une sorte de Chobits au masculin. J’ai rapidement craqué pour les personnages de cette série. Et la fin me fait toujours un petit quelque chose.

  • Orange :

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Dernièrement, Orange est le manga qui m’aura le plus surpris. C’est beau, c’est poignant, parfaitement écrit. Le tome 6 m’a littéralement chamboulée. Si vous avez un titre récent à découvrir, c’est bien celui-ci !

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Si le thème de cet article vous a plu, je vous invite à aller visiter ces blogs qui participent également à la Semaine du Shôjo ! 🙂

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Les 18 mangas du moment à lire absolument !

Je suis tombée dans l’univers du manga quand j’étais toute petite. Je n’ai eu de cesse depuis, d’en dévorer. Mais pour les personnes voulant découvrir le genre, il peut être parfois difficile de s’y retrouver parmi la pléthore de titres disponibles. Comme partout, il y a du bon et du moins bon.

Voici un top 18 (parce que j’ai pas pu réduire plus haha) des plus belles pépites du moment avec pleins d’extraits ! Il y en a pour tous les goûts : de la romance, de l’aventure, de l’action, du mystère….

N°1 : Arte –  Kei Ôkubo – Komikku éditions (6 tomes – en cours)

arte-1-komikkuFlorence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

Pourquoi c’est bien ?

Tout comme Tonkam, Komikku, c’est avant tout une librairie, située du côté d’Opéra à Paris. Et depuis leurs début dans le domaine de l’édition, je n’ai pas été déçue une seule fois par le choix des séries publiées.

Quand Arte est sortie, il y a quelques temps déjà, j’ai tout de suite su que cette série avait un petit quelque chose en plus qui la démarquait des autres publications. Originale, soignée, touchante et passionnante, cette oeuvre racontant les aventures d’une jeune femme bien décidée à faire de l’art, un domaine réservé aux hommes, son métier m’a immédiatement charmée.

Arte, c’est une série tout public, à faire découvrir même aux lecteurs ne lisant jamais de manga. Parce que tout en fait un indispensable : ses personnages attachants, ses nombreuses explications sur les méthodes d’art vénitien et son dessin incroyable où l’on sent tout de suite le soin apporté par l’auteur aux plus petits détails.

Pour vous faire une idée, vous pouvez en lire un extrait ici !

N°2 : Kasane, la voleuse de visage – Daruma Matsuura – Ki-oon éditions (10 tomes, en cours)

kasane-voleuse-visage-1-ki-oonKasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement moquée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres, et une consigne mystérieuse : « Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise, et embrasse-le. » Le jour où, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’à maintenant… « La beauté est une bénédiction : elle permet de tout obtenir… même quand elle n’est qu’illusion.»

Pourquoi c’est bien ?

Il y a quelque chose dans Kasane qui vous prend aux tripes. L’histoire, originale et fascinante, le personnage de Kasane auquel on s’attache immédiatement et qu’on aime suivre au fur et à mesure qu’elle s’affirme, l’ambiance torturée. Ce seinen (manga pour adulte), est un petit bijou qui rend addictif. J’ai rarement lu de série aussi bonne ! Si vous décidez de vous lancer, attendez-vous à enchaîner les tomes !

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N°3 : Yona, Princesse de l’aube – Mizuho Kusanagi – Pika éditions (20 tomes, en cours)

91TmASOi0ZLYona, princesse du royaume de Kôka, a grandi dans l’insouciance, choyée par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak. À l’approche de ses 16 ans, Yona est heureuse : son cousin et amour secret, Soo-won, vient lui rendre visite pour célébrer son anniversaire. Mais ce soir-là, une terrible tragédie survient et sa vie va être bouleversée à jamais !

Pourquoi c’est bien ?

Grande fan de Fushigi Yugi de l’incroyable Yuu Watase, je cherchais depuis plusieurs années, une série qui pourrait lui arriver à la cheville. Ma recherche est désormais terminée, Yona comblant tous mes espoirs.

Yona Princesse de l’aube prouve que le shôjo (littéralement jeune fille ou petite fille, c’est la classification japonaise pour les manga pour filles), ce n’est pas que de la romance gnan-gnan mais qu’on peut aussi trouver dans le genre, des histoires plus poussées, avec des personnages forts et pas stéréotypés. Mélangeant action, fantasy, aventure, humour et romance, cette série vous emporte dès les premières pages et ne relâche plus son emprise. Malgré sa longueur, on ne trouve chez Yona, aucune baisse de qualité. Chaque nouvelle sortie est pour moi un petit événement tant j’ai hâte de retrouver mes personnages préférés et cette ambiance si particulière. Si vous cherchez une série de qualité, qui change des histoires d’amour à l’eau de rose qui inondent le marché, alors Yona est fait pour vous !

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N°4 : Takane & Hana – Yuki Shiwasu – Kazé éditions (7 tomes, en cours)

takane-hana-1-kazeHana, lycéenne de 16 ans, est contrainte de prendre la place de sa soeur lors d’une rencontre arrangée ! Présentée à l’héritier du grand groupe Takaba, le très séduisant Takane Saibara, la jeune fille déchante vite face à son arrogance. N’y tenant plus, elle lui jette ses quatre vérités à la figure, croyant se débarrasser ainsi de lui. Pourtant, dès le lendemain, Takane lui propose un nouveau rendez-vous, à croire qu’il en redemande ! Elle a un sacré caractère et il aime ça !

Pourquoi c’est bien ?

Vous cherchez une série humoristique ? Des personnages au tempérament fort et ultra attachants ? Une romance inhabituelle à laquelle vous serez scotchés jusqu’à la fin ? Ne cherchez plus ! Takane et Hana, c’est une série totalement atypique qui marque dès les premières pages. Totalement improbable, on accroche rapidement au duo vedette. D’un côté, une jeune lycéenne à qui on a pas vraiment demandé son avis, fière et qui n’a pas la langue dans sa poche. De l’autre, un homme solitaire, imbu de lui même, complètement immature, persuadé que l’argent et le luxe sont la solution à tous les soucis. Leur rencontre explosive va amener Takane à changer profondément.

Bourré d’humour grâce à une Hana taquine et un Takane aux réactions hilarantes, cette série feel good, publiée chez Kazé, nous en rappelle une autre : Dengeki Daisy (disponible uniquement en occasion), par la relation si spéciale entre deux personnages ayant une grande différence d’âge. Parce que le plus mature des deux n’est pas le plus vieux, cette série réchauffe le coeur et offre un excellent moment de détente.

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N°5 : Pillow Bear – Kagiji Kumanomata – Akata (3 tomes, série finie)

pillow-bear-1Wataru est un lycéen introverti, et pour ne rien arranger, il a une passion peu avouable : il est littéralement dingue de peluches ! Il les collectionne, les affectionne… sans vergogne ! Jusqu’au jour où, pris pour cible par des camarades de classe, il s’enfonce dans les tréfonds d’une salle de jeux. Il se retrouve alors nez à nez avec une vieille machine abandonnée. Mais dans ce distributeur-là, se trouve une peluche unique en son genre : l’homme-peluche-ours, Mofutarô !!! Ce dernier, en tant que peluche digne de ce nom, ne veut qu’une seule chose : être câliné par Wataru ! Mais le pauvre lycéen, déjà mal dans sa peau, n’a pas très envie de faire des free hugs avec un homme à moitié dénudé… Son quotidien en sera profondément bouleversé, surtout que Mofutarô n’est pas le seul homme-peluche à débarquer dans le monde des humains.

Pourquoi c’est bien ?

Non cette série n’est pas interdite aux moins de 18 ans ! Pillow Bear, c’est un manga en trois tomes totalement barré comme seuls les japonais savent en faire. L’homme que vous voyez sur la couverture n’en est pas un ! C’est une peluche ! Oui oui !

Ne cherchez aucune logique dans Pillow Bear. Le mangaka joue sur l’absurde et le tendancieux grâce à la grande naïveté de Mofutarô. C’est drôle, surprenant, jamais vu. Akata nous comble depuis un moment grâce à ce genre de titres qu’ils sont les seuls à publier (hormis une exception chez Kurokawa avec l’excellent Jésus et Bouddha). Si vous aimez les histoires improbables et le comique de situation, alors Pillow Bear devrait vous plaire !

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N°6 : Orange – Ichigo Takano – Akata (5 tomes, série finie + 2 tomes indépendants)

orange-1-akataUn matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

Pourquoi c’est bien ?

Ah Orange ! Sans doute un des meilleurs shôjo que j’ai pu lire dans ma vie ! Cette série, par son sujet, ses personnages, son dessin, vous chamboule. Impossible de rester indifférent lors de la lecture.

Si vous désirez vous mettre au manga, je ne peux que vous conseiller de débuter par Orange. A peine sortie, cette série s’est hissée au rang de culte. C’est beau, touchant, poétique ! Un must, vraiment !

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N°7 : Coeur de Hérisson – Nao Hinachi – Kazé (5 tomes, série finie)

coeur-de-herisson-1-kazeHozuki est le mauvais garçon du lycée, connu pour être bagarreur et insociable… Seule Kii, une fille de sa classe, le voyant comme un hérisson sur la défensive, se prend d’affection pour lui et lui adresse la parole. Une amitié naît entre eux, évoluant rapidement en amour du côté de la jeune fille. Mais, face à Hozuki qui n’arrive pas à faire la différence entre ces deux sentiments, leur relation s’annonce compliquée…

Pourquoi c’est bien ?

Coeur de Hérisson, c’est l’un de mes derniers coups de coeur. Toute mignonne, cette petite série en 5 tomes à peine, met en scène une relation ultra touchante entre une jeune fille sociable et appréciée de ses camarades de classe et un garçon renfermé que personne n’ose approcher. C’est tout doux, adorable, le duo fonctionne parfaitement et me fait totalement fondre !

C’est loin d’être original, surtout en ce moment où la romance inonde le marché, mais le titre se démarque des autres par sa qualité et une fin qui s’éloigne des clichés. A mettre entre toutes les mains !

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N°8 : Le Couvent des Damnés – Minoru Takeyoshi (4 tomes, série en cours)

couvent-des-damnes-1-glenatHérétique et incorruptible ! Au XVIe siècle, dans le Saint-Empire romain, l’inquisition condamnait de nombreux innocents au bûcher. Privée de sa famille, Ella se retrouve envoyée dans un couvent qui rééduque les filles de sorcières . Tortures et miracles viendront-ils à bout de la flamme de vengeance qui brûle en elle ?

Pourquoi c’est bien ?

La couverture met directement dans le bain. Le Couvent des Damnés est une série assez sombre mettant en scène une jeune fille prête à tout pour accomplir sa vengeance. C’est assez différent de ce qui se fait en ce moment, l’héroïne est charismatique et l’histoire plutôt intrigante.

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N°9 : Reine d’Egypte – Chie Inudoh – Ki-oon (3 tomes, série en cours)

reine-egypte-1-ki-oonHatchepsout, ou le combat d’une reine au temps des Pharaons ! C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des Pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmôsis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures, et forment à première vue un couple parfait. Mais sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle n’a cessé d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout, c’est le début d’un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

Pourquoi c’est bien ?

C’est LA série ultra badass du moment, Reine d’Egypte met en avant le girl power. J’aime beaucoup ce titre qui, en trois tomes parus pour le moment, enchaîne les rebondissements à la pelle. Pas le temps de s’ennuyer et impossible de se fier aux personnages. Hatchepsout ne peut compter que sur elle-même. C’est assez inattendu comme sujet de manga, l’égypte étant peu mise en avant. Et ça fonctionne plutôt bien ! Reine d’Egypte est qualitatif, le dessin est superbe, on sent que la mangaka a fait de nombreuses recherches pour rendre son manga le plus fidèle possible à la culture de l’ancienne égypte.

Attention toutefois, le titre n’est pas à mettre dans les mains les plus jeunes.

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N°10 : La Maison du Soleil – Taamo – Pika éditions (6 tomes, série en cours)

maison-du-soleil-1-pikaPetite, Mao passait ses journées dans la famille d’Hiro, son voisin d’en face. La vie y était joyeuse et insouciante et comblait le vide qui était en elle. Plusieurs années ont passé… Le père de Mao s’est remarié et la jeune fille se sent étrangère sous son propre toit. Hiro, lui, vit seul dans la maison familiale depuis le décès de ses parents. Il propose alors à Mao d’emménager chez lui…

Pourquoi c’est bien ?

La maison du soleil est un shôjo comme on aimerait en voir plus souvent. Ayant pour thème la reconstruction, cette série charme dès les premières pages grâce à ses personnages.

Mao, jeune fille rejetée par son père, vivotant, trouve refuge chez son ami d’enfance, Hiro. ce dernier vit dans la maison de ses parents, décédés plusieurs années auparavant. Les deux vont tenter de recréer un vrai cocon familial en soignant les blessures de l’autre. Impossible de ne pas craquer pour ce duo si craquant. Mao surtout, à cause de sa fragilité et de sa maturité.

Si romance il y a (on est dans un shôjo tout de même), elle reste discrète et bien amenée. L’accent est vraiment mis sur le côté « famille » et « protection » et laisse les sentiments amoureux en second plan. La Maison du soleil est une série vraiment bouleversante qui a su rapidement trouver son rythme. Chaque tome est un plaisir à découvrir.

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N°11 : Promesses en rose – Kaho Miyasaka – Panini (2 tomes, série en cours)

promesse-en-rose-1-paniniIroha, une jeune fille de 16 ans, vient de perdre son père et vit désormais avec sa belle-mère qui a dilapidé l’héritage familial. Un jour qu’Iroha se recueille dans son jardin, elle surprend un jeune homme en train de sentir ses roses. Pensant qu’il s’agit d’un voleur, elle tente d’appeler au secours, mais tombe accidentellement dans les bras du bel inconnu. La jeune fille ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie…

Pourquoi c’est bien ?

Kaho Miyasaka est une mangaka qui s’est fait connaître dans les années 2000 en France grâce à l’excellent Kare First Love. Mais depuis la fin de la série, elle n’avait plus fait parler d’elle. Jusqu’à récemment.

Promesses en rose est à mille lieues de sa précédente série. Exit la relation amoureuse lycéenne classique, la mangaka nous offre une série originale et fascinante se déroulant dans une ambiance noble et traditionnelle. Le premier tome, lors de sa sortie, ne m’a pas laissée indifférente. Peu mise en avant, cette série mérite pourtant le coup d’oeil ! Seul bémol, les tomes sont longs à sortir, la sortie française étant à jour sur la japonaise. Mais l’attente en vaut totalement la peine !

N°12 : En Scène – CUVIE – Kurokawa (5 tomes, série en cours)

En-scene-T1-kurokawaLa vie de la petite Kanade Ariya bascule le jour où elle assiste au spectacle de danse de sa voisine Lisa. Fascinée par la grâce de la jeune fille, Kanade n’a plus qu’un rêve en tête : devenir ballerine ! Mais la danse est une école difficile, surtout quand on n’a pas de prédispositions particulières. Cependant, malgré les obstacles et les déceptions, Kanade s’accroche. Et elle découvre vite que même les plus douées sont confrontées à l’échec…

Pourquoi c’est bien ?

Vous aimez la danse ? Vous souhaitez en savoir plus ? Alors je vous conseille chaudement la lecture d’En Scène ! Cette petite série ne paye pas de mine mais propose une histoire passionnante où l’on apprend énormément de choses sur la danse, que ce soit classique ou moderne et, notamment, sur la difficulté pour une danseuse japonaise d’entrer dans le cercle très fermée des écoles de danse occidentales. Le plus d’En scène : son héroïne. Imparfaite, mais motivée, Kanade apprend de ses erreurs, tout comme le lecteur. Idéal pour toutes les jeunes filles à partir de 8 ans passionnées par la danse !

N°13 : Le 3e Gédeon – Tarô Nogisaka – Glénat (3 tomes, série en cours)

3e-gedeon-1-glenatÀ la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

Pourquoi c’est bien ?

Je suis passionnée par l’Histoire et, notamment, par tout ce qui concerne Louis XVI, Marie-Antoinette, la Révolution, la Terreur…. Quand j’ai découvert Le 3e Gédéon et son thème, j’ai su que cette série était faite pour me plaire ! Et je ne me suis pas trompée !

Divertissante, elle se démarque par son originalité et cette vision, parfois tronquée et romancée, de cette période de l’Histoire de France qui passionne tant les japonais depuis La Rose de Versailles. Seul bémol, le personnage de Marie-Antoinette, cruche, sexualisée à outrance, ne me plait pas du tout. Contrairement à la figure de Louis XVI, intéressante car à l’inverse de ce que l’on a pu apprendre du personnage. En dehors de ça, la série est chouette et j’attends toujours chaque tome avec beaucoup d’impatience !

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N°14 : Innocent Rouge – Shinichi Sakamoto – Delcourt (3 tomes, série en cours)

innocent-Rouge-1-delcourtÀ l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

Pourquoi c’est bien?

Autre titre se déroulant à l’époque de la Révolution, Innocent Rouge est un spin-off du manga Innocent. Alors que ce dernier se concentre sur Charles-Henri Sanson, Rouge met en avant sa soeur Marie-Josèphe, un personnage sans limite qui fascine. Vous pouvez tout à fait découvrir cette série sans avoir lu l’autre, c’est ce que j’ai fait. Et j’ai tellement été charmée, que je compte bien me mettre à Innocent rapidement !

Au delà de l’histoire, les dessins sont également à souligner. Magnifiques, fins, précis, c’est un plaisir pour les yeux. J’avais déjà eu l’occasion d’admirer le talent de Shinichi Sakamoto avec Ascension, je suis ravie de le retrouver avec cette série !

Attention toutefois, ce manga est assez sanglant, il ne convient donc pas aux plus jeunes ou aux plus sensibles.

N°15 : Man in the Window – Masatoki & Anajiro – Ki-oon (2 tomes, série en cours)

man-in-the-window-1-ki-oonQuel est le prix à payer pour sauver son propre futur ?
Quand Shuhei, 17 ans, reçoit un mot de la fille qu’il aime en secret, il n’en croit pas ses yeux. Sans se faire trop d’espoir, il se rend au lieu de rendez-vous, une ruelle sordide finissant en cul-de-sac. Comme indiqué, il frappe à la dernière fenêtre… et c’est une voix masculine qui lui répond ! Shuhei s’enfuit, mais lorsque l’inconnu l’appelle par son nom, il se retourne, interloqué. L’homme connaît son identité, ainsi que toutes sortes de détails intimes sur sa vie. Et pour cause : c’est son moi de 20 ans qui se tient devant lui !

Pourquoi c’est bien ?

J’aime les manga mystérieux, un peu fantastique. Alors forcément, quand j’ai découvert Man in the Window sur la table des nouveautés, j’ai été intriguée. Sans attendre, j’ai dévoré le premier tome qui a su combler toutes mes espérances !

Man in the Window, c’est un peu Orange mais en plus sombre. C’est dur, psychologique, totalement addictif. On est aussi perdus que Shuhei dont la vie se retrouve totalement chamboulée. Et la question se pose : Que ferions-nous si nous nous trouvions dans la même situation ?

Si vous cherchez un bon thriller psychologique, alors Man in the Window devrait vous plaire !

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N°16 : Le journal de Kanoko – Ririko Tsujita – Pika (3 tomes, série finie – saison 2 en cours)

journal-kanoko-1-pikaKanoko Naédoko, collégienne en classe de 3e, ne cherche absolument pas à se faire des amis. Elle préfère la solitude qui lui permet de scruter puis d’analyser froidement le monde que l’entoure : triangles amoureux, intrigues entre un professeur et son élève, clubs de filles dépressives… Rien ni personne n’échappe à son regard acéré ! Kanoko observe inlassablement la comédie humaine et son déferlement d’émotions contradictoires. Mais sous la carapace cynique se cache peut-être un cœur tendre…

Pourquoi c’est bien ?

Voilà un shôjo très particulier qui se démarque totalement des histoires de romances au lycée. Ici, le personnage principal est une jeune fille dont le passe-temps favori est d’observer les autres et d’analyser le moindre de leurs réactions et de leurs interactions. Froide en apparence (que en apparence ?), Kanoko est un personnage auquel on s’attache très vite. A trop observer les autres, on en oublie de regarder autour de soi. Ce qui donne des situations assez drôles.

Assez fourni en texte, Kanoko se savoure.  Peu mis en avant par Pika sur les réseaux sociaux, cette série mérite vraiment que l’on s’y attarde. Il existe deux saisons de Kanoko : la première, celle que je vous présente, est terminée en trois tomes. La seconde, suite directe, se déroule au lycée. Très honnêtement, je dois vous avouer que, si j’aime toujours autant l’ambiance et les personnages, je suis moins fan de celle-ci. J’attends de voir ce que Ririko Tsujita nous réserve pour la suite.

Lire un extrait !

N°17 : Telle que tu es – Kaname Hirama – Kana (7 tomes, série en cours)

telle-que-tu-es-1-kanaSumugi est une adolescente douce et attentionnée. Ce qui la différencie des autres filles, ce sont ses quelques kilos en plus qu’elle porte sans complexe. Elle a subi autrefois quelques brimades… mais au lieu de se laisser abattre ,elle a décidé un jour de continuer à s’aimer elle-même quoi qu’en disent les autres. C’est attiré par cet optimisme que Yukiya, un beau garçon, lui demande de devenir sa petite amie.Tsumugi hésite, assez incrédule qu’un garçon s’intéresse sincèrement à elle. Mais cette attirance de Yukiya pour elle va générer de la jalousie chez les autres filles…

Pourquoi c’est bien ?

Cette petite série est chère à mon coeur. Parce que, pour une fois, elle met en avant une héroïne aux formes généreuses. Telle que tu es montre que l’on peut être ronde et être aimée. Que notre différence n’est pas une faiblesse mais une force.

Le duo formé par Tsumugi et Yukiya est adorable et l’on aime les suivre à chaque tome. A faire découvrir à toutes les jeunes filles qui ont du mal à s’accepter comme elles sont, Telle que tu es met en avant de belles valeurs et aide à faire changer les esprits.

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N°18 : Le Mari de mon frère – Gengoroh Tagame – Akata (4 tomes, série finie)

mari-frere-1-akataYaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a pas alors d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Pourquoi c’est bien ?

Comment est perçue l’homosexualité au Japon ? Que ce soit par les adultes ou par les enfants. Comment réagir au regard des autres ? Quel impact l’arrivée d’un parfait étranger, pourtant si proche, peut elle avoir sur sa vision de l’amour entre personnes du même sexe ?

Ce sont toutes ces questions auquel va répondre Le mari de mon frère. Via le personnage de Yaichi, un japonais comme les autres, qui n’a jamais vraiment su comment se comporter avec son frère et sa « différence », celui de sa fille, Kana, ouverte, accueillant chaleureusement Mike, cet oncle sorti de nulle part, désirant tisser des liens avec cette belle-famille qui n’a jamais eu vent de son existence.

Ce que j’aime dans cette série, c’est toute cette réflexion sur la vision japonaise de l’homosexualité. Peu abordée dans ce pays à la fois moderne, traditionnel et conservateur (hormis de manière peu réaliste dans les yaoi), il est vraiment intéressant de découvrir l’impact d’une situation comme celle vécue par nos héros.

En quatre tomes seulement, Le mari de mon frère nous chamboule le coeur. Une belle série, vraiment surprenante et originale qui mérite le coup d’oeil. Akata a vraiment un don pour nous trouver de si jolies pépites.

Lire un extrait !

Nana et la malédiction du Roi des démons…

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La première est rêveuse, rigolote et sensible, mais « coeur d´artichaut», un brin capricieuse et loin d´être indépendante. La seconde est plus mature, déterminée, un peu mystérieuse mais peut être d´une froideur qui glace le dos. Toutes deux s´appellent « Nana », ont un attrait pour l´art et ont vécu en province. Toutes deux vont connaître l´Amour et décider de partir pour Tokyo.

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En ce moment, je suis en plein dans une phase nostalgie. Je regarde pleins de films que j’ai découvert y a des années de ça, je lis des manga que j’adorais étant ado…. Et notamment un qui m’a marqué, comme toute une génération de lecteurs : Nana.

Marqué pour plusieurs raisons : l’histoire, belle et mélancolique, les personnages si touchants qu’on les croiraient réels, mais surtout pour le destin terrible d’un des meilleurs shôjo de tous les temps.

Alors aujourd’hui j’avais envie de vous en parler. De vous faire remonter de bons souvenirs si vous avez déjà lu Nana ou bien de vous faire découvrir cette petite merveille qui mérite clairement une place dans votre cœur (et dans votre bibliothèque).

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C’est en 1999 que Nana fait son apparition dans le très jeune magazine Cookie (Shueisha). Ai Yazawa est alors une mangaka qui s’est déjà fait un petit nom avec des séries comme Je ne suis pas un Ange (Tenshi nanka janai – 1992), Gokinjo, une vie de quartier (Gokinjo monogatari – 1995), Last Quarter (Kagen no tsuki – 1998) ou Paradise Kiss (2000) qu’elle publie en même temps que Nana dans un autre magazine que Cookie (Zipper).

Très vite, le succès est au rendez-vous. Et ce qui ne devait être qu’un one-shot se transforme en série longue, puis en anime, puis en film liveNana envoûte les esprits par une véritable originalité. Ai Yazawa se lâche complètement dans cette série offrant un bel hommage à l’univers Punk et faisant découvrir à ses lecteurs le milieu pas toujours rose de la musique. On y suit deux jeunes femmes très différentes au même prénom qui se rencontrent toutes les deux dans le train qui les conduira à Tokyo. Tout les opposent et pourtant, le destin va continuellement les réunir.

Manga - Nana - Extrait 21

Mais pourquoi c’est bien Nana ?

Je considère Nana, comme l’une de mes plus belles découvertes. Jouant sur les rapports humains, l’addiction affective, la culture Punk et la culture Pop, Nana offre une vision torturée mais réaliste du passage à l’âge adulte. Allant de désillusions en désillusions, nos héroïnes se rendent compte que rien n’est facile et que la vie est faite de compromis et de choix souvent difficiles. Les rêves c’est bien, mais c’est l’action et le travail qui payent.

Ai Yazawa n’hésite pas à traiter de thèmes difficiles comme l’abandon, la prostitution, la mort, la scarification, la tendance au suicide, la maladie…. Prouvant que le shôjo peut être plus qu’une simple histoire d’amour et sait aussi proposer des choses plus fouillées.

Ce qui plaît également dans cette série, c’est la palette variée de personnages, récurrents ou non. Chaque lecteur y trouvera son compte et adorera aimer ou détester un ou plusieurs d’entre eux. Mes coups de coeur persos vont à Shin, Ren, Nana O. et Takumi (malgré le fait que ce type soit un parfait connard oui oui). Hachi est mignonne mais énervante et j’ai du mal avec ces personnages en général. Par contre, je déteste Reira !! Non vraiment, impossible de l’encadrer.

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La terrible malédiction du Roi des Démons

Nana est aussi tristement connu pour sa pause de plusieurs années. En 2009, après avoir brisé le coeur de tous ses lecteurs suite aux révélations du tome 21, Ai Yazawa tombe gravement malade interrompant, de ce fait, la parution de la série (seuls deux chapitres du tome suivant ont été publiés dans Cookie, jamais en France). Les informations sur l’état de santé de la mangaka sont peu nombreuses, amenant une certaine inquiétude dans la fanbase.

En 2013, l’auteure revient un peu à Nana avec deux pages de la Pièce de Junko (le bonus présent à chaque fin de tome) publiées à l’occasion du 100e numéro de Cookie.

En 2016, elle donne de ses nouvelles via une interview dans le magazine japonais Rola dont elle réalise la couverture. Elle dit de sa série Nana que c’est “Un grand accomplissement. Mon challenge était de sortir toutes mes idées, tout ce que j’avais en tête. Je suis désolée de vous faire attendre mais c’est sûr, un jour je reviendrai et donnerai le meilleur de moi-même”. Depuis, pas d’autres infos. Atteindrons-nous les 10 ans de hiatus ? Plus ? L’avenir nous le dira.

Malgré les années et cette pause sans fin, Nana est un classique du shôjo. Moderne, percutante, une série comme on aimerait en voir plus souvent sur le marché actuellement appauvri. Je vous conseille chaudement la lecture de ce manga qui ne pourra vous laisser indifférent. C’est une de mes séries chouchoutes, un coup de coeur que je relis toujours avec un immense plaisir et un amour infini pour le travail de cette mangaka de génie qu’est Ai Yazawa.

55454Mangaka : Ai Yazawa / Nombre de tomes : 21 (6,99€ – En cours) – Anime : Oui

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Comme si c’était toi…. Quand romance rime avec Fade.

comme-si-c-etait-toi-537726Même si elle ne tombe que sur des cas sociaux, Anna est une femme comblée : à trente ans, elle adore son job et la vie lui sourit. L’époque où elle était le souffre-douleur de son bahut, et de James en particulier, lui semble déjà loin.

Aussi, lorsque ce dernier fait irruption dans sa vie, est-elle surprise de constater à quel point il a changé. Pourtant, James a beau être prévenant, drôle et spirituel, Anna ne peut s’empêcher de penser qu’elle commet une grave erreur en lui faisant confiance.

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Comme si c’était toi, c’est l’histoire de deux êtres. Deux êtres qui n’auraient pas dû tomber amoureux, bousculés par un passé tortueux. Mais, la vie est capricieuse et les chemins que l’on prend sont parfois troublants. On suit donc, deux voix, deux vies, deux personnages blessés. Anna, traumatisée par son enfance, souffre-douleur de ses camarades et James, en pleine séparation. Tous deux trentenaires, tous deux désespérés de trouver quelqu’un qui saura les aimer. Lire la suite de « Comme si c’était toi…. Quand romance rime avec Fade. »