On n’est jamais bizarre sur Internet (ou presque), lecture rafraîchissante et surprenante !

81gDp7iHj0L« Salut. Je m’appelle Felicia Day. Je suis actrice. La nana bizarre dans cette série de SF ? Mais si, vous voyez de qui je veux parler. Je ne suis jamais sur l’affiche, mais j’ai quelques chouettes scènes qui font rire les téléspectateurs. Vu que je suis rousse, je collectionne les sixièmes rôles, et j’ai pratiquement inventé l’archétype de la hackeuse mignonne mais complètement barrée.

Il y a sept ans, j’ai commencé à tourner des vidéos dans mon garage avec une caméra d’emprunt. Aujourd’hui, je jongle entre mes rôles à la télé, l’écriture, la production et la gestion d’une compagnie de vidéos Internet appelée Geek & Sundry. Je suis également une fana des médias sociaux (« accro » est mon deuxième prénom) : plus de deux millions et demi de personnes me suivent sur Twitter et je suis souvent la seule femme sur la liste des nerds les plus éminents, ce qui m’a valu de me faire introniser « Reine des Geeks » par la presse. Personnellement, je refuse d’utiliser ce titre, mais quand quelqu’un d’autre l’utilise je ne discute pas. Je le prends comme un compliment. C’est vrai, quoi ! Qui n’a jamais rêvé d’hériter d’une dynastie juste parce que c’est dans son sang ? Pas besoin de bosser. Juste ! Vous êtes l’élue ! »

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Felicia Day, je l’ai connue pour son rôle de potentielle dans la dernière saison de Buffy (si vous savez, la petite rouquine toute mimi !). Mais c’est dans Supernatural que je suis tombée sous son charme (elle joue Charlie, une jeune femme geek, pleine de peps qui se retrouve malgré elle dans le collimateur de monstres. C’est un peu la petite soeur que n’ont jamais eu les frères Winchester, une sacrée badass !).

J’avais eu vent de ce livre où elle raconte son parcours, ses difficultés, ses doutes, ses combats….  Et en lisant, on s’identifie facilement à elle. Parce que Felicia Day, c’est une femme simple, proche de son public et c’est rafraîchissant. Lire la suite de « On n’est jamais bizarre sur Internet (ou presque), lecture rafraîchissante et surprenante ! »

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Les Sorties de la Semaine à ne pas louper #10

Envie d’une bonne lecture ? Perdu(e)s dans les rayons trop fournis de votre librairie ? Cette petite rubrique est faite pour vous ! Retrouvez-ici une sélection faite par mes soins des sorties immanquables de la semaine ! Bonne lecture !

C’est le grand retour de cette rubrique que vous semblez apprécier ! Après un mois de Janvier assez calme sur le blog, cet article marque le début d’une publication plus récurrente. J’espère que le contenu à venir vous plaira !

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Disponibles le 7 Février :

Au Rayon Littérature :

Jane Austen, entre raisons et sentiments : une biographie – Catherine Rihoit

Assez rare pour être souligné, sort ce 7 février une biographie de Jane Austen. J’ai une passion pour cette auteur depuis longtemps et je suis ravie de pouvoir découvrir bientôt cette biographie !

RésuméDepuis deux siècles, Jane Austen ne cesse de conquérir de nouveaux lecteurs. Dans le monde anglophone, elle est au roman ce que Shakespeare est au théâtre. Comment cette fille de pasteur à l’existence étroite et confinée, élevée dans un village du Hampshire qu’elle souhaitait ne jamais quitter, qui de son propre aveu n’écrivait que sur ce qu’elle connaissait – trois ou quatre familles dans un village du sud de l’Angleterre – parvint-elle, en six romans, à traverser l’espace et le temps ? Comment celle qui incarnait son époque trouve-t-elle dans la nôtre un tel écho ? Une vie sans événement, ainsi la définissait son frère. Mais sous cette apparence lisse frémit le ferment des passions : l’événement pour elle est surtout intérieur. C’est celui du sentiment, dont, contre la mode du roman sentimental, elle traque la vérité. Femme de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe, elle appartient à la fois aux Lumières et au romantisme qui leur succède. A l’orée de leur féminité, ses héroïnes balancent entre le coeur et la raison : placées dans des situations difficiles, elles parviennent, par leur intelligence et leur énergie, à déjouer les pièges du destin, et trouvent une résolution positive grâce à l’amour. Dans sa propre vie, les choses furent moins faciles pour Jane Austen. Mais la littérature fut sa grande passion, et, comme elle le disait, ses romans furent ses enfants.

Editeur : L’Archipel – Prix du livre : 25€

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Au Rayon Manga :

Love Under Arrest tome 1 – Maki Miyoshi

C’est une nouvelle série très prometteuse et pleine de charme que nous propose Delcourt/Tonkam cette semaine. Vous pouvez en découvrir un extrait ici qui met bien l’eau à la bouche ! J’ai hâte de pouvoir le lire en entier, tant l’extrait m’a plu !

RésuméKako est invité par sa meilleure amie Mikado à une soirée de rencontres. Elles ont pour consigne de se faire passer pour des filles de 22 ans. Pendant la soirée, Kako fait la connaissance de Kouta, 23 ans, et un lien très fort se crée entre eux. Ils vont passer une soirée merveilleuse, jusqu’à ce qu’il découvre qu’elle a 16 ans et elle, qu’il est un jeune policier fraichement sorti de l’académie…

Editeur : Delcourt / Tonkam – Prix du livre : 6.99€

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Au Rayon Imaginaire :

Le Bazar des Mauvais rêves – Stephen King

Nouveau King à rejoindre la collection du Livre de Poche. Si vous n’avez pas sauté le pas, c’est l’occasion de découvrir, à petit prix, le dernier roman de l’auteur que l’on ne présente plus !

Résumé« J’ai écrit ces nouvelles rien que pour vous. 
Mais attention ! Les meilleures ont des dents… »  S. King
Un homme qui revit sans cesse sa vie (et ses erreurs), un journaliste qui provoque la mort de ceux dont il prépare la nécrologie, une voiture qui dévore les badauds… 20 nouvelles pour la plupart inédites, précédées chacune d’une introduction du maître sur les coulisses de leur écriture.

Editeur : Livre de Poche – Prix du livre : 9.60€

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Au Rayon Tourisme :

Petit guide des usages & coutumes Japon – Paul Norbury

Vous avez toujours voulu connaître en détail les us et coutumes des Japonais ? Vous prévoyez de vous rendre bientôt au pays du Soleil Levant (petits chanceux !), alors ce guide vous sera INDISPENSABLE ! Car attention aux faux pas ! Ce qui nous parait normal ne l’est pas forcément pour un Japonais et un petit rien peut entraîner des situations très embarrassantes !

RésuméKonichi wa ! (bonjour), immergez vous dans la culture japonaise ! Prenez l’habitude de saluer respectueusement, si vous êtes invités, n’oubliez pas d’apporter un petit cadeau, de préférence soigneusement enveloppé dans un joli papier, veillez à ne pas planter vos baguettes dans le riz… Histoire, religion, coutumes, traditions, vie quotidienne, ce guide explore tous les sujets qui vous permettront de comprendre et apprécier la culture japonaise. Vous saurez tout ce qu’il faut faire et ne pas faire, comment interpréter les attitudes de vos interlocuteurs, et maitriserez les règles de la communication au Japon. Un chapitre « business briefing » vous donnera également les clefs pour ne pas faire d’impair et bien démarrer votre relation professionnelle.

Editeur : Hachette (Guides Bleus) – Prix du livre : 7.90€

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Disponible le 8 Février :

Au Rayon Polar :

Testament – David Gibbins

David Gibbins, c’est un de mes auteurs chouchous. Je suis ses travaux depuis plusieurs années déjà. Archéologue de métier, il met toutes ses découvertes et ses connaissances dans l’écriture de ses romans, en faisant des ouvrages passionnant. Jack Howard est un peu un Indiana Jones moderne. Si vous aimez les polars ou les romans historiques, David Gibbins devrait vous plaire. J’apprécie toujours, en fin de tome, la petite rubrique où il explique ce qui est vrai, ce qui est inventé, pourquoi ce choix, etc… Passionnant !

Résumé : 585 av. Jésus-Christ.
Le monde est sur le point de s’effondrer. Désespérés, les prêtres du Temple se tournent vers les plus grands navigateurs que le monde ait jamais connus pour dissimuler leurs trésors. Sur une côte lointaine, après un voyage incroyable, un phénicien du nom d’Hanno cherche à fuir un ennemi terrifiant, l’endroit que les prophètes appelaient les Chars des dieux.

1943
Alors que la Seconde Guerre mondiale connait ses heures les plus sombres, les cryptoanalystes de Bletchley Park essaient de décoder le secret d’Enigma. Le temps est compté : un échange de matériel militaire entre les Japonais et les nazis doit être arrêté au plus vite.

De nos jours
Le plongeur archéologue Jack Howard et son ami Costas se lancent dans l’une des expéditions de plongée les plus dangereuses de leur vie à la recherche de l’or nazi. Ce qu’ils aperçoivent dans les fonds de l’océan les mettent sur la trace de la plus grande aventure de leur carrière. Jack Howard rassemblera t-il les pièces manquantes d’un des plus grands mystères de l’humanité »?

Editeur : Pocket – Prix du livre : 8.20€

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Un magnifique hymne à l’amour, Edith Piaf d’Albert Bensoussan

A44932Titre : Edith Piaf
Auteur: Albert Bensoussan
Publié en: 2013 (France)
Genre : Biographie, document
Editeur : Gallimard (collection Folio)
Nombre de pages : 248
Prix : 7.50€

Du même auteur : Verdi, Federico Garcia Lorca, La vie en mouvement, Une enfance algérienne,…

Envie de l’acheter ?

5.Emoustillant«C’est l’amour qui fait rêver.» 
Édith Piaf, de son vrai nom Édith Giovanna Gassion (1915-1963), est bien plus qu’une chanteuse de music-hall et de variétés. Celle qui fut très tôt surnommée «la Môme Piaf» est l’incarnation même de la chanson française. «La vie en rose», l’«hymne à l’amour», «La Foule» sont aujourd’hui encore des chansons interprétées dans le monde entier. Au-delà de toute mythologie – l’enfance pauvre à Belleville, sainte Thérèse lui redonnant la vue qu’elle avait perdue, l’usage de la morphine, ses nombreuses histoires d’amours avec Cerdan, Montand, Moustaki, etc. –, Albert Bensoussan nous dévoile une femme engagée dans son temps, forte et fragile, prenant tous les risques, surmontant toutes les douleurs, dont Cocteau affirmait qu’il n’avait jamais connu d’être moins économe de son âme, «qui ne la dépensait pas, mais la prodiguait et en jetait l’or par les fenêtres».

Edith Piaf. Voilà un nom que l’on connait tous. Vieux, jeunes, nous savons qui était cette merveilleuse chanteuse, cette Voix incomparable, inoubliable. Mais la femme derrière la chanteuse, qui était-elle ? Quelle vie ? Quelle enfance ? Quel quotidien a-t-elle vécue cette femme tiraillée par les deuils et la maladie ?

C’est ce qu’Albert Bensoussan nous fait découvrir aujourd’hui dans cette biographie de la grande Piaf. Courte, elle n’en est pas moins passionnante. De l’enfance d’Edith, en passant par ses relations conflictuelles avec son entourage, Albert Bensoussan n’omet rien et se permet même d’éclaircir les nombreuses légendes qui ont créées le mythe.

La France vit des heures difficiles, le général Weygand et le corps d’armée sont vaincus et se replient en juin, le maréchal Pétain entre en scène le 17 juin : « Je fais à la France le don de ma personne », et c’est l’armistice. Le 18 juin, De Gaulle, à Londres, reprend la balle au bond : « la France a perdu une bataille, etc… ». C’est la débâcle, Édith, comme tant d’autres, fuit la capitale et se replie sur Toulouse, avec son Meurisse ; et Canetti, avec eux, en bon imprésario, leur organise une tournée du Sud.  

Car Edith Piaf était une femme qui aimait contrôler son image. Se façonner. Offrir aux gens une belle histoire. Comme celle de sa naissance, faussement officialisée par une plaque commémorative bidon. Mais c’était surtout une icône de l’amour. Elle n’était qu’amour, chant et vie. Cette femme que la vie a pourtant rudement traitée.

Bercée dès mon enfance par la voix d’Edith Piaf, je n’en connaissais que très peu sur elle, mis à part ce que j’avais pu voir dans le film La Môme. Cette biographie a été l’occasion pour moi d’approfondir mon rapport aux textes, au chant d’Edith Piaf. Et j’ai adoré. C’est une vie extraordinaire qu’Edith Piaf a vécue. Riche, mais souvent malheureuse. Pleine mais jamais complètement parfaite. Quand le bonheur était là depuis trop longtemps, un malheur venait rétablir un statut Quo.

Qu’aurait été la chanson française sans ces métèques, ces nomades, ces Juifs réfugiés, comme aussi Francis Lemarque, de son vrai nom Nathan Korb, né d’une Lituanienne (qui sera déportée et mourra à Auschwitz) et d’un Juif polonais, auteur de l’immense succès de Montand, « À Paris », et lui aussi lancé par Canetti. Nous sommes toujours dans le monde d’Édith, qui aura à cœur d’aider les Juifs à payer un passeur et franchir la frontière.

Seul petit regret, cette édition, comporte un livret de photo. Pas assez à notre goût. 

Attention, cette biographie peut causer de très fortes envie de réécouter le répertoire d’Edith Piaf tout comme de voir ou revoir La Môme. Ayez toujours un CD ou un mp3 à portée de main !

Je remercie les éditions Gallimard et Livraddict qui m’ont permis de vous présenter ce livre.

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La petite garce dans la prairie

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9782916546902FSTitre : La petite garce dans la prairie (Confessions of a Prairie Bitch: How I Survived Nellie Oleson and Learned to Love Being Hated)
Auteur : Alison Arngrim
Publié en: 2010 (USA) /2011 (France)
Genre : Documentaire, Témoignage
Editeur : Florent Massot (France) / It Books (USA)
Nombre de pages : 250
Prix : …€

Du même auteur :

Découvrez-le !

(6) Coup de coeur (yo)Pendant sept ans, Alison Arngrim a joué une môme méchante, intrigante, égoïste, menteuse et manipulatrice dans une des séries de télévision les plus aimées au monde. Alors que les millions de téléspectateurs de La Petite Maison dans la prairie détestaient Nellie Oleson et ses pitreries diaboliques, Alison en vint à aimer son personnage la liberté et l’ assurance que Nellie lui inspirait.Dans La Petite Garce dans la prairie, Alison Arngrim raconte son enfance à Hollywood avec ses parents excentriques (Thor Arngrim, manager d’artistes comme Liberace, dont l’ appétit pour la publicité était insatiable, et la légendaire actrice de voix Norma MacMillan, qui jouait aussi bien Gumby que Casper le gentil fantôme) et évoque des moments inoubliables et truculents dans les coulisses de La Petite Maison.Alison raconte tout cela avec un esprit mordant, mais elle aborde aussi avec courage les défis qu’elle dut affronter : ses batailles pour survivre à une histoire traumatique d’abus sexuel, pour vaincre sa dépression et sa timidité paralysante et pour faire face au secret que son père lui cacha pendant vingt ans. Elle partage également avec nous la terrible douleur de la perte de son mari de télévision et meilleur ami, Steve Tracy, emporté par le SIDA. Cet événement lui inspira une seconde carrière dans l’activisme social et politique.Nellie Oleson lui aura appris l’audace, l’intrépidité et la détermination, elle sera éternellement reconnaissante à la plus grande petite garce dans la prairie de lui avoir montré le chemin.  

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Elle a terrorisé des générations entières, attisé les foudres des pro-Laura et des pro-Marie, Nellie Oleson est de retour… enfin presque ! Car ici, si l’on découvre de nombreuses anecdotes sur le tournage d’un des shows les plus diffusés dans le monde (quand on y pense, ça fait tout de même plus de 30 ans que Carrie se casse la gueule dans cette foutue prairie!), c’est le quotidien d’Alison Arngrim que l’on nous dévoile.

Parce qu’aujourd’hui encore, nombreuses sont les personnes qui font l’amalgame entre le personnage de Nellie et celle qui l’interprétait, Alison. C’est son parcours que l’on découvre dans ces pages. A mille lieux de son rôle, la petite Alison n’a pas eu une vie simple. Élevée par des parents qui n’en ont que le titre, violée dès l’âge de six ans et pendant plusieurs années par son frère aîné, elle doit se construire dans un quotidien qui ne cesse de changer. A lire son passé, on découvre comment, avec courage et détermination, elle se sort de cet univers difficile et fait de ces expériences, un point fort pour aider les autres.

Il ne faut pas croire qu’Alison Arngrim dévoile tout au long de son livre des instants sombres, non. Anecdotes croustillantes, explications sur son quotidien sur le tournage de La Petite Maison… et sur ses relations amicales avec Melissa Gilbert, on sent une douce nostalgie et des souvenirs tendres qui prennent le dessus sur les plus durs, les plus amers.

Dans ce livre, la meilleure amie de Nellie raconte tout. L’avant, le pendant et l’après La Petite Maison, ses douleurs successives lorsqu’elle perd son meilleur ami, Steve Traçy (Percival dans le show), mais aussi Michael Landon (décédé d’un cancer du pancréas en 1991), sa mère puis son père. Mais aussi ses nombreux combats pour des causes justes, notamment l’abolition de la loi de « L’exception » en Californie, loi qui empêche de condamner les parents proches d’un enfant subissant un inceste.

Alison Arngrim n’est pas seulement une bonne comédienne, c’est également une femme remarquable. Prévoyez du temps car, non seulement vous ne pourrez résister à l’envie de revisionner La Petite Maison dans la Prairie, mais en plus, la curiosité de découvrir Alison dans ses autres rôles ne vous lâchera pas.

Finalement, le seul défaut que l’on pourrait noter sur cet ouvrage est un carnet photo trop fin. Néanmoins, cette lecture est si agréable que l’on n’y prêtera que peu d’attention. Vous ne verrez plus Nellie Oleson de la même manière… 

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Quelques citations :

Nous étions dans les années soixante-dix, porter des pantalons serrés sans sous-vêtements était la posture à la mode à Hollywood. Mais ne pas porter de sous-vêtements sous la culotte XIXe de Charles Ingalls !? Mais que lui passait-il par la tête ? Voilà ce qui lui passait par la tête : NBC avait fait une enquête pour déterminer la tranche d’âge des téléspectateurs qui regardaient notre feuilleton et il se trouve que la majeure partie d’entre eux étaient des femmes de plus de 40 ans. Or, Michael savait exactement ce qu’elles aimaient : les pantalons étaient donc coupés dans un tissu fin, les sous-vêtements restaient dans le tiroir, et la chemise était le plus souvent possible absente elle aussi, dévoilant son torse glabre parfaitement bronzé parcouru simplement par ses bretelles qui passaient juste à côté de ses tétons (au cas où on ne l’aurait pas remarqués). p146-147

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Jouer Nellie et être marquée à vie comme « garce » est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. J’entends souvent des acteurs se plaindre d’être éternellement identifiés à des personnages qu’ils ont joués par le passé. Ils les rejettent, refusent de parler de ce « vieux feuilleton », méprisent leurs fans, les trouvent idiots ou pas cools. Pas moi. Lorsque j’ai trouvé ce qui me permettrait de faire bouillir la marmite, je n’ai jamais craché dans la soupe. Le coeur joyeux, débordant de gratitude, je serre contre moi Nellie Oleson, La Petite Maison dans la prairie et les fans du monde entier. Et ce, jusqu’à mon dernier souffle de garce. Aujourd’hui, en écrivant ce livre, je peux enfin dire combien cela a été important pour moi. Parfois les gens me disent que la raison pour laquelle ils aimaient autant le feuilleton c’était parce que leur enfance ne ressemblait pas à cela. La mienne non plus. Et certains m’ont avoué à quel point Nellie Oleson était importante dans leur vie. Pas autant que pour moi… » p12-13

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« Il était difficile de ne pas se sentir belle lorsqu’on savait que l’homme qui nous maquillait avait été le maquilleur de Marilyn Monroe […]. Whitey avait toujours sur lui une pince à billets en or. Un jour, Gladys me racontait le plaisir que ça avait été de travailler avec Marilyn et combien ils l’avaient tous aimée (cela détruisait en quelque sorte toute la mythologie de la diva qui l’entourait – ceux qui l’avaient fréquentée dans le travail disaient qu’elle était douce et vulnérable, délicate en somme) et elle me montra un collier avec un pendentif en or que Marilyn lui avait donné et demanda à Whitey de me montrer ce qu’elle lui avait donné à lui. Il sortir une liasse de billets de sa poche : la pince à billets l’accompagnait tout le temps, il l’utilisait tous les jours. Il y avait ces mots gravés : « Tant que je suis encore chaude – Marilyn ». Je trouvais cette inscription très étrange et j’allais ouvrir la bouche pour demander ce que diable cela voulait dire lorsque Whitey la reprit et la rangea précipitamment. Gladys me jeta un regard signifiant « pas de commentaire » en secouant la tête. Dès que Whitey eut quitté la pièce, elle me dit que c’était un sujet sensible. L’inscription faisait référence au fait que Marilyn disait en rigolant à Whitey : « Oh Whitey, tu maquilles tellement bien ! Quand je serai morte, je voudrais que tu me maquilles tant que je serai encore chaude ! ». Un jour, elle lui donna la pince à billets. Ce cadeau serait resté une plaisanterie si elle n’était pas morte tragiquement à l’âge de 36 ans et que Whitey n’avait pas été à la morgue maquiller le visage de son amie décédée. » – p90-91

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++ Si Melissa Gilbert avait initié la voie des mémoires du tournage en publiant  Prairie Tale (inédit en France), Melissa Sue Anderson n’a pas perdu de temps pour donner  sa vision des choses. Il faut dire que cette dernière ne jouit pas d’une très bonne réputation. Désagréable voire même méchante, elle ne sociabilisait avec personne de son âge sur le tournage, passant de ce fait, pour la vraie peste.

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++ A l’époque du tournage, tout le monde pensait (cast comme journaliste), qu’Alison Arngrim et Steve Traçy sortaient vraiment ensemble. Chose impossible puisque ce dernier était gay. Les deux comparses s’en amusait beaucoup, quitte même à faire enfler les rumeurs sur leur soi-disant couple.

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++ Le mystère de la chute de Carrie se voit enfin révélée ! On sait désormais pourquoi celle-ci se casse la figure depuis plus de trente ans. Venant à peine de se reveiller, l’une des deux jumelles jouant le rôle, a dû se hâter. Dans la précipitation, sa mère, étourdie, lui a mis les chaussures à l’envers. Mal réveillée et déstabilisée, la petite n’a pas pu s’empêcher de tomber. Michael Landon a trouvé la prise tellement drôle qu’il a décidé de la garder.

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Un destin hors du commun : Sissi Impératrice d’Autriche

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9782290342091FSTitre : Sissi Les forces du Destin 
Auteur : Hortense Dufour
Publié en: 2003 (France)
Genre : Histoire, Biographie
Editeur : J’ai lu 
Nombre de pages : 861
Prix : ….€

Du même auteur : La comtesse de Ségur née Rostopchine, Marie-Antoinette : la mal aimée, Marie Stuart : En ma fin est mon commencement,…

Découvrez-le !

(5) Ultra génial (yo)«C’était bien un mariage d’amour qui s’annonçait. François-Joseph dictait, avec une chaleur inconnue, ses courriers. Il écrivit au tsar, « son cher et précieux ami », son bonheur sentimental. La déception de Nicolas Ier serait grande quand François-Joseph l’écarterait de son alliance. La guerre rebondirait, meurtrière. Une enfant vêtue de rose avait suspendu un bref moment les fureurs des hommes.» Impératrice d’Autriche à seize ans pour avoir inspiré, d’un coup de foudre, un amour indéfectible à l’empereur François-Joseph à qui l’on destinait sa soeur Hélène, la belle Sissi a longtemps erré dans les corridors de l’Histoire, attendant de rencontrer une biographe à la mesure de sa personnalité. C’est chose faite avec Hortense Dufour, qui nous présente ici un portrait très vivant de l’impératrice controversée, celle qui mourut d’un coup de poignard donné par un anarchiste italien. Avec cet ouvrage qui lui restitue sa dimension d’Hamlet au féminin, la figure de Sissi échappe enfin aux regards mièvres pour apparaître dans toute sa complexité : une femme dotée d’un destin plus grand qu’elle…

55454Lorsqu’on évoque le nom d’Elisabeth, Impératrice d’Autriche nous vient tout de suite en tête le visage de la jeune Romy Schneider, sa célèbre interprète dans les films Sissi. Décors somptueux, histoire rose bonbon, jeune fille candide, le cliché de la parfaite petite princesse. On se rend vite compte, en lisant l’oeuvre d’Hortense Dufour, que la véritable histoire de cette femme hors du commun est loin d’être aussi idéale que dans ses adaptations cinématographiques.

Avec cette biographie, ce qui saute immédiatement aux yeux, c’est son volume. Pendant plus de 860 pages, le lecteur découvrira une jeune femme fragile, n’aimant ni Schönbrunn, ni l’Archiduchesse, fuyant son époux, traumatisée par sa nuit de noce. La vie de la vraie Sissi est bien loin d’être rose. Deuils, folie, maladies, séparations rythment une existence menacée continuellement par la mort. Elisabeth est suicidaire, dépressive, fuyant la vie, tentée par la mort et ses mystères, son calme, sa volupté. On la découvre anorexique, obsédée par son apparence et les années qui s’écoulent, s’infligeant alors des épreuves insupportables, ne mangeant quasiment pas.

Il y a bien quelques jours heureux dans la vie d’Erzsébet, mais ceux-ci sont noyés dans les tragédies successives. Séparée de ses enfants, portant continuellement le deuil de l’adorable Sophie partie trop tôt, vouant un culte à sa petite dernière, elle fuit Rodolphe qui l’a ressemble et devient froide envers ses filles qui préfèrent leur père. Le seul amour d’Elisabeth, c’est ce cheval qui lui procure son sentiment de liberté, ces voyages qui la font bouger sans cesse, l’empêchant de déprimer dans cette Vienne qu’elle exècre où vit ce mari qu’elle délaisse et cette cour qui l’effraie.

On se sent proche de cette impératrice durant toute la lecture. Hortense Dufour développe pleinement le quotidien de la jeune femme. Un peu trop peut-être ? Sissi les Forces du Destin est une incroyable lecture dont on ne voit pas la fin. Un bon quart aurait pu être retiré de ce livre possédant des longueurs inutiles et des développements dispensables.

Il n’en reste pas moins que l’on s’enivre de cette lecture passionnante, qui offre une vision juste de l’impératrice d’Autriche. On en vient alors à se demander comment, avec une vie si remplie, si théâtrale, quasi-magistrale, une série de films si pauvres ont pu voir le jour.

Avec cette biographie, on vit le récit, devenant un témoin de cette partie de l’Histoire, découvrant aussi les prémices de la Première Guerre Mondiale dont le contexte tendu est brillamment mis en scène. Car, plus que la vie de Sissi, on découvre la grande victime de cette épouse imparfaite, trop jeune, trop effrayée : son mari. François-Joseph se dévoile également tout au long du récit, tombant sous le charme de cette sirène injuste, subissant ses caprices, ses peurs, ses coups de folie, devant gérer seul les grands dilemmes politiques. Il survivra à la beauté d’Ischl qu’il chérit tant malgré le mur invisible les séparant. Un coup dur pour ce grand solitaire vieillit par l’inquiétude et la tragédie.

Parce qu’Elisabeth d’Autriche mérite d’être mieux connue, parce que l’image popularisée par son interprète Romy Schneider est fausse et scandaleuseLes Forces du Destin est une lecture indispensable à tous les admirateurs de cette grande dame. Un passage obligé pour comprendre qui était vraiment Sissi, Impératrice d’Autriche.

55454Quelques citations :

« La foule, le vide sous la loge, le vertige, les regards… Franzi, si à l’aise, si heureux ! S’aperçoit-il de son angoisse ? Que faire ? La fuite ? Devant elle, l’ondoyant mouvement de la foule, à ses côtés, l’empereur, le roi, la reine Marie. A l’arrière, sa famille, tout autour, des gardes en figurants d’opéra. Existe-t-il une drogue opiacée qui calmerait cet effarant cataclysme intérieur ? Ses pieds serrés dans du satin lui font mal. Elle avait eu un mouvement de recul, jeune pouliche devant un précipice, quand il avait fallu entrer dans la loge au rythme de l’hymne national. Les Munichois s’étaient aperçus, émus, de son trouble. Un encens chaleureux l’encourageait. Des murmures d’admiration s’élevaient jusqu’à la loge.  » Une telle beauté… On nous avait caché cette grâce exquise… Digne d’un empereur… » Vienne n’aura aucune pitié de ses malaises, objets d’une noire délectation. » – p108

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« « Le malheur », répétait, amère, l’archiduchesse. Elle aimait à sa manière ses petites-filles, surtout l’aînée. Elle écrivit que si on avait laissé l’enfant à Vienne cette maladie si grave ne serait pas arrivée. Tout était de la faute de Sissi. Elle éclatait de colère impuissante dans ces corridors glacés, du côté de la chambre des enfants. La chambre vide… Elle avait peur et, pour la première fois de sa vie, ses mains tremblaient quand arriva la dépêche fatale. Elle était datée du 29 mai 1857. Pendant onze heures d’affilée, Sissi avait tenu la petite serrée contre elle. Elle avait expiré, dans les bras de sa mère, après une ultime convulsion, à neuf heures et demie du soir. Texte du télégramme de François-Joseph à sa mère : « Notre petite est un ange du ciel. Nous sommes anéantis. » » – p274

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