New Victoria : Zombies, Ambiance Victorienne et compagnie…

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51Fx0s5MrHLNora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cœur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants… comme sur les morts.

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Ah New Victoria ! Je vous ai déjà dit que j’aimais les zombies ? Je suis une grande fan depuis un moment déjà de tout ce qui est gore, cadavre ambulant et mangeur de chair pourrissant. Quand j’ai débuté ce roman pourtant, je n’avais du tout en tête que je tenais là, une histoire aussi particulière que celle-ci. Car contrairement à ce que cette couverture laisse paraître, New Victoria n’est en aucun cas issu de l’univers steampunk.

On aurait pu le croire pourtant. Mais il s’agit en fait…. d’une dystopie ! Et vous savez à quel point j’aime les dystopies ! Pour le coup, celle-ci s’éloigne des clichés du genre maintes et maintes fois utilisés pour développer un univers futuriste où la société est revenue à l’époque victorienne. Ou plutôt, Néo-victorienne. Quelle bonne idée !

EVERYTHING IS SO FANCY

On y suit Nora, jeune fille plutôt sympathique, à laquelle on accroche très vite. Manque de bol pour elle, son père est mort et sa tante, avec qui elle vit, dépense sa fortune à tout va. Résultat des courses, Nora n’a plus le choix, sa tante est bien décidée à lui trouver un bon parti au portefeuille bien florissant.

J’avais une terrible envie de lever les yeux au ciel, mais on nous déconseillait de le faire. Les muscles qui entouraient les yeux étaient toujours parmi les premiers à lâcher.

Un projet très rapidement entravé par un concurrent plus très frais, mais assez mignon. Nora est enlevée par une meute de zombies et ceux-ci, contrairement aux apparences, n’en ont pas après sa chair fraiche. Nora va devoir ouvrir son esprit et découvrir que son monde est en train de changer à jamais…

N’empêche, quand on y pense, c’est plutôt effrayant. Vous êtes là, tranquillement chez vous, à siroter un thé dans votre belle tenue de soie, dans un style très british, quand tout à coup, vous découvrez que vous avez le choix entre suivre un mec étrange, à l’air plus mort que vivant et vous faire embarquer par un groupe de cadavres peu commodes.

Heureusement pour Nora (et pour nous), celle-ci a un sacré caractère ! New Victoria est assez dense. Il y a largement de quoi faire avec ses 576 pages. Mais on ne s’ennuie pas une seule minute. Lia Habel a une imagination débordante et nous en fait profiter pour notre plus grand plaisir offrant un roman original, ne ressemblant à aucun autre.

J’ai aimé ce premier tome et cette héroïne à forte tête. New Victoria est à découvrir pour qui souhaite se divertir et se plonger dans une histoire ne ressemblant à aucune autre !

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Grand Format : Castelmore (T1 disponible / T2 manquant) – 17,20€ / Bragelonne – Plus édité / Poche : N’existe passans-titre-12

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Enclave, tome 2 : Salvation : Trahison et coup de poignard en plein coeur

enclave,-tome-2---outpost-236664Titre : Enclave, tome 2 : Salvation
Auteur: Ann Aguirre
Publié en: 2013 (France)
Genre : Dystopie, fantastique, zombies, Young Adult
Editeur : Hachette (Black Moon)
Nombre de pages : 360
Prix : 16€

Du même auteur : Devil’s Punch, Corinne Solomon saga, Wanderlust saga,…

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JFBQ00227070619BLa vie de Trèfle a bien changé. Dans l’enclave, elle était une chasseuse, forte et combative, indispensable à la survie de la communauté. Pourtant, à Salvation où elle s’est réfugiée avec Del, son partenaire de chasse, elle n’est plus qu’un fardeau. Elle ne sait ni coudre, ni cuisiner. Elle n’aime pas aller à l’école. Et pour ne rien arranger, Del prend ses distances. Mais aux alentours de la petite ville tranquille, le danger rôde toujours. Les Monstres ne sont pas loin. Et ils sont de plus en plus intelligents. Ils observent. Ils attendent. Ils ont un plan. Le combat approche. Bientôt, Trèfle va retrouver une raison de vivre.

Mais où est l’ambiance si captivante du premier tome ? Mais où est l’originalité qui avait fait de ce début de trilogie, un coup de cœur phénoménal ?

Alors que j’avais dévoré son grand-frère en à peine deux jours, il m’aura fallu plus d’une semaine pour venir à bout de Salvation. Long, inintéressant, avec de l’action arrivant comme un cheveu sur la soupe, cette lecture aura été très décevante.

deux monstres se ruaient sur le mur. Veinard dégaina Mémère en soupirant et en tua un. Cela paraissait injuste… Ces créatures étaient complètement vulnérables et n’avaient pas d’armes pour se défendre à distance. Seulement… Je ne dois pas penser ainsi, décidai-je.
Le monstre survivant s’agenouilla à côté de son compagnon et poussa un cri perçant, qui résonna à travers la forêt en contrebas. C’était un cri empli de haine. Comme si nous étions les monstres.

Car j’y croyais. J’y croyais à cette suite qui m’avait tant fait envie au point de sauter de joie en recevant les épreuves non corrigées de la part de Black Moon.

Mais non. Décidément, ni l’ambiance, ni la Trèfle si forte, si combative que j’avais aimé n’étaient au rendez-vous. J’ai eu l’impression, à la place, de lire un remake dystopien de La Petite Maison dans la Prairie.

Salvation est une ville coupée de tout, qui ne voit rien et dont les habitants sont revenus à l’époque de la ruée vers l’or. Règles anti-féminisme, adorateurs de Dieu, on ne s’y retrouve pas.

– Les gens cherchent toujours des explications à tout, reprit-il. Et, lorsqu’ils ne trouvent pas de réponse, ils les inventent. Pour certains, une fausse explication vaut mieux que rien.
– Je préférerais connaître la vérité, murmurai-je. Même si elle est horrible.
-Parce que tu es courageuse et honnête, Trèfle.
– Et toi ?

Pourtant, à la base, l’idée est bonne et intéressante. Mais mal traitée. Si certains personnages sortent du lot comme Mme Oaks et Edmund ou encore Veinard, tout y est plat, sans intérêt. Même nos héros, hormis Bandit, fidèle à lui-même (décidément je l’aime de plus en plus), sont ramollis. Acceptant les règles de vie des habitants, Trèfle s’abandonne et délaisse la Chasseuse au profit d’une jeune fille sans personnalité. Quant à Del, on lui donnerait volontiers une paire de claques.

Seul point réellement intéressant de ce second tome, les Monstres (qui finalement ne sont pas des zombies mais des Mutants d’après l’auteur). Il y a du changement chez eux, une évolution. Ils deviennent intelligents, contre toute-attente. Et cette nouveauté propose une foulée de rebondissements très appréciables.

Mais, noyés sous une masse de platitude incommensurable, il est impossible de se prêter au jeu.

J’espère que le troisième et dernier tome saura relever le niveau. La fin de Salvation tend à le penser. Croisons les doigt.

Merci à Cécile et Blackmoon pour cette lecture. 🙂

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Warm Bodies : Quand Romance et zombies font bon ménage.

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Réalisateur : Jonathan Levine
Année : 2013
Origine : USA

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Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…

Dimanche soir, j’ai enfin pu convaincre ma moitié de regarder Warm Bodies. Ce film, j’en ai énormément entendu parler mais j’avais eu la flemme d’aller le voir au ciné. Alors j’ai patiemment attendu sa sortie en DVD pour m’y mettre sérieusement.

Et je dois dire que j’ai été surprise du résultat. N’ayant pas encore lu le livre qui traine dans ma PAL, c’est avec des yeux innocents que je me suis plongée dans l’histoire incongrue de Julie et R. Surprenant, le mot est faible. Je dirais que Warm Bodies m’a laissée sans voix pendant un bon quart d’heure.

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Etrange mais plutôt bien fait. Voilà ce qui résume le mieux ce film. Imaginez, les zombies peuplent la Terre, et, alors que l’on attend plus rien de leur état, celui-ci change brutalement. Les morts pourraient-ils revenir à la vie ? Peuvent-ils aimer ? Impossible ! Et pourtant, c’est ce qui arrive dès les premières secondes où R pose ses yeux sur Julie.

Premier film alliant zombies et romance, Warm Bodies a la particularité de se placer du côté des morts-vivants. Ici, le héros, c’est bien R. Loufoque. Incroyablement déstabilisant, on découvre derrière ce visage sans expression, un jeune mort pensant à toute vitesse. Rigolo, maladroit (en même temps, vous avez déjà vu un zombie qui fait attention ?), obsédé par Julie, il a un meilleur ami, M qu’il retrouve au bar de l’aéroport où il a élu domicile. Il collectionne les vinils (Ils ont un meilleur son) et se nourrit du cerveau de l’ex petit-ami de sa bien-aimé pour apprendre à la connaître. Assurément, R a ses défauts, mais c’est un mec bien.

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Derrière ce visage froid se cache Nicholas Hoult. J’ai beaucoup aimé sa prestation et je pensais le découvrir pour la première fois. Mais que nenni ! J’ai été fort surprise d’apprendre que le Fauve dans X-men le commencement, c’était lui ! Cet acteur a une capacité à changer d’apparence qui me surprend ! Drôle, très expressif malgré le fait qu’il joue un zombie, Nicholas Hoult est la révélation de ce film. Il éclipse facilement sa partenaire Teresa Palmer (qui m’a beaucoup fait penser à Kristen Stewart. Je trouve qu’il y a un air de ressemblance.) mais aussi John Malkovich, qui reste peu convaincant dans son rôle.

Une fois la surprise passée, Warm Bodies se révèle très bon. Bien fait, bourré d’humour et possédant des personnages charismatiques (le comble pour des zombies !), c’est une de mes bonnes surprises de l’année 2013. Je le reverrai avec plaisir !

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Tokyo Summer of the dead : No Sea, no sex, no fun but Zombies !

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Yû Someya, étudiant, donne des cours particuliers à Ikuse Minamori. Un matin, il est réveillé par un appel de son élève qui lui demande de lui venir en aide. C’est en sortant dans la rue qu’il comprend la détresse de la jeune femme : une horde de zombies s’est abattue sur Tokyo. Chaque personne mordue se transforme en zombie à son tour faisant ainsi enfler le nombre de menaces potentielles. Étant parvenus à se rejoindre, ils doivent maintenant gagner les abris prévus pour la population. En route, ils prennent sous leur protection une collégienne, Sayo, laissant derrière les grand parents de la jeune fille. Submergés par les contaminés, Ikuse se retrouve séparée des deux autres.

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Tokyo_summer_of_the_dead_1_2Soleil fait avec Tokyo Summer of the Dead, son entrée dans le cercle très fermé des éditeurs aux zombies.

Mais là où l’on attend du gore et du trash, ce nouveau shônen en quatre tomes déçoit.  Avec une couverture qui n’est pas sans rappeler le très bon Highschool of the Dead, cette oeuvre laisse, en effet, un goût amer.

Monotone, le scénario, somme tout classique n’offre aucun suspens, aucune question. Tout se succède sans qu’aucune réflexion ne soit faite. Ainsi, si les personnages ne sont pas capables de voir que les gens devant eux sont des zombies (un point qui m’aura toujours énervé dans le genre. Sérieux, pas un n’a vu un film de zombie dans sa vie ?), il est de fait établi qu’une seule morsure et vous êtes foutus. Comment ? Pourquoi ? On ne sait pas.

Tokyo_summer_of_the_dead_1_3Quant au graphisme, bien qu’agréable, sa vision des zombies n’est pas assez travaillée pour vraiment déranger. Adouci, le trait ne fonctionne pas. Impossible donc d’être effrayé ou dégoûté par l’aspect non repoussant de ces aberrations.

Autre problème, si le personnage d’Ikuse offre un certain potentiel, celui de Someya fait pitié à voir. Commun, couard, il tape rapidement sur les nerfs.

Heureusement, Tokyo Summer of the Dead possède deux bonnes surprises. Divisé en trois parties : l’histoire principale plus deux nouvelles, le manga s’offre rapidement un nouveau souffle.

Tokyo_summer_of_the_dead_1_centreOn découvre dans la seconde histoire, un groupe de lycéennes en voyage scolaire à la tour de Tokyo. C’est là qu’elles se trouvent quand l’épidémie commence. Délurée, déjantée, cette courte nouvelle est tellement « WTF?! », qu’elle en est géniale.

Pour conclure, le mangaka nous propose un court thriller où les apparences se révèlent trompeuses. Très surprenant, original, on est rapidement happé par l’intrigue, quitte à être dérangés par sa conclusion. Une histoire qui vaut le coup d’oeil et rattrape, avec la précédente, le four de la première.

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Mangaka : Shiichi Kugura / Nombre de tomes : 4 (7,99€ – Fini) / Anime : Non

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Enclave de Ann Aguirre : Coup de coeur zombiesque de mai !

12498_658498900833595_701291271_nTitre : Enclave
Auteur: Ann Aguirre
Publié en: 2013 (France)
Genre : Dystopie, fantastique, zombies, Young Adult
Editeur : Hachette (Black Moon)
Nombre de pages : 336
Prix : 16.00€

Date de Sortie : Le 29 mai 2013

Du même auteur : Devil’s Punch, Corinne Solomon saga, Wanderlust saga,…

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6.Coup-de-coeurLa guerre. Les épidémies. En un mot : l’apocalypse. La surface de la terre est devenue inhabitable. Les rares survivants se sont réfugiés dans le monde d’En-Dessous, à l’abri d’enclaves souterraines reliées par des tunnels. Trèfle a toujours connu la loi de l’enclave. Elle y a toujours obéi sans discuter. Elle est devenue Chasseuse. Le rêve de sa vie. Avec Del, son coéquipier, elle se voit investie d’une nouvelle mission : protéger l’enclave de la menace constante des Monstres anthropophages qui errent En-Dessous. Mais si Trèfle est docile, elle n’est pas aveugle. Et le courage qu’elle mettait au service de la loi qui régit la vie dans son enclave va l’entraîner à se rebeller. Car au nom de cette loi, les Anciens condamnent des innocents. Après le massacre d’une enclave voisine, Trèfle fait une découverte qui lui glace le sang : les Monstres sont devenus intelligents. Pourtant, les Anciens ignorent ses avertissements. Pire, pour la faire taire, ils s’en prennent à l’un de ses amis. Trèfle n’y tient plus. Elle prend sa défense. Mais en se dénonçant pour un crime que personne n’a commis, elle est bannie avec Del. Cet exil vaut une condamnation à mort. Malgré cela, Del va lui apprendre que les mensonges des Anciens vont encore plus loin que ce qu’elle croyait, et que l’espoir brille peut-être au bout du tunnel…

Tout d’abord, je tiens à remercier Cécile et les éditions Black Moon pour l’envoi des épreuves non-corrigées d’Enclave, qui me permettent de vous en parler aujourd’hui.

Intriguée par la couverture et par l’allusion à Hunger Games, j’ai commencé à m’intéresser de près à cette nouveauté il y a plusieurs semaines. Et grand bien m’en a pris !

Je suis née durant le second holocauste. Avant, l’espérance de vie était plus longue. Enfin, c’est ce qu’on nous racontait, mais je n’y croyais pas : dans mon monde, personne n’atteignait les quarante ans.

Car Enclave est une dystopie (encore ! J’adore les dystopies !) proposant un futur post-apocalyptique. Suite à une catastrophe biologique, les humains ont été décimés.  Ils vivent désormais sous terre dans des enclaves, sortes de villes fortifiées. Trèfle est une chasseuse depuis peu. Elle fait ses premières armes avec son nouveau partenaire : Del. Mais Trèfle ne chasse pas n’importe quoi ! Suite à un virus, des Monstres sont apparus et dévorent les êtres vivants. Trèfle a pour mission de protéger son enclave en détruisant et en surveillant un maximum de Monstres.

Des Zombies ! Oui, vous avez bien lu ! Enclave parle de zombies ! Quel plaisir de découvrir cela, moi qui suis une grande fan de zombies. Mais Enclave se révèle plus complexe que cela. Mensonges, vérités cachées, contrôle total des naissances et de la population, Ann Aguirre livre une version fort pessimiste de notre futur. Mais une version basée sur de nombreuses recherches et études, détail que l’on apprend à la fin de notre lecture. On ne sait ni pourquoi, ni comment, mais on apprendra ce qui est réellement arrivé à la civilisation, c’est sûr. Et on meurs d’envie de tout connaître, comme Trèfle, sur ce monde que l’on découvre en même temps qu’elle. Surprenant et effrayant de voir qu’un futur comme celui de Trèfle serait peut-être possible selon de nombreux scientifiques et chercheurs.

Quand nous étions mômes, les Aînés nous répétaient sans cesse qu’un équilibre mal maîtrisé conduirait à notre perte. Et nous les croyions, parce que nous en avions eu la preuve : d’autres enclaves avaient fini par disparaître à cause de leurs règles trop laxistes. Certains avaient mal contrôlé les naissances, et étaient morts de faim. D’autres n’avaient pas suivi les procédures d’hygiène, et les maladies les avaient décimés. Ici, les lois avaient une vraie raison d’être. Elles nous sauvaient la vie.

Heureusement, pour le moment, nous n’en sommes pas là ! Et Enclave n’est qu’une fiction. Une fiction bien tournée grâce, notamment, à des personnages attachants. Et tout particulièrement celui de Trèfle. J’ai pris énormément de plaisir à suivre ses aventures et ses découvertes, agréables comme désagréables. Forte, sûre d’elle mais avec un coeur immense, on découvre vite une jeune femme ignorante du monde qui l’entoure, perdue loin de ses repères. Plusieurs facettes d’une même personnalité que l’on apprend rapidement à aimer. Elle se révèle curieuse également, un point rarement mis en valeur dans les dystopies où, finalement, les choses sont arrivées parce qu’elles sont arrivées et un point c’est tout. Pas de détails, les personnages s’en accommodent. Ici, ce n’est pas le cas et Trèfle est bien décidée à pousser sa curiosité jusqu’au bout.

Del, lui, bien que plaisant, reste le personnage masculin type de ce genre d’histoire (un peu comme Quatre dans Divergent). On sent tout de même qu’il reste énormément de choses à savoir sur lui. Tout comme Bandit et Tegan, deux autres acolytes dont s’entichent nos deux héros en cours de route. Moins travaillés, moins captivants, difficile de les apprécier autant que le duo vedette. Néanmoins, Ann Aguirre peut nous surprendre avec eux un peu plus loin dans la trilogie que démarre Enclave.

Je regardai le soleil en plissant les yeux. Je me demandai comment on avait pu oublier quelque chose d’aussi énorme. A l’enclave, on ne nous en avait jamais parlé. Le Gardien des mots vivait dans le mensonge en permanence… Cela me rendit triste pour lui, qui était si curieux. Quel gâchis !

Coupé en deux parties distinctes, Enclave possède tout de même un défaut : son style d’écriture. Si je n’ai pas eu de problème pour m’y faire au début, c’est au début de la seconde partie du livre que cela a commencé à me déranger. Car, la narration se traduit par une sorte de long compte rendu succinct des aventures de Trèfle. Et si la jeune fille est forte et sait tout de son environnement au début de l’histoire, tout change à la moitié de l’intrigue. L’ignorance de Trèfle s’en ressent d’autant plus que les descriptions sont courtes, et sommaires. Les « on » dérangent et l’on se demande pourquoi l’écriture n’est pas un poil plus soutenue.

Heureusement, le style d’écriture ne fait pas l’histoire et, ce défaut laissé de côté, Enclave se révèle une excellente surprise. Les mondes de Trèfle et Del recèlent encore de nombreux mystères et la fin de ce premier tome ne peut que nous donner envie de lire la suite à paraître en Août (ouf ! L’attente ne sera pas trop longue). Vivement cet été ! J’ai hâte !

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