Anne Frank : L’intégrale, un document majeur à découvrir !

9782702161722-001-TL’Intégrale Anne Frank rassemble pour la première fois tous les écrits d’Anne Frank, pour certains jamais traduits en français, et enrichis de documents exceptionnels (photos, documents originaux…).

Ils sont accompagnés de quatre essais importants sur le contexte historique par Mirjam Pressler, traductrice et experte du Journal ; Gerhard Hirschfeld, historien allemand ; et Francine Prose, essayiste américaine. L’Intégrale est l’ouvrage de référence sur Anne Frank. 

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Anne Frank. Ce nom, qui ne l’a pas entendu ? Qui n’a pas appris l’histoire de cette jeune fille juive racontée dans son journal intime pendant la Seconde Guerre Mondiale ? J’ai beau avoir vu de nombreux films, lu de nombreux livres, je suis toujours autant touchée en me plongeant dans son Journal.

Sorti en octobre 2017, ce livre est le plus complet jamais paru sur Anne Frank. Comme son nom l’indique, Anne Frank : L’intégrale, rassemble tout les travaux de la jeune fille. Des versions du Journal (avec des inédits), en passant par les contes et histoires et les lettres qui ont été retrouvées. On y trouve également de nombreux documents présentant le contexte historique, l’après Seconde Guerre Mondiale pour Otto Frank, la construction du succès du Journal et ses nombreuses adaptations.

Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort !

Et c’est passionnant. C’est ce que j’attendais de découvrir lors de ma première lecture du Journal. On y découvre notamment ce qui est arrivé après l’arrestation des réfugiés de l’Annexe et notamment les circonstances de la mort d’Anne et Margot. Cette information manque je trouve dans l’édition originale. Je trouve ça bien que Calmann Levy y remédie ici.

La lecture de ce livre nous fait découvrir une Anne que l’on ne connaissait pas. Une autrice de talent à l’imagination débordante, une férue d’égyptologie, une plume perfectionniste. Une jeune fille de talent qui ne se résume pas qu’à son Journal.

Que vous ayez déjà lu le Journal d’Anne Frank ou non, je ne peux que vous inviter à découvrir cette Intégrale. Ce livre est LA référence sur la jeune fille. Et si vous êtes profs, c’est un document de travail idéal pour les classes !

55454Grand Format : Calmann Lévy – 35€ / Poche : N’existe pas55454

 

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Les Dieux d’Atlantis, retour aux sources pour Jack Howard

61D09HBH2-L._SL500_Titre : Les Dieux d’Atlantis (The Gods of Atlantis)
Auteur: David Gibbins
Publié en: 2012 (France) / 2011(USA)
Genre : Thriller Historique, Archéologie
Editeur : Les escales noires
Nombre de pages : 493
Prix : 22.50€

Du même auteur : Atlantis, Le Chandelier d’Or, Le dernier Evangile, Tigres de Guerre, Le masque de Troie Pharaon,…

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26822093Océan atlantique, 9 000 ans av. J.-C. L’île légendaire de l’Atlantide est engloutie à jamais par les flots. Les prêtres fuient pour sauver leur vie. Mais où les Atlantes réussissent-ils à cacher leurs plus grands trésors ? Allemagne, 1er mai 1945. Au cœur du Berlin ravagé par la guerre, les trésors archéologiques cachés par les nazis disparaissent. Mer noire, de nos jours. Jack Howard découvre un ancien fragment d’écriture dans les ruines d’une citadelle de l’Atlantide. Et s’il existait une nouvelle version terrifiante des Atlantes, des prêtres des ténèbres ? Le Reich aurait-il dissimulé des traces du mal qu’un acte funeste pourrait libérer à tout moment ? La terrible quête commence…

Après ma déception sur Tigres de Guerre, j’avais délaissé David. Boudée même. Et puis, voilà qu’en un livre, il me fait oublier tous les torts qu’il m’a causé.

Suite du premier tome des aventures de Jack Howard, Les Dieux d’Atlantis est en réalité la fin d’un cycle, un cycle de 6 livres tournant tous, de près ou de loin à la cité perdue.

Jack se demanda si son imagination n’était pas en train de lui jouer des tours : l’objet qui se trouvait en face de lui était remarquablement similaire à celui qu’ils avaient trouvé cinq ans auparavant, celui qui les avait conduits jusqu’à ce site. […] C’était un disque d’or de la largeur d’une main, enchâssé dans la colonne. Dans la lumière, son éclat était presque aveuglant. Jack le toucha délicatement à travers son gant : il était bien réel. En proie à une prodigieuse poussée d’adrénaline, il se tourna vers Cosats, au comble de l’exaltation.
— Maintenant, j’y crois vraiment ! s’exclama-t-il.
— C’est le symbole d’Atlantis, non ?
Atlantis…

Ainsi, pour lire ce roman, je vous conseille d’avoir lu les précédents romans de David Gibbins, essentiels pour comprendre tout le schmilblick. Car, sans que l’on s’en soit rendu compte, l’auteur nous lie tous ses ouvrages, même ceux, à priori, les plus éloignés des Atlantes. Un joli coup de maître.

Passionnant, Les Dieux d’Atlantis l’est assurément. Si Atlantis m’avait déçu (trop descriptif, trop scientifique et possédant trop de longueurs), ce second tome est un véritable anti-ennui.

Il me revient un passage de l’épopée de Gilgamesh, dit-il : « Ce rêve est excellent, même si ta crainte en est grande. » C’est ce que je ressent en ce moment. Il faut toujours chérir ses rêves, quelle que soit la crainte qu’ils nous inspirent. Ces symboles gravés sur la paroi de la grotte sont en quelque sorte la lumière au bout du tunnel, comme l’étoile qui est un jour tombée du ciel sur ce peuple de la préhistoire pour le guider. Notre rêve nous a attirés dans un tunnel de terreur et nous sommes arrivés au bout.

On notera tout de même quelques chapitres un peu long, où l’on accroche un peu moins, mais finalement, Les Dieux d’Atlantis est une parfaite conclusion pour le cycle Atlantis.

Une manière, pour David Gibbins de changer d’air, et pour son héros, de revenir aux sources. Le nouveau roman, dont on a eu vent en lisant Les Dieux d’Atlantis, sera l’occasion de passer du côté de l’Egypte avec Akhénaton. Un nouveau thème, point éloigné de ses précédents romans puisque le point de départ se situe à Troie. Mais le chapitre Atlantis est refermé (définitivement ?) et on a hâte de voir ce que nous réserve David Gibbins pour la suite.

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La prophétie Charlemagne de Steve Berry : Comment Cotton Malone m’a charmée

9782749115702Titre : La prophétie Charlemagne
Auteur: Steve Berry
Publié en: 2010 (France)
Genre : Thriller, Historique
Editeur : Le Cherche Midi
Nombre de pages : 660
Prix : 27.90€

Du même auteur : Le musée perdu, Le complot Romanov, Le mystère Napoléon,…

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5.EmoustillantAn 1000. Aix-La-Chapelle. Othon III, roi de Germanie, pénètre dans le tombeau de Charlemagne, inviolé depuis 814. Parmi de nombreuses reliques, il y découvre un étrange manuscrit, couvert de symboles inconnus. 
1935. Allemagne. Himmler crée un groupe spécial d’archéologues et d’ésotéristes chargés de se pencher sur les racines de la race allemande, des Aryens aux chevaliers teutoniques. Dans la sépulture d’un proche de Charlemagne, ceux-ci trouvent un manuscrit montrant les mêmes symboles que ceux découverts neuf siècles plus tôt à Aix-la-Chapelle. 
2008. Afin d’élucider la mort mystérieuse de son père, Cotton Malone va devoir déchiffrer les énigmes entourant ces deux manuscrits. Du coeur de l’Allemagne aux glaces de l’Antarctique, en passant par un monastère de la région de Toulouse, c’est un puzzle passionnant qui l’attend, à travers l’histoire, les cultures et les civilisations.

J’ai découvert Steve Berry il y a deux ans avec Le Musée Perdu. Une lecture que j’ai appréciée et qui m’a fait découvrir une plume fort captivante. Déjà fan du travail de David Gibbins, Steve Berry vient s’ajouter, avec La prophétie Charlemagne, à la liste de mes auteurs de thrillers historiques préférés.

Faisant partie de la série des Cotton Malone, le personnage phare de l’auteur (un peu comme le Jack Howard de Gibbins), La prophétie Charlemagne en est le quatrième épisode. C’est pourtant ma première découverte de Malone.

La pression exercée sur sa gorge était intense, autant que la clef de bras. Mais Newton avait raison. « A toute action est associée une réaction égale et opposée. »

Personnage complexe, ancien agent de terrain des USA devenu libraire à Copenhague, Cotton Malone est un homme blessé par la vie. Dans La Prophétie Charlemagne, il part à la recherche de la vérité autour de la mort de son père, survenue 38 ans plus tôt. Un père aimant, absent, disparu mystérieusement en mer. Et ce qu’il va découvrir va le mettre hors de lui.

C’est, comme pour Le Musée Perdu, une quête extraordinaire dans laquelle se lance le héros de Berry. Encore une fois, comme c’est le cas souvent dans le genre, cette chasse au trésor met indirectement en scène les nazis. A croire que les légendes sur leurs recherches jouissent de plusieurs oreilles attentives et d’esprits créatifs. Un point qui me plait énormément. Captivant.

J’ai appris avec l’expérience que le passé finit toujours par nous rattraper. 
Ceux qui ne s’en souviennent pas, sont condamnés à répéter leurs erreurs…

Une quête, deux routes différentes, c’est ce que met en scène Berry ici. Chasse au trésor et chasse à l’homme vont mettre à jour un des secrets les plus extraordinaires de l’Histoire. Imaginez que nous ne soyons pas les premiers à avoir évoluer technologiquement. Qu’il ait pu exister une civilisation avancée, mille ans avant la nôtre. Que c’est même elle qui nous a enseigné la roue, nous a poussée à nous développer. Incroyable non ? Eh pourtant, c’est ce que Cotton Malone va tenter de mettre à jour entre Aix-La-Chapelle, Copenhague et l’Antarctique.

Fluide, prenante, l’écriture de l’auteur entraîne le lecteur dans une aventure riche en rebondissements. Malgré ses 660 pages, La Prophétie Charlemagne se dévore rapidement. Impossible en effet, de détacher le regard et notre intérêt des événements qui se déroulent sous nos yeux.

 » Les anciens étaient subtils, mystérieux, profonds et avisés.
La profondeur de leurs connaissances est inestimable.
Parce qu’elle est inestimable, on ne peut que décrire leur apparence.
Ils étaient prudents, tels des hommes traversants une rivière gelée en hiver. Alertes,tels des hommes conscients du danger.
Courtois, tels des hôtes de passage. Accommodants, telle la glace sur le point de fondre.
Simples, tels de grossiers blocs de bois. « 

Différent et pourtant proche de celui de Gibbins, le style de Steve Berry m’a rapidement conquise. J’avais eu l’occasion de m’y intéresser avec Le Musée Perdu, une histoire mettant en scène un autre personnage que Cotton Malone. Mais c’est pourtant ce dernier qui me convainc de lire la suite et le début de ses aventures.

Si jamais vous vous lancez, il n’est pas obligatoire de lire L’Héritage des Templiers, premier tome de la saga Malone pour comprendre. Je n’ai eu aucun mal à me familiariser avec l’univers et l’histoire de Cotton, malgré les références à ses précédentes aventures.

Avec La Prophétie Charlemagne, Steve Berry se fait une place d’honneur dans ma bibliothèque et dans mon top auteur. Vivement les prochaines aventures de Cotton Malone !

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Anne Frank et les enfants de la Shoah

55454 51x74-jyt-LTitre : Anne Frank et les enfants de la Shoah (Anne Frank and the children of the Holocaust)
Auteur : Carol Ann Lee
Publié en: 2006 (USA)2007 (France)
Genre : Histoire, Biographie, Document
Editeur : Folio Junior
Nombre de pages : 178
Prix : 6.90€

Du même auteur : La Rafale des tambours, Anne Frank : les secrets d’une vie, Otto : Père d’Anne Frank,…

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(6) Coup de coeur (yo)En 1942, Anne Frank a treize ans. Tandis qu’elle se cache des nazis, elle tient un journal, devenu aujourd’hui l’un des livres les plus célèbres au monde. A travers l’Europe, de nombreux autres enfants au destin brisé nous ont également laissé journaux, lettres et souvenirs. Dans ce récit saisissant, découvrez leur histoire, enrichie de témoignages passionnants sur Anne Frank et ses proches. En s’appuyant sur des documents bouleversants, Carol Ann Lee brosse un inoubliable portrait d’Anne Frank, auquel se mêlent les voix des autres enfants de la Shoah.
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Connaissez-vous Anne Frank, cette petite fille juive qui, pendant deux longues années à écrit toute sa vie dans son journal, cachée dans l’annexe de l’entreprise de son père pour échapper aux nazis? Cette petite fille au destin tragique qui encore aujourd’hui, nous montre la chance que nous avons de vivre libre? Si non je vous conseille d’aller faire un rapide tour ici.

Anne Frank, je la connais depuis toute petite, j’ai lu son journal qui m’a bouleversé. A l’époque, je me demandais ce qui était arrivé à Anne pendant sa détention dans le camp de concentration, car cette information ne figurait pas dans l’édition du journal que j’avais lu.
C’est en décembre, alors que je cherchais quelques petits cadeaux pour mon anniversaire que j’ai trouvé ce livre.
Bien que surtout consacré à Anne Frank, il se démarque par ses témoignages d’autres enfants dans la même situation que la petite écrivain.
Il est avant tout ciblé pour les enfants de 12 ans et plus mais reste un livre intéressant même pour les adultes.

Carol Ann Lee décrit avec talent ce qu’est la Seconde Guerre Mondiale, et la vie étrange et incroyable de ces enfants qui espèrent survivre à la guerre. Les témoignages et le récit de la vie d’Anne Frank sont accompagnés de nombreuses photos en noir et blanc des enfants et d’Anne, sa famille et ses connaissances. L’auteur fait là quelque chose de rare, on parle toujours des adultes mais jamais des enfants qui, pourtant, ont, eux-aussi, vécus la Grande Guerre d’une manière effrayante. Le livre leur est donc consacré en racontant la grande Histoire avec leur point de vue. J’ai été bouleversée de leurs destins très souvent tragiques. Mais « ravie » de pouvoir découvrir ce qui est arrivé à Anne et sa soeur après leur arrestation. Le livre donne envie de se plonger dans le journal d’Anne grâce aux nombreuses citations de son livre, tant pour ceux qui le connaisse que pour ceux qui ne le connaisse pas. Il est vraiment très bien expliqué et on entre facilement dedans même si, bien sûr, le récit a quelque chose d’insoutenable parfois.

Néanmoins, le livre ne s’arrête pas après le décès d’Anne et sa soeur. On en apprend également beaucoup sur la libération des camps et d’Otto Frank sur son parcours et son espoir de retrouver sa famille vivante, puis de son désespoir d’être le seul survivant. On le suit aussi dans la publication du journal de sa fille et de la bataille pour la sauvegarde de l’immeuble où lui et sa famille se sont cachés pendant deux ans et sur l’association « Anne Frank Trust« . Le livre finit d’ailleurs sur cette phrase bouleversante d’Anne: « Je veux continuer à vivre, même après ma mort ». Aujourd’hui, son voeu est exaucé et le restera aussi souvent que l’on se souviendra d’elle et de tous les autres, voix anonymes et oubliées qui vivent encore dans notre coeur et nos souvenirs.

Le livre se lit vite, c‘est bien là le seul reproche que j‘ai à en faire avec la qualité du papier très transparent. Il ne m’aura fallu que deux jours pour le terminer, mais il est passionnant du début à la fin. Je n’ai pas lu beaucoup de témoignages de résistants de la guerre ou des victimes des camps. Mis à part Anne Frank, je n’ai à mon palmarès que le très bon « si c’est un homme » de Primo Levi, mais Anne Frank et les enfants de la Shoah se place comme une référence du genre. Après l’avoir lu, il me semble indispensable, si l’on s’intéresse au genre, de l’avoir dans sa bibliothèque.

Si vous avez lu le journal d’Anne Frank, vous ne sentirez aucune répétition à la lecture de ce livre car Anne Frank et les enfants de la Shoah est un très bon complément à celui-ci. Voilà un livre que je ne me lasserai pas de lire et relire.

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