Les 18 mangas du moment à lire absolument !

Je suis tombée dans l’univers du manga quand j’étais toute petite. Je n’ai eu de cesse depuis, d’en dévorer. Mais pour les personnes voulant découvrir le genre, il peut être parfois difficile de s’y retrouver parmi la pléthore de titres disponibles. Comme partout, il y a du bon et du moins bon.

Voici un top 18 (parce que j’ai pas pu réduire plus haha) des plus belles pépites du moment avec pleins d’extraits ! Il y en a pour tous les goûts : de la romance, de l’aventure, de l’action, du mystère….

N°1 : Arte –  Kei Ôkubo – Komikku éditions (6 tomes – en cours)

arte-1-komikkuFlorence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

Pourquoi c’est bien ?

Tout comme Tonkam, Komikku, c’est avant tout une librairie, située du côté d’Opéra à Paris. Et depuis leurs début dans le domaine de l’édition, je n’ai pas été déçue une seule fois par le choix des séries publiées.

Quand Arte est sortie, il y a quelques temps déjà, j’ai tout de suite su que cette série avait un petit quelque chose en plus qui la démarquait des autres publications. Originale, soignée, touchante et passionnante, cette oeuvre racontant les aventures d’une jeune femme bien décidée à faire de l’art, un domaine réservé aux hommes, son métier m’a immédiatement charmée.

Arte, c’est une série tout public, à faire découvrir même aux lecteurs ne lisant jamais de manga. Parce que tout en fait un indispensable : ses personnages attachants, ses nombreuses explications sur les méthodes d’art vénitien et son dessin incroyable où l’on sent tout de suite le soin apporté par l’auteur aux plus petits détails.

Pour vous faire une idée, vous pouvez en lire un extrait ici !

N°2 : Kasane, la voleuse de visage – Daruma Matsuura – Ki-oon éditions (10 tomes, en cours)

kasane-voleuse-visage-1-ki-oonKasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement moquée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres, et une consigne mystérieuse : « Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise, et embrasse-le. » Le jour où, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’à maintenant… « La beauté est une bénédiction : elle permet de tout obtenir… même quand elle n’est qu’illusion.»

Pourquoi c’est bien ?

Il y a quelque chose dans Kasane qui vous prend aux tripes. L’histoire, originale et fascinante, le personnage de Kasane auquel on s’attache immédiatement et qu’on aime suivre au fur et à mesure qu’elle s’affirme, l’ambiance torturée. Ce seinen (manga pour adulte), est un petit bijou qui rend addictif. J’ai rarement lu de série aussi bonne ! Si vous décidez de vous lancer, attendez-vous à enchaîner les tomes !

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N°3 : Yona, Princesse de l’aube – Mizuho Kusanagi – Pika éditions (20 tomes, en cours)

91TmASOi0ZLYona, princesse du royaume de Kôka, a grandi dans l’insouciance, choyée par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak. À l’approche de ses 16 ans, Yona est heureuse : son cousin et amour secret, Soo-won, vient lui rendre visite pour célébrer son anniversaire. Mais ce soir-là, une terrible tragédie survient et sa vie va être bouleversée à jamais !

Pourquoi c’est bien ?

Grande fan de Fushigi Yugi de l’incroyable Yuu Watase, je cherchais depuis plusieurs années, une série qui pourrait lui arriver à la cheville. Ma recherche est désormais terminée, Yona comblant tous mes espoirs.

Yona Princesse de l’aube prouve que le shôjo (littéralement jeune fille ou petite fille, c’est la classification japonaise pour les manga pour filles), ce n’est pas que de la romance gnan-gnan mais qu’on peut aussi trouver dans le genre, des histoires plus poussées, avec des personnages forts et pas stéréotypés. Mélangeant action, fantasy, aventure, humour et romance, cette série vous emporte dès les premières pages et ne relâche plus son emprise. Malgré sa longueur, on ne trouve chez Yona, aucune baisse de qualité. Chaque nouvelle sortie est pour moi un petit événement tant j’ai hâte de retrouver mes personnages préférés et cette ambiance si particulière. Si vous cherchez une série de qualité, qui change des histoires d’amour à l’eau de rose qui inondent le marché, alors Yona est fait pour vous !

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N°4 : Takane & Hana – Yuki Shiwasu – Kazé éditions (7 tomes, en cours)

takane-hana-1-kazeHana, lycéenne de 16 ans, est contrainte de prendre la place de sa soeur lors d’une rencontre arrangée ! Présentée à l’héritier du grand groupe Takaba, le très séduisant Takane Saibara, la jeune fille déchante vite face à son arrogance. N’y tenant plus, elle lui jette ses quatre vérités à la figure, croyant se débarrasser ainsi de lui. Pourtant, dès le lendemain, Takane lui propose un nouveau rendez-vous, à croire qu’il en redemande ! Elle a un sacré caractère et il aime ça !

Pourquoi c’est bien ?

Vous cherchez une série humoristique ? Des personnages au tempérament fort et ultra attachants ? Une romance inhabituelle à laquelle vous serez scotchés jusqu’à la fin ? Ne cherchez plus ! Takane et Hana, c’est une série totalement atypique qui marque dès les premières pages. Totalement improbable, on accroche rapidement au duo vedette. D’un côté, une jeune lycéenne à qui on a pas vraiment demandé son avis, fière et qui n’a pas la langue dans sa poche. De l’autre, un homme solitaire, imbu de lui même, complètement immature, persuadé que l’argent et le luxe sont la solution à tous les soucis. Leur rencontre explosive va amener Takane à changer profondément.

Bourré d’humour grâce à une Hana taquine et un Takane aux réactions hilarantes, cette série feel good, publiée chez Kazé, nous en rappelle une autre : Dengeki Daisy (disponible uniquement en occasion), par la relation si spéciale entre deux personnages ayant une grande différence d’âge. Parce que le plus mature des deux n’est pas le plus vieux, cette série réchauffe le coeur et offre un excellent moment de détente.

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N°5 : Pillow Bear – Kagiji Kumanomata – Akata (3 tomes, série finie)

pillow-bear-1Wataru est un lycéen introverti, et pour ne rien arranger, il a une passion peu avouable : il est littéralement dingue de peluches ! Il les collectionne, les affectionne… sans vergogne ! Jusqu’au jour où, pris pour cible par des camarades de classe, il s’enfonce dans les tréfonds d’une salle de jeux. Il se retrouve alors nez à nez avec une vieille machine abandonnée. Mais dans ce distributeur-là, se trouve une peluche unique en son genre : l’homme-peluche-ours, Mofutarô !!! Ce dernier, en tant que peluche digne de ce nom, ne veut qu’une seule chose : être câliné par Wataru ! Mais le pauvre lycéen, déjà mal dans sa peau, n’a pas très envie de faire des free hugs avec un homme à moitié dénudé… Son quotidien en sera profondément bouleversé, surtout que Mofutarô n’est pas le seul homme-peluche à débarquer dans le monde des humains.

Pourquoi c’est bien ?

Non cette série n’est pas interdite aux moins de 18 ans ! Pillow Bear, c’est un manga en trois tomes totalement barré comme seuls les japonais savent en faire. L’homme que vous voyez sur la couverture n’en est pas un ! C’est une peluche ! Oui oui !

Ne cherchez aucune logique dans Pillow Bear. Le mangaka joue sur l’absurde et le tendancieux grâce à la grande naïveté de Mofutarô. C’est drôle, surprenant, jamais vu. Akata nous comble depuis un moment grâce à ce genre de titres qu’ils sont les seuls à publier (hormis une exception chez Kurokawa avec l’excellent Jésus et Bouddha). Si vous aimez les histoires improbables et le comique de situation, alors Pillow Bear devrait vous plaire !

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N°6 : Orange – Ichigo Takano – Akata (5 tomes, série finie + 2 tomes indépendants)

orange-1-akataUn matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

Pourquoi c’est bien ?

Ah Orange ! Sans doute un des meilleurs shôjo que j’ai pu lire dans ma vie ! Cette série, par son sujet, ses personnages, son dessin, vous chamboule. Impossible de rester indifférent lors de la lecture.

Si vous désirez vous mettre au manga, je ne peux que vous conseiller de débuter par Orange. A peine sortie, cette série s’est hissée au rang de culte. C’est beau, touchant, poétique ! Un must, vraiment !

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N°7 : Coeur de Hérisson – Nao Hinachi – Kazé (5 tomes, série finie)

coeur-de-herisson-1-kazeHozuki est le mauvais garçon du lycée, connu pour être bagarreur et insociable… Seule Kii, une fille de sa classe, le voyant comme un hérisson sur la défensive, se prend d’affection pour lui et lui adresse la parole. Une amitié naît entre eux, évoluant rapidement en amour du côté de la jeune fille. Mais, face à Hozuki qui n’arrive pas à faire la différence entre ces deux sentiments, leur relation s’annonce compliquée…

Pourquoi c’est bien ?

Coeur de Hérisson, c’est l’un de mes derniers coups de coeur. Toute mignonne, cette petite série en 5 tomes à peine, met en scène une relation ultra touchante entre une jeune fille sociable et appréciée de ses camarades de classe et un garçon renfermé que personne n’ose approcher. C’est tout doux, adorable, le duo fonctionne parfaitement et me fait totalement fondre !

C’est loin d’être original, surtout en ce moment où la romance inonde le marché, mais le titre se démarque des autres par sa qualité et une fin qui s’éloigne des clichés. A mettre entre toutes les mains !

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N°8 : Le Couvent des Damnés – Minoru Takeyoshi (4 tomes, série en cours)

couvent-des-damnes-1-glenatHérétique et incorruptible ! Au XVIe siècle, dans le Saint-Empire romain, l’inquisition condamnait de nombreux innocents au bûcher. Privée de sa famille, Ella se retrouve envoyée dans un couvent qui rééduque les filles de sorcières . Tortures et miracles viendront-ils à bout de la flamme de vengeance qui brûle en elle ?

Pourquoi c’est bien ?

La couverture met directement dans le bain. Le Couvent des Damnés est une série assez sombre mettant en scène une jeune fille prête à tout pour accomplir sa vengeance. C’est assez différent de ce qui se fait en ce moment, l’héroïne est charismatique et l’histoire plutôt intrigante.

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N°9 : Reine d’Egypte – Chie Inudoh – Ki-oon (3 tomes, série en cours)

reine-egypte-1-ki-oonHatchepsout, ou le combat d’une reine au temps des Pharaons ! C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des Pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmôsis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures, et forment à première vue un couple parfait. Mais sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle n’a cessé d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout, c’est le début d’un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

Pourquoi c’est bien ?

C’est LA série ultra badass du moment, Reine d’Egypte met en avant le girl power. J’aime beaucoup ce titre qui, en trois tomes parus pour le moment, enchaîne les rebondissements à la pelle. Pas le temps de s’ennuyer et impossible de se fier aux personnages. Hatchepsout ne peut compter que sur elle-même. C’est assez inattendu comme sujet de manga, l’égypte étant peu mise en avant. Et ça fonctionne plutôt bien ! Reine d’Egypte est qualitatif, le dessin est superbe, on sent que la mangaka a fait de nombreuses recherches pour rendre son manga le plus fidèle possible à la culture de l’ancienne égypte.

Attention toutefois, le titre n’est pas à mettre dans les mains les plus jeunes.

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N°10 : La Maison du Soleil – Taamo – Pika éditions (6 tomes, série en cours)

maison-du-soleil-1-pikaPetite, Mao passait ses journées dans la famille d’Hiro, son voisin d’en face. La vie y était joyeuse et insouciante et comblait le vide qui était en elle. Plusieurs années ont passé… Le père de Mao s’est remarié et la jeune fille se sent étrangère sous son propre toit. Hiro, lui, vit seul dans la maison familiale depuis le décès de ses parents. Il propose alors à Mao d’emménager chez lui…

Pourquoi c’est bien ?

La maison du soleil est un shôjo comme on aimerait en voir plus souvent. Ayant pour thème la reconstruction, cette série charme dès les premières pages grâce à ses personnages.

Mao, jeune fille rejetée par son père, vivotant, trouve refuge chez son ami d’enfance, Hiro. ce dernier vit dans la maison de ses parents, décédés plusieurs années auparavant. Les deux vont tenter de recréer un vrai cocon familial en soignant les blessures de l’autre. Impossible de ne pas craquer pour ce duo si craquant. Mao surtout, à cause de sa fragilité et de sa maturité.

Si romance il y a (on est dans un shôjo tout de même), elle reste discrète et bien amenée. L’accent est vraiment mis sur le côté « famille » et « protection » et laisse les sentiments amoureux en second plan. La Maison du soleil est une série vraiment bouleversante qui a su rapidement trouver son rythme. Chaque tome est un plaisir à découvrir.

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N°11 : Promesses en rose – Kaho Miyasaka – Panini (2 tomes, série en cours)

promesse-en-rose-1-paniniIroha, une jeune fille de 16 ans, vient de perdre son père et vit désormais avec sa belle-mère qui a dilapidé l’héritage familial. Un jour qu’Iroha se recueille dans son jardin, elle surprend un jeune homme en train de sentir ses roses. Pensant qu’il s’agit d’un voleur, elle tente d’appeler au secours, mais tombe accidentellement dans les bras du bel inconnu. La jeune fille ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie…

Pourquoi c’est bien ?

Kaho Miyasaka est une mangaka qui s’est fait connaître dans les années 2000 en France grâce à l’excellent Kare First Love. Mais depuis la fin de la série, elle n’avait plus fait parler d’elle. Jusqu’à récemment.

Promesses en rose est à mille lieues de sa précédente série. Exit la relation amoureuse lycéenne classique, la mangaka nous offre une série originale et fascinante se déroulant dans une ambiance noble et traditionnelle. Le premier tome, lors de sa sortie, ne m’a pas laissée indifférente. Peu mise en avant, cette série mérite pourtant le coup d’oeil ! Seul bémol, les tomes sont longs à sortir, la sortie française étant à jour sur la japonaise. Mais l’attente en vaut totalement la peine !

N°12 : En Scène – CUVIE – Kurokawa (5 tomes, série en cours)

En-scene-T1-kurokawaLa vie de la petite Kanade Ariya bascule le jour où elle assiste au spectacle de danse de sa voisine Lisa. Fascinée par la grâce de la jeune fille, Kanade n’a plus qu’un rêve en tête : devenir ballerine ! Mais la danse est une école difficile, surtout quand on n’a pas de prédispositions particulières. Cependant, malgré les obstacles et les déceptions, Kanade s’accroche. Et elle découvre vite que même les plus douées sont confrontées à l’échec…

Pourquoi c’est bien ?

Vous aimez la danse ? Vous souhaitez en savoir plus ? Alors je vous conseille chaudement la lecture d’En Scène ! Cette petite série ne paye pas de mine mais propose une histoire passionnante où l’on apprend énormément de choses sur la danse, que ce soit classique ou moderne et, notamment, sur la difficulté pour une danseuse japonaise d’entrer dans le cercle très fermée des écoles de danse occidentales. Le plus d’En scène : son héroïne. Imparfaite, mais motivée, Kanade apprend de ses erreurs, tout comme le lecteur. Idéal pour toutes les jeunes filles à partir de 8 ans passionnées par la danse !

N°13 : Le 3e Gédeon – Tarô Nogisaka – Glénat (3 tomes, série en cours)

3e-gedeon-1-glenatÀ la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

Pourquoi c’est bien ?

Je suis passionnée par l’Histoire et, notamment, par tout ce qui concerne Louis XVI, Marie-Antoinette, la Révolution, la Terreur…. Quand j’ai découvert Le 3e Gédéon et son thème, j’ai su que cette série était faite pour me plaire ! Et je ne me suis pas trompée !

Divertissante, elle se démarque par son originalité et cette vision, parfois tronquée et romancée, de cette période de l’Histoire de France qui passionne tant les japonais depuis La Rose de Versailles. Seul bémol, le personnage de Marie-Antoinette, cruche, sexualisée à outrance, ne me plait pas du tout. Contrairement à la figure de Louis XVI, intéressante car à l’inverse de ce que l’on a pu apprendre du personnage. En dehors de ça, la série est chouette et j’attends toujours chaque tome avec beaucoup d’impatience !

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N°14 : Innocent Rouge – Shinichi Sakamoto – Delcourt (3 tomes, série en cours)

innocent-Rouge-1-delcourtÀ l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

Pourquoi c’est bien?

Autre titre se déroulant à l’époque de la Révolution, Innocent Rouge est un spin-off du manga Innocent. Alors que ce dernier se concentre sur Charles-Henri Sanson, Rouge met en avant sa soeur Marie-Josèphe, un personnage sans limite qui fascine. Vous pouvez tout à fait découvrir cette série sans avoir lu l’autre, c’est ce que j’ai fait. Et j’ai tellement été charmée, que je compte bien me mettre à Innocent rapidement !

Au delà de l’histoire, les dessins sont également à souligner. Magnifiques, fins, précis, c’est un plaisir pour les yeux. J’avais déjà eu l’occasion d’admirer le talent de Shinichi Sakamoto avec Ascension, je suis ravie de le retrouver avec cette série !

Attention toutefois, ce manga est assez sanglant, il ne convient donc pas aux plus jeunes ou aux plus sensibles.

N°15 : Man in the Window – Masatoki & Anajiro – Ki-oon (2 tomes, série en cours)

man-in-the-window-1-ki-oonQuel est le prix à payer pour sauver son propre futur ?
Quand Shuhei, 17 ans, reçoit un mot de la fille qu’il aime en secret, il n’en croit pas ses yeux. Sans se faire trop d’espoir, il se rend au lieu de rendez-vous, une ruelle sordide finissant en cul-de-sac. Comme indiqué, il frappe à la dernière fenêtre… et c’est une voix masculine qui lui répond ! Shuhei s’enfuit, mais lorsque l’inconnu l’appelle par son nom, il se retourne, interloqué. L’homme connaît son identité, ainsi que toutes sortes de détails intimes sur sa vie. Et pour cause : c’est son moi de 20 ans qui se tient devant lui !

Pourquoi c’est bien ?

J’aime les manga mystérieux, un peu fantastique. Alors forcément, quand j’ai découvert Man in the Window sur la table des nouveautés, j’ai été intriguée. Sans attendre, j’ai dévoré le premier tome qui a su combler toutes mes espérances !

Man in the Window, c’est un peu Orange mais en plus sombre. C’est dur, psychologique, totalement addictif. On est aussi perdus que Shuhei dont la vie se retrouve totalement chamboulée. Et la question se pose : Que ferions-nous si nous nous trouvions dans la même situation ?

Si vous cherchez un bon thriller psychologique, alors Man in the Window devrait vous plaire !

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N°16 : Le journal de Kanoko – Ririko Tsujita – Pika (3 tomes, série finie – saison 2 en cours)

journal-kanoko-1-pikaKanoko Naédoko, collégienne en classe de 3e, ne cherche absolument pas à se faire des amis. Elle préfère la solitude qui lui permet de scruter puis d’analyser froidement le monde que l’entoure : triangles amoureux, intrigues entre un professeur et son élève, clubs de filles dépressives… Rien ni personne n’échappe à son regard acéré ! Kanoko observe inlassablement la comédie humaine et son déferlement d’émotions contradictoires. Mais sous la carapace cynique se cache peut-être un cœur tendre…

Pourquoi c’est bien ?

Voilà un shôjo très particulier qui se démarque totalement des histoires de romances au lycée. Ici, le personnage principal est une jeune fille dont le passe-temps favori est d’observer les autres et d’analyser le moindre de leurs réactions et de leurs interactions. Froide en apparence (que en apparence ?), Kanoko est un personnage auquel on s’attache très vite. A trop observer les autres, on en oublie de regarder autour de soi. Ce qui donne des situations assez drôles.

Assez fourni en texte, Kanoko se savoure.  Peu mis en avant par Pika sur les réseaux sociaux, cette série mérite vraiment que l’on s’y attarde. Il existe deux saisons de Kanoko : la première, celle que je vous présente, est terminée en trois tomes. La seconde, suite directe, se déroule au lycée. Très honnêtement, je dois vous avouer que, si j’aime toujours autant l’ambiance et les personnages, je suis moins fan de celle-ci. J’attends de voir ce que Ririko Tsujita nous réserve pour la suite.

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N°17 : Telle que tu es – Kaname Hirama – Kana (7 tomes, série en cours)

telle-que-tu-es-1-kanaSumugi est une adolescente douce et attentionnée. Ce qui la différencie des autres filles, ce sont ses quelques kilos en plus qu’elle porte sans complexe. Elle a subi autrefois quelques brimades… mais au lieu de se laisser abattre ,elle a décidé un jour de continuer à s’aimer elle-même quoi qu’en disent les autres. C’est attiré par cet optimisme que Yukiya, un beau garçon, lui demande de devenir sa petite amie.Tsumugi hésite, assez incrédule qu’un garçon s’intéresse sincèrement à elle. Mais cette attirance de Yukiya pour elle va générer de la jalousie chez les autres filles…

Pourquoi c’est bien ?

Cette petite série est chère à mon coeur. Parce que, pour une fois, elle met en avant une héroïne aux formes généreuses. Telle que tu es montre que l’on peut être ronde et être aimée. Que notre différence n’est pas une faiblesse mais une force.

Le duo formé par Tsumugi et Yukiya est adorable et l’on aime les suivre à chaque tome. A faire découvrir à toutes les jeunes filles qui ont du mal à s’accepter comme elles sont, Telle que tu es met en avant de belles valeurs et aide à faire changer les esprits.

Voir la bande annonce !

N°18 : Le Mari de mon frère – Gengoroh Tagame – Akata (4 tomes, série finie)

mari-frere-1-akataYaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a pas alors d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Pourquoi c’est bien ?

Comment est perçue l’homosexualité au Japon ? Que ce soit par les adultes ou par les enfants. Comment réagir au regard des autres ? Quel impact l’arrivée d’un parfait étranger, pourtant si proche, peut elle avoir sur sa vision de l’amour entre personnes du même sexe ?

Ce sont toutes ces questions auquel va répondre Le mari de mon frère. Via le personnage de Yaichi, un japonais comme les autres, qui n’a jamais vraiment su comment se comporter avec son frère et sa « différence », celui de sa fille, Kana, ouverte, accueillant chaleureusement Mike, cet oncle sorti de nulle part, désirant tisser des liens avec cette belle-famille qui n’a jamais eu vent de son existence.

Ce que j’aime dans cette série, c’est toute cette réflexion sur la vision japonaise de l’homosexualité. Peu abordée dans ce pays à la fois moderne, traditionnel et conservateur (hormis de manière peu réaliste dans les yaoi), il est vraiment intéressant de découvrir l’impact d’une situation comme celle vécue par nos héros.

En quatre tomes seulement, Le mari de mon frère nous chamboule le coeur. Une belle série, vraiment surprenante et originale qui mérite le coup d’oeil. Akata a vraiment un don pour nous trouver de si jolies pépites.

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Coup de coeur manga : Inu Yasha

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Kagome, jeune Japonaise de 15 ans, mène une vie paisible au sein de sa famille auprès d’un temple de Tokyo jusqu’au jour où tombant dans un puits, elle fait un bond dans le temps et se retrouve à l’époque Sengoku dans un Japon où monstres et esprits malins abondent. Elle fait alors la rencontre d’Inu-Yasha, un être hybride tenant à la fois de l’humain, du chien et du démon. Celui-ci est à la recherche de la perle de Shikon. A la suite de péripéties, la perle de Shikon est éclatée et Kagome se retrouve en la possession d’un de ses fragments… Kagome et Inu-Yasha vont être contraints de faire équipe pour retrouver les parties manquantes de la perle de Shikon. Sans cesse oscillant entre Japon moderne et Japon féodal, l’aventure peut alors commencer !

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Des manga, j’en lis beaucoup. Mais ce sont, la plupart du temps, des shôjo, mon genre de prédilection. J’aime néanmoins me plonger dans un bon shônen bien bourrin de temps à autres. Et parmi eux, il y en a un qui est culte : Inu Yasha.

Paru entre 1996 et 2008 au Japon, cette oeuvre de Rumiko Takahashi est sa plus longue. Avec 56 tomes, le manga a de quoi distraire ! Mélangeant aventure, fantastique et ésoterisme, Inu Yasha charme, non seulement grâce à ces personnages hauts en couleur, mais aussi par son côté Japon traditionnel. Véritable plongée dans le Japon ancien, ce shônen contient une impressionnante palette de monstres issus du folklore japonais.

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Avec beaucoup d’humour mais aussi des sentiments et des rebondissements, Inu Yasha s’inscrit comme un monument du genre. Pourtant, si le succès est au rendez-vous au Japon, en France, le manga se veut plus discret. Très peu connu du public français qui lui préfère aujourd’hui Naruto ou encore Fairy Tail, Inu Yasha n’a pourtant rien à leur envier.

Si la série est longue, le scénario ne retombe pas et la mangaka réussit à emmener son lecteur du début à la fin sans l’ennuyer. Tout cela grâce à un dynamisme et des adversaires toujours plus surprenants et intrigants les uns que les autres.

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Ce qui marque également chez Inu Yasha c’est le trait si spécifique de Rumiko Takahashi. Carré, japonais, il ne se veut pas occidentalisé pour un sou. Un graphisme qui pourra en rebuter plus d’un mais qui se démarque clairement de la masse.

Envie de découvrir un bon shônen ? Inu Yasha est celui qu’il vous faut. Original et culte, le manga à clairement sa place dans vos bibliothèques.

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Mangaka : Rumiko Takahashi / Nombre de tomes : 56 (6,85€ – Fini) / Anime : Oui

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La Rose de Versailles

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France, au printemps 1770, l’archiduchesse Marie-Antoinette, fille de l’impératrice d’Autriche Marie-Thérèse de Habsbourg, se marie à 14 ans avec un Bourbon, le futur Louis XVI. La dauphine est protégée à tout instant par le capitaine de la garde royale, Oscar François de Jarjayes, qui n’est autre que la fille cadette d’une respectable famille de soldats. Un jour, alors que Marie-Antoinette se rend à un bal masqué à l’opéra, elle y fait la rencontre d’un gentilhomme suédois, Axel de Fersen et en tombe amoureuse. Ils ont tous les trois 18 ans leur rencontre va, à jamais, bouleverser le cours de leur existence. 

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C’est LE shôjo culte par excellence, celui qui a fait connaitre l’Histoire de France et le Château de Versailles aux japonais, La Rose de Versailles est un mastodonte du genre.

Sorti en 1972 dans le magazine Margaret (créée en 1963) de ShûeishaLa Rose de Versailles (ベルサイユのばらVersailles no bara), figure parmi les premiers manga réalisés par une femme pour un public féminin. Jusqu’alors, le domaine était réservé exclusivement aux hommes.

Pendant un an (durée de publication de la série), les lectrices ont pu découvrir les aventures d’Oscar, Marie-Antoinette, Fersen, Louis XVI et bien d’autres.

En 1979, La rose de Versailles est adaptée en anime par le studio TMS Entertainment. Pendant 42 épisodes, c’est une fresque épique que les téléspectateurs peuvent savourer. Puis, en 1990, sort un film, recoupage de la série.

Fort de son succès, la série se voit également adaptée en film live (comprenez avec de vrais acteurs) en 1979. Le film, réalisé par Jacques Demy (rien que ça), propose une réalisation mixte. Celui-ci ne sort qu’en 1997 en France et passe totalement inaperçu. Dernièrement, on peut même découvrir un drama ayant pour thème les fans d’Oscar, personnage principal de la série.

Au delà de son succès japonais, La Rose de Versailles est très bien accueilli par le public français avec la diffusion de l’anime rebaptisé Lady Oscar en 1986 dans l’émission RécréA2 d’Antenne 2. Il est rediffusé en 1989 toujours chez Antenne2 avant de migrer vers France 3 en 1998 chez les minikeums, émission culte de toute une génération. Dans les années 2000, Lady Oscar est rediffusé deux fois. Une première fois en 2004 sur France 5 dans l’émission midi les zouzous (qui rediffuse de grands classiques comme  Princesse Sarah ou  Olive et Tom) et en 2005 sur la chaîne Mangas.

La Rose de Versailles, comme le prouve ses nombreuses rediffusions est une série inter-générationnelle qui plaît toujours, malgré son âge. Par nostalgie ou par surprise de voir deux cultures savamment mixées, les raisons d’aimer La Rose de Versailles sont nombreuses.

Pendant 16 ans, c’est le dessin animé uniquement qui a fait le succès de Lady Oscar en France. Le public français devra attendre 2002 pour que Kana publie les trois tomes (deux tomes plus un spin-off recueil de petites histoires) qui composent la série.

J’ai connu ce titre toute petite par le biais de l’anime Lady Oscar et j’en suis devenue accro tout de suite. Loin de faire écho à l’anime, La Rose de Versailles en est un complément parfait car il permet de traiter plus en détail les moments de l’anime trop rapidement passés sous silence. Bien que ce soit un shôjo, l’auteur ne s’attarde pas trois heures sur un élément pour faire durer la romance. On le sait, la fin ne sera pas des plus heureuses et les histoires d’amour tournent très vite à la tragédie (Ah André et Oscar! Mon couple fétiche!).

La chance de pouvoir lire des manga sur l’Histoire de France, est assez rare et Riyoko Ikeda fait ça de manière exemplaire. Plus qu’un travail de création, La Rose de Versailles est avant tout un travail d’adaptation. Ikeda s’inspire beaucoup, de la biographie de Marie-Antoinette de Stefan Zweig (Romancier autrichien né en 1881 et décédé en 1942). Zweig, qui avait une grande passion pour la reine de France, en avait aussi une vision légèrement déformée et romancée. Il lui excusait très facilement certaines erreurs et certains de ses défauts, la décrivant également comme une « reine de tragédie ». Ce que fait également Riyoko Ikeda.

La Rose de Versailles, comme chaque histoire à vocation historique comporte des éléments romancés et incorrects par rapport à la réalité. Notamment sur les costumes qui ne sont pas de la bonne époque ou de la bonne division (comme ceux de la Garde). Oscar, par exemple, porte un costume napoléonien pour le côté esthétique (rappelons que Napoléon devient empereur quelque temps après la révolution). Ikeda offre une œuvre très réaliste du dernier couple royal et de la révolution française. Lire La Rose de Versailles c’est comme prendre un cours d’Histoire de France en plus agréable mais attention tout de même!

Car si l’œuvre est réaliste, certains personnages sont bien différents dans le manga par rapport à la réalité. Ainsi donc, Marie-Thérèse d’Autriche n’est pas aussi bienveillante et douce dans la réalité mais à plutôt un esprit rusée de mère, cherchant à s’immiscer dans les affaires de la France par le biais de sa fille poussée dans une destinée non voulue. Mercy, quant à lui, n’est pas aussi pacifique. Marie-Antoinette, bien que fidèlement décrite, n’a jamais choisi les ministres à la place du Roi qui était suffisamment intelligent pour ne pas mettre dans des mains frivoles les affaires de l’État. En parlant du Roi justement, il n’est pas si idiot et benêt dans la réalité. Louis XVI était surtout timide mais intelligent, bien qu’ayant des plaisirs simples.

L’un des principaux défauts de l’œuvre réside dans sa temporalité. Il est difficile de se rendre compte que plusieurs années passent, les personnages gardant leurs traits juvéniles.

Le point fort de l’œuvre, en dehors de son contexte, c’est son personnage principal: Oscar. Ah Oscar! On en rêve toute, elle incarne le prince charmant, l‘homme parfait et c‘est normal, car c‘est une femme ! Oscar c’est notre chouchou, on ne peut s’empêcher de la voir comme un homme qu’on aimerait avoir, mais on pleure avec elle quand ses sentiments prennent le dessus et quand son cœur se brise.  On craque toutes pour elle et c’est aussi le cas des jeunes filles du manga comme Marie-Antoinette elle-même et Rosalie qui est, sans aucun doute, amoureuse d‘Oscar. Alors oui, c’est ambiguë et pourtant, ça ne dérange pas. D’une parce que Oscar est considérée par tous comme un homme, de deux parce que les personnages savent faire la différence. Ils vivent avec leurs sentiments mais restent dans le politiquement correct. La Rose de Versailles est un monde avant-tout féminin où les hommes sont assez en retrait. Alors est-ce que l’on peut qualifier Lady Oscar d’œuvre féministe ?

L’auteur utilise beaucoup de références dans son manga. Ainsi, en plus des multiples références à la tragédie grecque dans le second tome, on peu s’amuser à voir un peu de Dumas dans le masque noir et Oscar, un peu de Zola dans le peuple et un peu d’Hugo dans l’histoire de Jeanne et Rosalie qui évoquent beaucoup Les Misérables. C’est surprenant de voir une telle maîtrise de la culture française de la part d’un auteur étranger à celle-ci.

Mais là où l’œuvre est la plus impressionnante c’est dans son graphisme plein de bons sentiments limite guimauve et de préjugés. Car oui ! La Rose de Versailles est un manga pour filles, mais il est beaucoup plus que ça. Si l’on a vu l’anime en premier, le côté cartoon des sd qui rappellent le style de Tezuka peuvent déstabiliser quelque peu. Car au niveau visuel, l’anime est beaucoup plus sérieux et dramatique que le manga. Néanmoins, on s’y habitue vite. Grâce à son trait assuré et ses nombreuses recherches sur l‘architecture, l’auteur nous fait voyager dans une atmosphère romantique de la noblesse et enivrante de passion dans une France très fidèle à celle du XVIIIe. Le plus impressionnant reste les yeux des personnages. On y retrouve la pâte des années 70 et c’est un émerveillement. Ikeda ne laisse aucun défaut à ce niveau, laissant son lecteur admirer son trait romantique et passionné sublimé par un découpage et une mise en page époustouflante.

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Mangaka : Riyoko Ikeda / Nombre de tomes : 3 (19€ – Fini) / Anime : Oui

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