Quand sort la recluse : Quand la petite bête mange la grande…..

sans-titre-129782081413146 (1)Alors qu’il se ressource en Islande après une enquête particulièrement bouleversante, le commissaire Adamsberg est rappelé à Paris par sa brigade. Sur place, celui-ci découvre une étrange affaire de morts par venin d’araignée recluse. Des décès à priori impossibles quand on connait la bestiole. Adamsberg le sent, il y a quelque chose de pas net dans cette histoire. Ça sent le meurtre tout ça. Mais comment convaincre une brigade qui est déjà éprouvée par la précédente investigation ? Arrivera t-il à monter une équipe ou devra-t-il se lancer à la poursuite de cette recluse seul ?sans-titre-12

Après avoir dévoré Temps Glaciaires, découvrant en même temps la plume de Fred Vargas, cette nouvelle sortie ne pouvait que me réjouir !

Je n’ai donc pas attendu longtemps pour me plonger dedans (ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre après l’avoir juste reçu, ça fait du bien !) et l’immersion, comme pour le précédent, a été totale !

– Un Béarnais, alors. Comme vous.
-Tout juste.
-On dit que ces gars ont la tête dure, à cause de la montagne. Comme les Bretons, à cause de la mer. Une seule petite erreur et la montagne vous lâche, et la mer vous attrape. Ce sont des éléments trop grands pour l’homme, alors il faut s’endurcir le crâne, quelque chose comme cela je suppose.
-C’est possible.
– Mais là , vous êtes en train de la faire, la petite erreur. Vous vous accrochez à votre rocher, et vous allez l’avoir, votre chute dans l’éboulis.

Moins complexe que Temps Glaciaires dans son écriture et dans son intrigue, Quand sort la recluse amène une enquête passionnante, liée de très près au passé d’Adamsberg. L’homme a entamé une quête personnelle depuis le précédent livre et c’est un plaisir de voir cette sous-intrigue développée un peu plus dans celui-ci.

De quoi offrir une histoire très intense qui met à mal la brigade, en appelant aux émotions primaires de chacun. Jusqu’au bout, Vargas nous emporte dans des rebondissements incroyables.

Les êtres remplis d’une si haute idée d’eux mêmes n’ont jamais envisagé de chuter un jour. Quand cela se produit, ces êtres se vident, effarés, impréparés, leur substance s’évapore dans la stupeur de l’échec. Pas de milieu, pas de nuance, pas d’anticipation. Ainsi sont ils.

Cette lecture fut pour moi un vrai plaisir ! J’en ai adoré chaque mot de la première à la dernière page et je n’ai déjà qu’une hâte : lire le prochain ! Merci Fred Vargas !

sans-titre-12Grand format : Flammarion – 21€ / Poche : Pas encore disponiblesans-titre-12

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Temps Glaciaires de Fred Vargas : Plongée passionnante au coeur de la Terreur !

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51yIU3qxw6L._SX210_Amené à enquêter sur le suicide d’une vielle dame, le commissaire Adamsberg développe rapidement des doutes. Quel est ce symbole étrange retrouvé près de la victime ? Et que contenait la lettre envoyée une semaine plus tôt à un destinataire inconnu ? Quel rapport entre cette vieille affaire de double meurtre sur une petite île en Islande dix ans plus tôt et ce groupe de férus d’Histoire recréant les plus célèbres discours de Robespierre pendant la Terreur ? Lorsque les meurtres au symbole se multiplient, les interrogations d’Adamsberg augmentent. Dans quel complexe affaire s’est-il lancé ?sans-titre-12

Temps Glaciaires est mon tout premier Vargas. On m’avait bien vendue la plume de l’auteur et la sortie dans une jolie édition de noël de son dernier roman poche était l’occasion de me lancer.

Je m’y suis donc plongée pendant mes vacances et j’en ai beaucoup apprécié la lecture. Vargas offre une histoire très originale qui réunit deux univers tellement distincts que l’on aurait jamais cru les voir un jour réunis dans une même intrigue. Et le tout fonctionne vraiment très bien.

– Qu’est-ce qu’on va foutre en Islande ? Si tant est que ce pays existe ?
– Semer la graine de la Révolution ?
– C’est une idée, acquiesça Adamsberg. Emporte les écrits du siècle. Cela nous tiendra compagnie quand la brume nous aura emprisonnés sur l’îlot.
– Nous déclamerons.
– Pour l’Egalité, pour la Liberté. En crevant de froid.
– Exactement.

Je me suis prise de passion pour la partie sur Robespierre au point de vouloir en savoir plus sur ce fort personnage historique, tout ça grâce au talent de Fred Vargas pour nous emporter totalement dans son univers. C’est osé, bien imaginé et on dévore les pages les unes après les autres.

Autre point fort de ce roman : les personnages. Charismatiques, avec des personnalités fortes et variées, amenant des situations parfois rocambolesques. Ma préférence va à Danglard et ses connaissances incroyables sur tout et n’importe quoi, j’ai également beaucoup aimé Adamsberg, grande gueule, un peu bourrin, c’est une figure de force dans le roman et j’ai vraiment hâte de le retrouver dans les autres romans de l’auteur que je vais m’empresser de lire.

La mémoire du commandant Danglard, confirma Adamsberg, est un abîme surnaturel où mieux vaut ne pas mettre les pieds.

Ne cherchez pas plus longtemps et tentez Temps Glaciaires, un roman idéal pour s’évader !

sans-titre-12Grand Format : Flammarion – 19,90€ / Poche : J’ai lu – 8,20€sans-titre-12