Shôjo

Card Captor Sakura : un manga culte signé CLAMP !

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Alors qu’elle feuillette un livre mystérieux, Sakura, jeune élève de CM1, disperse aux quatre vents des dizaines de cartes magiques, qu’elle va devoir essayer de récupérer au plus vite. Accompagnée de Kélo, un petit animal étrange, et de son amie Tomoyo, la jeune fille devra apprendre à maîtriser au mieux ses pouvoirs magiques. C’est que les esprits des cartes, enfin libres, sont peu enclins à se laisser capturer… Mais toute la détermination et l’ingéniosité de Sakura feront d’elle une vraie héroïne !

55454Je me suis rendue compte récemment que je ne vous avais jamais parlé de Card Captor Sakura. Un comble quand on sait que c’est l’un de mes manga préférés ! Alors la sortie de la magnifique réédition de Pika est l’occasion pour moi de réparer cette erreur.

Sakura a fêté ses 20 ans en 2016. Et malgré le temps qui passe, la série n’a pas pris une ride ! Je l’ai découverte quand j’étais au collège, avec la diffusion de l’anime sur M6. Le charme a opéré immédiatement. Naturellement, j’ai ensuite plongée dans le manga. Mon tout premier. Pas étonnant que CCS ai une place si particulière dans mon petit coeur !

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Tout en douceur, ce manga est l’occasion pour CLAMP de s’essayer à un style différent. En effet, CCS est leur première série surfant sur la vague des magicals girls. A l’époque, le studio est sur plusieurs séries : X est en pause, Magic Knight Rayearth est sur le point de se terminer et Nakayoshi, le magazine dans lequel est édité ce dernier leur demande de plancher sur un nouveau titre. Le thème s’impose de lui-même, CLAMP voulant toucher le coeur de cible du magazine : les jeunes écolières.

Au delà de la magie, le thème central de Sakura repose sur l’amour. Traité à différent niveau selon les relations entre les personnages (amitié entre filles, amour à sens unique, romance hétéro et même homosexualité),  les CLAMP sont en avance sur leur temps. Et l’énorme palette de personnages différents qui composent le manga est l’un des points forts du titre.

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Impossible de ne pas trouver chaussure à son pied. Personnellement, j’adore Sakura, Tomoyo et Kero. Hauts en couleurs, uniques, ils sont les piliers centraux de la série. Shaolan et Toya ne sont pas en reste non plus d’ailleurs.

Des persos attachants, de l’humour, de l’action, de la romance, du mystère, la recette est parfaite. Rare sont les manga aussi qualitatif que Sakura. Que vous soyez enfant ou adulte, nul doute que cette série saura vous charmer ! C’est un classique ! Et la série est tellement appréciée qu’elle a fait son grand retour en 2017 dans une suite tout aussi excellente intitulée Clear Card Arc. Elle possède déjà son anime, diffusé actuellement en simultanée avec le Japon sur Wakanim.

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Mangaka : CLAMP / Nombre de tomes : 2 (FR) – 9 (JP – Fini) (9.10€) – Anime : Oui (+2 films)

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Shôjo

Anne, La maison aux pignons verts

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Sur le quai de la gare, Matthew attend l’orphelin qui les aidera, sa soeur Marilla et lui, sur leur ferme. Mais c’est une rouquine aux yeux pétillants qui se présente… Extrêmement attachante, Anne va rapidement séduire son entourage par son courage, sa détermination et sa débrouillardise.

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Je suis une amoureuse des beaux livres et des shôjo rétros. Alors forcément, je ne pouvais qu’aimer les éditions Isan Manga. Je soutiens cette petite maison d’édition depuis leurs débuts. Leur catalogue est riche et leurs éditions sont ultra soignées. Quand j’ai appris la publication d’Anne, la maison aux pignons verts, adaptation du roman éponyme de 1908, j’étais extatique !

Anne et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis plusieurs années. A l’époque de la diffusion sur M6 des téléfilms avec Megan Follows. Je suis tombée dessus un peu par hasard et j’ai été conquise immédiatement.

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Il y a une ambiance très particulière qui se dégage de cette histoire. Il ne s’y passe pas grand chose, mais on rêverait d’y plonger, d’habiter sur la superbe île du Prince Edouard et d’être amie avec Anne. Car personnage plus attendrissant, cela n’existe pas. Et je trouve que sa relation avec Gilbert est l’une des meilleures de la littérature. Anne est une jeune fille forte, qui ne se laisse pas faire. Elle est un peu à part avec cette imagination débordante qui la caractérise et décide d’aller là où on ne l’attends pas. C’est ce que j’aime le plus chez elle.

Mais que vaut cette adaptation ? Est-elle à la hauteur du roman de Lucy Maud Montgomery ?

En un seul mot : oui ! Tout y est. Les personnages, comme l’histoire sont tous fidèles au roman et le dessin de Yumiko Igarashi, toujours aussi plaisant. Le manga se targue même d’effacer les longueurs présentes dans l’oeuvre originale. C’est frais, léger, une lecture superbe, à mille lieux des titres sans originalité qui inondent le marché.

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Anne, la maison aux pignons verts est court. 2 tomes à peine. Néanmoins on espère pouvoir se mettre sous la dent les deux one shots réalisés par Yumiko Igarashi qui reprennent les romans faisant suite à Anne. Je croise les doigts pour qu’Isan Manga nous les proposent un jour prochain. En attendant, je ne peux que vous recommander chaudement la lecture de cette série qui vous fera fondre le coeur !

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Mangaka : Yumiko Igarashi / Nombre de tomes : 1 (FR) – 2 (JP – Fini) (24.90€) – Anime : Oui (mais pas tiré de cette adaptation)

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Shônen

The Promised Neverland : Attention tuerie !

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Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman »,qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

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C’est LA sortie événement chez Kazé, The Promised Neverland est un shônen comme vous n’en avez jamais vu ! Titre au potentiel fort (Kazé a fait fort niveau com : Youtube, devantures de magasins, Site dédié…. et on parle même d’une possible adaptation anime !), ce manga de Kaiu Shirai et Posuka Demizu sait comment accrocher son lecteur dès les premières pages.

Car dans ce premier tome à la couverture toute mignonne, c’est l’horreur qui vous attend ! Imaginez ! Vous découvrez que toute votre existence n’est qu’un mensonge. Et vous ne pouvez faire confiance à aucun des adultes autour de vous ! Que faire ? Fuir ? Pour aller où ? Qu’y a t’il vraiment derrière les barrières encore si rassurantes le matin même ?

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Le scénario tient en haleine et l’on sort de ce premier tome avec une foule de questions. Quant au dessin, s’il surprend un peu au début, on s’y fait vite et il sert parfaitement les moments les plus sombres de l’histoire. Les personnages sont bien travaillés et notre trio de héros est plutôt efficace. Chacun devrait trouver sa préférence (la mienne va à Ray et son calme froid). Quant à Maman, vous allez en faire des cauchemars !

Une chose est sûre, il est rare de constater une telle qualité dès le début d’une série. Et on ne peut que souhaiter une longue vie à The Promised Neverland !

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Vous l’aurez compris, il va falloir passer chez votre libraire rapidement ! Ne passez pas à côté du phénomène du printemps !

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Mangaka : Kaiu Shirai et Posuka Demizu / Nombre de tomes : 1 (FR) – 8 (JP – En cours) (6.79€) – Anime : Non

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Shôjo

LE shôjo qui m’a le plus ému : Nana

Quand Club Shôjo m’a contactée pour la Semaine du shôjo et que j’ai vu le thème, j’ai naturellement eu envie d’y participer. Je vous parle beaucoup de manga ici, surtout du shôjo parce que c’est ce que je préfère. Et en réfléchissant à quelle série je pourrais vous présenter, je me suis rendue compte d’une chose : à l’heure actuelle, sur le marché, où sont les séries qui vous retournent le coeur ? Où sont les histoires qui vous arrzachent des larmes ? Elles sont peu présentes, noyées sous une mer de titres insipides, où les histoires d’amour sont banales et se ressemblent toutes.

Alors, j’ai du remonter dans les shôjos sortis il y a déjà quelques années. Ceux qui m’ont fait vibrer quand j’étais ado. Et naturellement, Nana s’est imposé à moi. Parce que plus incroyable que cette série, il n’y a pas. Et le fait qu’elle soit, encore aujourd’hui, inachevée, rend son histoire plus tragique encore. Je vous en avais déjà parlé dans cet article, mais j’ai eu envie de revenir sur l’un de mes plus grands coups de coeur.

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Mais Nana ça raconte quoi ?

Nana, c’est un shôjo datant de 2000 (Le coup de vieux !) créé par Ai Yazawa, racontant l’histoire de deux jeunes filles, portant le même prénom. Ces deux jeunes filles se rencontrent dans un train qui les mènera toutes deux à Tokyo, l’une pour y devenir rockstar, l’autre pour retrouver celui qu’elle pense être l’homme de sa vie. Ce qu’elles ignorent, c’est que rien ne va se passer comme prévu et que cette rencontre va totalement chambouler leurs destins.

Nana c’est la vie, sans fioritures. Pas de chichis, pas d’histoires mielleuses. Des espoirs, des déconvenues, des tragédies. Et c’est pour cela que c’est bien. Parce que l’on s’y retrouve. Parce que tout n’y est pas tout noir ou tout blanc. Parce que chaque personnage peut vous surprendre. Parce que vous ne pouvez que craquer pour eux, devant leur fragilité, leur force, leur courage face à ce qu’ils vivent ou ont vécus.

Quand vous commencez Nana, vous vous en rendez vite compte, l’histoire qui nous est racontée par Hachi est déjà passée. Et on le devine très vite, quelque chose ne va pas. Nana Ô a disparue. Pourquoi ? Quand ? Où est-elle à présent ? Au fur et à mesure que l’histoire avance, le coeur se serre de plus en plus. Car la véritable force de Nana est là : Envoûter son lecteur et le faire se sentir comme un membre du groupe.

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Pourquoi c’est LE shôjo qui m’a le plus ému ?

Nana, c’est le manga qui m’a tenu en haleine toute mon adolescence. Après 20 tomes, l’émotion et la tension étaient à leur comble. Nous avions enfin plus d’éléments sur la disparition de Nana Ô. Mais rien ne laissait présager ce que Ai Yazawa nous réservait pour le 21e opus. Rien. L’émotion fut immense, l’effroi aussi. Et surtout, je me suis mise à la place de Nana Ô et de ce qu’elle pouvait ressentir. Et j’ai eu le coeur brisé. Brisé pour elle, brisé pour les autres personnages aussi. Parce qu’au fur et à mesure de ma lecture, ces personnages se sont transformés et sont devenus comme des amis proches. Comme une famille. Parce qu’Ai Yazawa a un don pour créer des personnages profondément humains.

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Je pense notamment à Shin, à Ren, à Takumi et Jun mais aussi à nos deux amies dont le manga porte le nom. Tant de personnages qui me sont chers et que j’ai appris à aimer pendant des années. Les quitter aussi brutalement fut terriblement cruel.

Car une autre tragédie a frappée. Et celle-ci, directement les lecteurs. Peu après la parution des premiers chapitres du tome 22 au Japon, Ai Yazawa est tombée gravement malade au point de devoir mettre sa carrière entre parenthèse. Aujourd’hui, 18 ans après le début de Nana, la série est toujours en pause. La mangaka recommence à faire quelques travaux, notamment des couvertures de magazines. Elle s’est confiée récemment sur l’avenir de la série qui l’a propulsée au rang de Maîtresse du genre et à promis qu’elle y reviendrait. Nous ne pouvons qu’espérer que le jour où Nana renaîtra est proche. En attendant, c’est avec grand plaisir que j’irais relire la série entière et, si cet article vous a donné envie, que vous ferez de même.

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Mentions honorables :

  • L’Académie Alice tome 8 :

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C’est LE tome de ce manga où je fond en larme. Le destin du robot pingouin me serre le coeur. (Oui je sais, c’est un peu la honte, mais bon, que voulez-vous, je suis une grande sensible).

  • Lui Ou Rien :

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J’adore Yuu Watase, c’est ma mangaka préférée. Je suis une inconditionnelle de Fushigi Yugi. Lui ou rien, c’est une histoire un peu particulière, une sorte de Chobits au masculin. J’ai rapidement craqué pour les personnages de cette série. Et la fin me fait toujours un petit quelque chose.

  • Orange :

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Dernièrement, Orange est le manga qui m’aura le plus surpris. C’est beau, c’est poignant, parfaitement écrit. Le tome 6 m’a littéralement chamboulée. Si vous avez un titre récent à découvrir, c’est bien celui-ci !

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Si le thème de cet article vous a plu, je vous invite à aller visiter ces blogs qui participent également à la Semaine du Shôjo ! 🙂

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Shôjo

Les Liaisons Dangereuses : adaptation réussie pour ce roman culte !

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La marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, rivaux libertins, utilisent le sexe comme une arme d’humiliation et de dégradation, tout en profitant de leurs jeux cruels. Leurs dernières cibles sont la vertueuse Madame de Tourvel et la jeune Cécile de Volanges qui est tombée amoureuse de son professeur de musique, le chevalier Danceny. Afin de gagner leur confiance, la marquise et Valmont feront semblant d’aider les amants secrets qui ne seront en fait que des pions servants leurs jeux sadiques…

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C’est la seconde adaptation d’un classique de la littérature en manga à paraître dans cette collection signée Soleil. Après Orgueil et Préjugés, l’éditeur nous offre l’excellentissime Les Liaisons dangereuses. Un roman intemporel sur l’amour, la séduction et les relations humaines.

J’avais bien aimé l’adaptation du roman phare de Jane Austen, même si le dessin ne m’avait pas totalement convaincue. Mais ici, point de déception. Dès la couverture et son pourpre élégant, vous le sentez : vous tenez là, entre vos mains, un manga pas tout à fait comme les autres.

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On ressent immédiatement la passion de l’auteure pour l’oeuvre de Choderlos de Laclos. Ce n’est pas un titre facile à adapter et pourtant, Chiho Saito excelle ! Le dessin est superbe, les personnages parfaitement travaillés et on retrouve l’ambiance si particulière que l’on apprécie dans le roman originel.

Que vous ayez déjà lu, ou non, l’oeuvre de Laclos, je ne peux que vous recommander la découverte de ce manga ! Espérons que Soleil ne s’arrête pas là et nous propose d’autres adaptations dans cette collection très prometteuse qui est la leur.

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Mangaka : Chiho Saito / Nombre de tomes : 1 (14.99€ – Fini) – Anime : Non

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